“Mon premier essai ? Je pensais qu’il allait être refusé” confie Bouju après le succès de La Rochelle
Encore une fois épatant en l’absence de Nolan Le Garrec, le jeune demi de mêlée Valentin Bouju savourait ce nouveau succès en déplacement des siens sur la pelouse de Lyon, orné qui plus est d’un premier essai en Top 14 pour le moins rocambolesque.
Encore une fois épatant en l’absence de Nolan Le Garrec, le jeune demi de mêlée Valentin Bouju savourait ce nouveau succès en déplacement des siens sur la pelouse de Lyon, orné qui plus est d’un premier essai en Top 14 pour le moins rocambolesque.
Après votre titularisation à Toulon, êtes-vous officiellement le porte-bonheur de l’équipe ?
Je ne sais pas si je suis le porte-bonheur de l’équipe, mais oui, ça fait plaisir que quand je joue, on gagne ! (sourire) Après, quels que soient les hommes sur le terrain, je pense que ça ne change rien pour l’équipe. On a beaucoup dominé devant et je pense que c’est ça, notamment en entame de match, qui nous a permis de vite prendre le score. Ce n’était pas parfait, mais on avait beaucoup plus d’intensité qu’eux, et c’est ça qui nous a permis de prendre vite le score.
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On vous a vu aussi défendre très dur...
On ne voulait pas leur laisser d’espace. Quand je voyais qu’ils commençaient à avoir un peu d’espace, j’essayais d’aller tuer les actions. Même si à ce niveau, des fois, c’est un peu compliqué.
Vous avez eu un duel à négocier d’entrée de jeu avec Jiuta Wainiqolo… Qu’est-ce qu’on se dit à ce moment-là ?
Qu’il va essayer de me prendre sur la vitesse, donc je me fais confiance, je lui saute dans les jambes et puis voilà, je vois ce qu’il se passe ! C’était un peu l’état d’esprit qu’on voulait mettre. On savait que notre rugby allait être en place si on avait un bon état d’esprit. Si on s’envoyait en défense, le reste allait suivre.
Juste avant la mi-temps, cet essai de Paul Boudehent vous a fait du bien. Vous vous attendiez à le voir partir comme ça sur 50 mètres ?
Non, mais on sait que Paul a cet état d’esprit de ne jamais rien lâcher. Quand il a le ballon, on sait qu’il va le porter fort. Ça fait plaisir, mais je n’étais pas surpris, je sais qu’il a l’état d’esprit pour.
Et en ce qui vous concerne, vous marquez votre premier essai en Top 14...
Le ballon est tombé, j’y suis allé un peu désespérément en pensant qu’il y avait un en-avant, mais voilà, ça fait plaisir. Pendant l’arbitrage vidéo, je pensais vraiment qu’il allait être refusé ! J’étais plus focalisé sur la pénalité qui allait arriver, mais finalement l’essai a été accordé. Tant mieux pour moi et pour l’équipe.
Ce succès à l’extérieur rattrape-t-il le faux-pas à domicile contre le Racing ?
Ça montre en tout cas qu’on a l’état d’esprit pour aller gagner à l’extérieur. On sait que c’est très important dans ce championnat. Après, ça ne rattrape pas le Racing, parce que chez nous, il faut gagner tous les matchs si on veut exister en haut de tableau. Mais tout de même, gagner avec 5 points, ça fait vraiment plaisir à tout le monde. On a eu de la maîtrise, surtout en deuxième mi-temps sur nos chasses. Ça vient de l’état d’esprit : quand on tape un coup de pied et que tout le monde monte en sprint, on gagne beaucoup de terrain et ça donne de l’énergie aux avants. La victoire est vraiment due à cet état d’esprit.
À votre sortie du terrain, Ronan O’Gara vous a fait une longue accolade. Que vous a-t-il dit ?
Il m’a dit qu’il était content de moi, voilà, c’est tout !
La Champions Cup arrive… Comment l’abordez-vous ?
Jouer une Coupe d’Europe, comme jouer le Top 14, c’est quelque chose dont on a tous envie. Pour un jeune Rochelais, la Champions Cup a une saveur particulière, j’étais sur le Vieux Port quand on a gagné les deux Coupes d’Europe. Même si ça commence à dater un peu, ça donne envie d’y participer et de vivre ça aussi.