Points marqués, défense retrouvée, conquête… Pourquoi Clermont finit fort ses rencontres ?
Avant de se déplacer à Bayonne (samedi, 16h35), les Clermontois affichent un visage rayonnant dans les fins de rencontre. Une véritable stratégie qui satisfait Christophe Urios et son staff tant la règle des huit changements a bouleversé le fameux "money-time".
Avant de se déplacer à Bayonne (samedi, 16h35), les Clermontois affichent un visage rayonnant dans les fins de rencontre. Une véritable stratégie qui satisfait Christophe Urios et son staff tant la règle des huit changements a bouleversé le fameux "money-time".
Les Jaunards démarrent en retard, mais concluent en trombe. Tel pourrait être un résumé un peu hâtif des deux premières batailles disputées par les Auvergnats. Balayés à Lyon pendant la première heure, les Clermontois se sont subitement sublimés dans les vingt dernières minutes, avec un cinglant 26-3, qui leur a permis d'arracher un précieux point de bonus défensif. Face au Stade français, les hommes de Christophe Urios se sont cette fois illustrés en défense avec des entrants qui ont su faire la différence dans les moments-clés, à l'instar de Thibaud Lanen et Killian Tixeront en parfaits voleurs de touche. Et plus globalement, les Jaunards se sont montrés plus fringants physiquement que leurs deux adversaires du début de championnat. Une situation multifactorielle qui ne doit rien au hasard, à en croire Christophe Urios.
"La règle des huit changements change presque tout. Donc on a beaucoup étudié cette période "60-80" au cours de la préparation et on a récolté les premiers fruits en amical, face à Toulon avec une première remontée au score et une bonne fin de match. L'idée de la pré-saison était de passer plus de temps sur le terrain, en travaillant plus dans notre capacité à avoir des bonnes charges de travail, plus de précision ou d'habileté technique. On a voulu mettre les joueurs dans le rouge tout en travaillant des choses précises. Et l'autre point, c'est la mentalité des joueurs. Aujourd'hui, on a une mentalité qui est exemplaire, quand le banc rentre, il est très impactant". Face à Lyon et Paris, Clermont a marqué trente-huit points pour dix concédés, à partir de l'heure de jeu.
Une densité inédite à Clermont
Si le manager clermontois peut se satisfaire de ses entrants, il le doit aussi à une densité d'effectif rarement vue ces dernières saisons à Clermont. Les apports impactants de Noah ou Lam tranchent avec la dimension aérienne de Tixeront ou Lanen, alors que Germain apporte une multitude de solutions à la charnière. C'est dans cet esprit que le boss de l'ASM veut élargir la qualité de son groupe en annonçant vouloir faire "bouger les lignes" à Bayonne.
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Justin Bouraux et Peniami Narisia vont notamment débuter leur saison pour accentuer cette volonté d'émulation. "Notre état d'esprit est excellent, personne n'est fatigué, mais on a besoin de créer cette saine concurrence. Je ne fais jamais de cadeaux, donc tous les joueurs montrent un appétit débordant et il est dur de faire les compositions d'équipe. Cela m'oblige à coacher plus tard, cela pose des problèmes sur la configuration du banc... et certains joueurs doivent se mettre dans la tête qu'ils vont jouer quatre-vingt minutes, plus que les saisons dernières !".
Réussir la fin c'est bien, bien commencer, c'est mieux
L'enjeu des Clermontois est maintenant de poursuivre leurs efforts dans les moments qui comptent, mais surtout de bien mieux démarrer leurs rencontres. Car une équipe taillée pour le top 6 ne peut pas encaisser un 20-0 en autant de minutes (à Lyon) ou perdre ses huit premiers ballons en conquête (face au Stade français) pour débuter ses rencontres. Dans la ferveur de Jean-Dauger, les Jaunards savent très bien qu'une telle entame leur sera quasiment fatale et le manager de l'ASM espère voir ses joueurs démarrer à l'heure. "Évidemment qu'on a envie de finir fort. Évidemment que cela doit être une marque de fabrique de l'équipe. Cela veut dire que mentalement, physiquement, et dans notre rugby, on a une forme de maîtrise. Mais on ne peut pas attendre d'être mené, ou de perdre autant de ballons en conquête. Il ne faut pas commencer une rencontre en se disant qu'on va résister et que de toute façon, on va finir fort", tempère Urios.