“On a un groupe plus homogène qu’il y a deux ans” : Vannes, plein phare vers l’objectif maintien
Saga Vannes (1/5) - Une image, les remparts de Vannes le 6 juin dernier : les Espoirs de Vannes présentent leur Bouclier élite 2 puis les séniors le Bouclier de Pro D2. Le meilleur résumé d’un club qui progresse et retrouve le Top 14. Mais pas la même histoire, avec en mémoire les écueils à éviter.
Saga Vannes (1/5) - Une image, les remparts de Vannes le 6 juin dernier : les Espoirs de Vannes présentent leur Bouclier élite 2 puis les séniors le Bouclier de Pro D2. Le meilleur résumé d’un club qui progresse et retrouve le Top 14. Mais pas la même histoire, avec en mémoire les écueils à éviter.
Verre à moitié plein pour commencer ? Vannes disposait de 13 millions d’euros de budget il y a cinq ans. Le club avait 19 millions il y a deux ans et pourra compter sur 28 millions cette saison. Sa masse salariale est aussi passée de 6 à 9 millions (quasiment en deux ans). Aussi, le RCV sort d’une saison record en Pro D2 avec le titre mais surtout des marqueurs incroyables comme "invaincu à domicile", "meilleure attaque", "record de points terrain depuis l’instauration des phases finales de la deuxième division", "premier club à inscrire plus de 1 000 points dans la saison de Pro D2", etc.
Le staff breton demeure hyper stable et même étoffé, avec un entraîneur des lignes arrières en renfort qui devrait être annoncé, ainsi que des renforts dans la cellule de performance…
Les Partenaires principaux seront aussi reconduits avec même des augmentations de participation, et des nouveaux qui tambourinent à la porte celte… Côté infrastructures, un nouvel espace partenaires sera livré en début de saison, des travaux pour agrandir la Rabine ont été votés, ils devraient débuter dans un an.
Verre à moitié vide ? On y va : Oyonnax, promu en 2023 est redescendu ; Vannes a fait l’ascenseur 2024-2025 comme Montauban 2025-2026. Le RC Vannes a musclé son budget, sa masse salariale, son recrutement mais les autres clubs aussi et les Bretons, même s’ils ont réduit l’écart, restent le "petit mais costaud" du Top 14.
Alors, quel bilan en tirer ? Quelles perspectives ? Quelles ambitions ? Un tiers de l’effectif a arrêté ou est parti (Debaës, Metz, Saïli, Tafili, Duplenne, Le Bail, Blanchard, Arraté…) mais un tiers est arrivé, preuve d’une bonne gestion des ressources et des cycles de renouvellement : Popelin, Hulleu, Beria, Alemanno, Boniface, Kurivoli, Sanerivi, Ployet, Iashigishvili, Nu’u. Du beau monde à l’arrivage.
Un soutien indéfectible
Jean-Noël Spitzer, le plus ancien coach sans discontinuer d’un club de Top 14, analyse cet ensemble : "C’est notre groupe le plus important, on verra à l’usage. La difficulté, c’est que le niveau du Top 14 est largement un cran au-dessus. J’ai la conviction qu’on a un groupe qui est plus homogène qu’il y a deux ans, plus dense. Je pense qu’on subira moins, peut-être, l’enchaînement des matchs ou les fins de matchs. Le Top 14 est le meilleur championnat au monde, qui concentre les meilleurs joueurs du monde. C’est difficile de nous positionner par rapport à ça. Nous, on veut se positionner par rapport à ce qu’on a déjà fait." Comprenez : le club et le staff ont identifié les manques qui les avaient pourtant amenés à n’être officiellement relégables qu’à 20 minutes du terme du dernier match, lors de la 26e journée, contre l’UBB en 2025.
Les lacunes qui avaient été identifiées sont, d’abord, un manque de vitesse chez les trois-quarts (manque comblé la saison passée en Pro D2), et un manque de profondeur de banc devant. Yoann Boulanger, coach des arrières, explique : "On a mis le focus sur cet aspect-là. Des recrues comme Pierre Popelin sont d’ailleurs une première réponse." Ajoutez Nu’u, Hulleu, Kuruvoli, Tabuavou, sans oublier de recruter de la puissance avec Beria, Alemanno, Sanerivi, Boniface ou Iashagashvili.
Tout cela pour revenir à cette idée d’un verre plus plein que vide : tous ces marqueurs (budget, masse salariale, extension du stade, nombre de partenaires…) sont les marqueurs d’un club qui progresse. Et pour l’accompagner, nombreux sont ceux qui avaient prolongé avant le terme de saisons cruciales (Spitzer, Edwards, Gorrissen, Taccola…) ou ont signé avant de savoir dans quelle division ils allaient évoluer.
Un mot pour finir sur le soutien incroyable dont bénéficie le Rugby Club de Vannes : trois entraînements délocalisés à Locminé, Ploërmel, Arzon ont accueilli des centaines de supporters ; le match de préparation au Roudourou de Guingamp contre la Section paloise est annoncé à guichets fermés (19 000 places) comme à la Rabine contre le Connacht (12 505 places), une semaine plus tard. 45e guichet fermé d’affilée, série en cours.
La fiche du RC Vannes
Président du directoire la SASP : Olivier Cloarec
Président du conseil de surveillance de la SASP : Fréderic Pouliquen
Directeur Général : Martin Michel
Président de l’Association : Cyrille Berrod
Directeur de l’Association et de la formation : Clément Payen
Responsable sportif du centre de formation : Tanguy Kerdrain
Budget de la SASP : 26 millions d’euros
Principaux partenaires : Interaction, Crédit Mutuel Arkéa, Brets, Poule et Toque, D’Aucy, Groupama, Malo, Daunat, BMW Pautric, Armor Fruits, Rexel
Équipementier : Castore
Contrats professionnels : 45
Contrats Espoirs : 13
Manager : Jean-Noël Spitzer
Entraîneurs : Yoann Boulanger, Jeremy Davidson, Goulven Le Garrec, Mikaele Tuugahala
Responsable de la performance : Simon Boisbluche
Team manager : Karl Chateau