thejournalofsierraleonestudies.com

Guide l’intersaison du Stade français : un retour au premier plan à confirmer, objectif qualification

Avec une très belle troisième place, le Stade Français a fait son retour parmi les cadors du Top 14. Cette année, les Soldats Roses devront confirmer qu’ils sont soignés et viser, à minima, le top 6.

Avec une très belle troisième place, le Stade Français a fait son retour parmi les cadors du Top 14. Cette année, les Soldats Roses devront confirmer qu’ils sont soignés et viser, à minima, le top 6.

Qui aurait imaginé le Stade français disputer une demi-finale de Top 14 en début de saison ? Peu d'entraîneurs de l'élite en tout cas, six d'entre eux annonçaient le club de la capitale comme futur barragiste contre un club de Pro D2, dans un sondage réalisé par Midi Olympique avant le début de l'exercice. Mais non, cette saison les Soldats Roses ont complètement fait déjouer les pronostics et, après une année où ils s'étaient battus pour rester en Top 14 jusqu'à l'ultime journée, ils ont cette fois accroché une très belle troisième place.

Pour ça, les locataires de Jean-Bouin se sont resserrés autour d'un homme : Paul Gustard, qui avait pris seul les rênes de l'équipe en mars 2025 après le départ de Laurent Labit. Pour reconstruire une formation compétitive au plus haut niveau, l'Anglais s'est appuyé sur une chose : la conquête. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a fait fort en créant une des deux meilleures mêlées du championnat avec le pack du MHR. Derrière un Giorgi Melikidze qui a explosé cette saison, les Parisiens ont décidé de jouer chaque mêlée à fond et, si cela leur a aussi coûté quelques pénalités sur leurs propres introductions, personne n'en a gagné plus qu'eux dans l'exercice.

Évidemment, on ne change pas une équipe qui gagne, alors le Stade français va devoir continuer de s'appuyer sur son monstre à seize pattes, mais va aussi devoir développer son jeu pour continuer à progresser et surprendre les adversaires. Le recrutement de Thomas Bué s'inscrit dans la première phase du plan, celle des Ihaia West et Alivereti Duguivalu dans la seconde. Mais globalement, l'effectif n'a pas trop bougé, même si les départs de Joe Marchant et surtout de Baptiste Pesenti devront être comblés.

Les joueurs à suivre :

Thomas Bué, pilier gauche

On l'a dit, l'ancien de l'USM aura fort à faire pour s'imposer dans le pack parisien. Mais il est l'une des rares satisfactions de la saison du côté de Montauban et a montré qu'il pouvait tenir le choc face aux meilleures mêlées du championnat. Avec 22 rencontres cette saison, il est aussi capable d'enchaîner les matchs et aura l'occasion de devenir une vraie option dans une équipe dominante de Top 14 cette saison.

Alivereti Duguivalu, centre

Il arrive numériquement en tant que remplaçant de Joe Marchant. Comme l'Anglais, il est capable d'évoluer au centre et à l'aile. Véritable perforateur de défense, il a cette saison franchi à 12 reprises avec l'Usap et battu 39 défenseurs pour un total de 1 029 mètres, bien plus que l'ancien de Jean-Bouin (8 franchissements, 13 défenseurs battus, 467 mètres parcourus). À 29 ans, il va devoir vite se montrer sous son meilleur jour pour rendre la ligne arrière du Stade français plus dangereuse. Pour ça, il sera aussi bien aidé par Jeremy Ward, un des meilleurs premiers centres du championnat.

Louis Carbonel, ouvreur

Il était venu au Stade français pour relancer une carrière au point mort. Après une saison où la sauce n'a pas pris, on est en train de retrouver le Louis Carbonel qui avait fait rêver les Bleuets et les supporters du RCT lors de ses débuts. Cette année, il a fait partie du renouveau du Stade français. Bon face aux perches (83 % de réussite), il a très bien animé la ligne arrière parisienne. Fort de ses 11 passes décisives, il est une des grandes satisfactions de la saison et devra faire, au moins, aussi bien pour porter son équipe vers une nouvelle année réussie.

Léo Barré, arrière

Il est le paradoxe du Stade français. À l'époque où son club était au plus mal, il continuait de briller et surtout d'être appelé avec le XV de France, avec qui il a joué cinq rencontres en 2024-2025, alors que son club se battait pour son maintien. Aujourd'hui relégué dans la hiérarchie des arrières bleus, il ne semble plus vraiment dans les plans de Fabien Galthié. S'il veut espérer se faire une place dans le squad qui s'envolera en Australie, il va devoir cravacher, car il part de loin, et les récentes performances de Matthieu Jalibert en fond de terrain ne vont guère dans son sens. Pour ça, il devra déjà faire briller son club...