“On s’est foutus dans la m*rde”, peste Urios après la défaite de Clermont face à l’UBB
Christophe Urios s'est montré lucide à l'issue de la défaite de Clermont face à l'UBB (22-23), en regrettant les mêmes maux que lors des rencontres précédentes... Christophe, à quel point cette déf...
Christophe Urios s'est montré lucide à l'issue de la défaite de Clermont face à l'UBB (22-23), en regrettant les mêmes maux que lors des rencontres précédentes...
Christophe, à quel point cette défaite fait mal à la tête ?
La défaite est dure, cruelle, même si elle n’est pas illogique. C’est un coup dur ce soir. On s'est un peu foutus dans la m*rde.
Comment l'expliquez-vous ?
C’est toujours pareil. Cela fait cinq matchs que j’explique les mêmes choses. On a du mal à marquer quand il faut marquer. En première mi-temps, il y a un ou deux essais qui me semblent assez faciles à mettre, mais on n’y arrive pas. On encaisse des essais assez facilement sur le match.
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Je trouvais qu’on avait vraiment dominé la première mi-temps, sauf les dernières minutes, où on s’est mis en difficulté à partir de ces deuxièmes ballons sur jeu au pied. En deuxième mi-temps, c’était un peu plus équilibré. On n’est pas arrivés à emballer le match comme il le fallait, on n’est pas arrivés à le dynamiser. Il y avait toujours des choses qui coinçaient, je pense, avec ces deux ballons perdus en conquête directe qui nous ont fait mal, et sur le jeu au pied d’Harry (Plummer) vers Alivereti Raka, où nous venons taper là où ils sont au lieu de prendre le couloir. On n’est pas fluides, en fait.
Vous attendiez des réponses de ce match...
J'en ai eues, mais je ne vous les dirai pas.
Ce match raconte-t-il ce qui vous sépare d'une équipe du haut de tableau ?
Oui, vous avez peut-être raison. Je pense que c’est la différence entre une équipe qui doit faire quatre actions pour en marquer une, on prend des essais assez facilement et eux ne s’affolent pas, à l’image de la dernière action. Je pensais vraiment qu’on allait les mettre en grande difficulté, et finalement on n’y arrive pas.
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C’est la différence entre une équipe qui a une forme de maîtrise, de confiance, qui est sûre de sa force, et nous, en ce début de saison, où on a du mal. On n’arrive pas à trouver ce match référence. On n’arrive pas à bien jouer entre les lignes, on n’arrive pas à jouer vers l’avant, avec les trois-quarts. On a du mal à marquer, on a du mal à… C’est notre problème en ce début de saison.
À quel point êtes-vous agacé de voir toujours les mêmes maux depuis le début de saison ?
Cela m’agace vraiment oui. Mais comme tout le monde. Comme tous les joueurs, comme tout le staff, comme tout le club, comme tous les supporters. Parce qu’on a le sentiment qu’il n’y a rien de pire que quand tu sens que tu as le potentiel et que tu n’arrives pas à l’exploiter. Par exemple, sur le match de Castres, on tombe deux fois dans l'en-but, on ne marque pas. On doit être les champions du monde des essais refusés. Tout cela nous fout les glandes. On travaille, évidemment, on essaie de trouver des solutions, mais aujourd’hui, on n’a pas ce déclic, ce truc qui fait qu’on arrive à bien déclencher le match, à bien le dynamiser. En deuxième mi-temps, quand on marque, on manque une transformation facile... On est sérieux, on est appliqués, on est engagés, mais on n’est pas bons. Je l’ai dit depuis le début de la semaine : il faut continuer à travailler là-dessus. Il faut continuer à travailler. Il faut rester serrés et soudés, parce que cela va finir par marcher… On s’est quand même foutus dans la m*rde, et je sais que ça va barder. Mais bon, on est prêts.
L'arrivée de la Champions Cup, avec la réception du Leinster, peut-elle vous permettre de vous libérer ?
Oui, ce sont des matchs où il n’y a pas de pression particulière, si ce n’est celle de faire le meilleur match possible contre ces Irlandais chez nous. Gagner le match, évidemment, sera important. Mais ce sont souvent des matchs comme ça qui peuvent être des matchs déclencheurs, dans une compétition différente, avec un arbitrage différent. Le Leinster c’est 40 minutes de jeu effectif en moyenne depuis le début de la saison, un peu plus que nous. Il va falloir monter les curseurs encore une fois. Mais je pense que, dans l’approche du match, cela peut nous aider à prendre confiance, à être mieux sur un terrain. Et ensuite, le match de Vannes sera un match important, et je sais que vous allez me dire qu’il est capital, j'anticipe...