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“Il fallait être des hommes et il fallait que l’on assume”, Fickou réagit à la victoire contre le Racing 92

Après le succès de son équipe face au Racing 92 (29-15), le centre international français s'est confié sur la démission de Pierre Mignoni et sur la belle réaction de l'équipe varoise.

Après le succès de son équipe face au Racing 92 (29-15), le centre international français s'est confié sur la démission de Pierre Mignoni et sur la belle réaction de l'équipe varoise.

Pouvez-vous nous raconter cette semaine forcément à part ? 

Ce n'était pas une semaine facile. Il y a eu de la remise en question. Il y a eu le départ de Pierre... Vous savez, je l’admire et j’ai une super relation. Je suis venu ici pour lui. Je suis affecté et touché par son départ. On avait tous à cœur de faire un gros match pour nous, nos supporters et pour Pierre. Il a tout gagné ici, il a grandi ici. Ce n'est pas évident. Il y a des pertes qui sont des soulagements, mais là c’était une vraie perte. On voulait lui montrer un état d’esprit. J’espère que ça sera le début. On pensera à lui jusqu’au bout. Il s’est sacrifié pour créer ce changement. Tout n’a pas été parfait, mais il y a eu du mieux dans l’agressivité, dans le jeu, dans notre stratégie. C’était une semaine compliquée. Ce sont dans les moments durs qu’on se forge un caractère.

Dans quel état étiez-vous en avant-match ? 

J’ai senti qu’on était dedans. On fait une entame un peu ratée. On a montré un énorme état d’esprit, on n’a pas lâché. On est montés forts. Je les connais par cœur. Je savais qu’il ne fallait pas les attendre, sinon tu te fais renverser. Ça a payé sur le match. On a gagné. Il faut souligner l’état d’esprit. Il y a des choses à revoir. Le rugby n’est pas une science parfaite. (...) Pierre est quelqu'un de particulier. Il a tout gagné. Il a fait énormément. Il a fait énormément pour le club et la formation, les jeunes. Ça dépassait beaucoup plus que le rôle de manager. Il vivait pour le club. On a tous une énorme pensée pour lui. On l’aime. Il nous manquera. On lui souhaite le meilleur.

Avez-vous changé de mentalité pour ce match ? 

Il fallait réagir et aussi se concentrer sur le présent, gagner pour cette équipe, on l’a été. Ce n’est pas la première fois que je vis un changement de coach, mais c'est la première fois qu’il y a autant d’émotion car j’aime la personne. Les mots que l'on a pu avoir dans la semaine, notamment celui du président, ont pu choquer, irriter parfois. Il fallait affronter la vérité en face. Les coachs étaient là, ils sont bons, mais on n'a pas été à la hauteur. Ce ne sont pas eux qui sont sur le terrain. Maintenant, ce n'est qu'une étape. Il reste des matchs. Il faut de l’humilité.

Est-ce que les leaders ont été piqués par les critiques ? 

On a un groupe de leaders fort et avec de l’expérience. Maintenant, Pierre a pris ses responsabilités, mais c’était à nous de les mettre. Il fallait être des hommes et il fallait que l'on assume. On porte un maillot avec des valeurs et une histoire. Il faut le respecter. Il faut se sacrifier et ne pas tricher. Il ne faut pas se dire que l'on est fatigués. J’espère qu’on a mis en route une mentalité.