Top 14 : “Ça a même terminé par une roulade dans l’en-but à la fin”… Comment l’USAP, lourdement battue par le Racing 92, a encore sombré loin de ses bases
En déplacement à Créteil pour affronter le Racing 92 ce samedi, l’USAP a encore subi une grosse défaite (55-25), deux semaines après celle à Montpellier. À ce rythme, il ne faudra p...
En déplacement à Créteil pour affronter le Racing 92 ce samedi, l’USAP a encore subi une grosse défaite (55-25), deux semaines après celle à Montpellier.
À ce rythme, il ne faudra pas non plus s’attendre à grand-chose à Toulouse, à Pau, à La Rochelle et dans bien d’autres endroits… Pour la 31e fois consécutive, l’USAP est rentrée à Perpignan sans une victoire loin de ses bases. L’éternel recommencement d’une histoire qui dure depuis la fin de saison 2023-2024 et qui commence sérieusement à peser. Ce samedi, à Créteil, les Catalans étaient pourtant venus avec des intentions. Mais face à un Racing 92 déchaîné, ils ont fini par exploser en vol (55-25). Comme à Montpellier il y a deux semaines (50-13). Comme trop souvent, finalement.
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Le scénario avait pourtant quelque chose de rassurant dans un premier temps. Après avoir encaissé deux essais en quelques minutes et s’être retrouvée menée 17-0 (23e), l’USAP a réagi. Elle a remis de la vitesse dans son jeu, trouvé des espaces et surtout recollé au score. L’essai de Braydon Ennor, puis le pied d’un Benjamín Urdapilleta record ont ramené les Catalans à seulement quatre longueurs (17-13). À cet instant, tout restait possible.
Impuissants
Mais le Racing avait une autre idée en tête. Et surtout davantage de puissance. Dans le sillage de ses trois-quarts fidjiens (Tuisova, Habosi, Naituvi, Ravutaumada…), de sa première ligne et d’un Antoine Gibert particulièrement inspiré, le club francilien a remis la main sur la rencontre. Diego Escobar a conclu un maul juste avant la pause et donné un peu d’air aux siens (22-13).
Puis le début du deuxième acte a définitivement fait basculer la rencontre. Une réception mal assurée sur le renvoi, un ballon récupéré, et Wame Naituvi a immédiatement puni les Catalans. Quelques minutes plus tard, Romain Taofifenua a enfoncé le clou en force avant qu’Antoine Gibert, encore lui, ne profite d’une sortie de camp approximative pour inscrire son deuxième essai. En moins d’un quart d’heure, le Racing avait transformé une rencontre encore disputée en démonstration de puissance (41-13).
L’USAP a bien tenté de sauver ce qui pouvait l’être. Theo Forner (69e) a conclu une offensive au large après dix minutes à pilonner dans le vide, puis Peceli Yato (76e) a lui aussi trouvé la faille. Mais les Catalans ont retrouvé les travers qu’ils espéraient avoir laissés derrière eux après leur victoire contre Bordeaux-Bègles. Des difficultés en touche, des approximations dans le jeu et une incapacité à tenir la distance lorsque le rythme s’est emballé. Tout ce qui avait permis à l’USAP de construire son succès contre l’UBB s’est progressivement délité à Créteil. "On leur a montré en photo les joueurs d’en face, au cas où certains ne les connaîtraient pas. On savait ce qu’il allait se passer, on savait très bien la recette qui allait être utilisée, avec qui, comment, voilà, tout ça, on le savait. Il n’y a pas de surprise. Et ça a même terminé par une roulade dans l’en-but à la fin", soufflait le manager Laurent Labit après la rencontre.
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Le constat est aussi cruel que limpide : l’USAP connaissait la menace, mais n’a pas trouvé les réponses. Le Racing avait annoncé la couleur avec ses puissants porteurs et sa ligne arrière capable de faire très mal dès qu’un espace s’ouvrait. Les Catalans ont résisté par séquences, mais pas suffisamment longtemps. Et lorsqu’ils ont commencé à perdre le fil, les Franciliens ont immédiatement appuyé là où ça faisait mal.
Le calice jusqu’à la lie, jusqu’au bout du bout. Cette nouvelle défaite à l’extérieur prolonge une série qui devient l’une des grandes constantes de l’USAP depuis plusieurs saisons. La victoire à l’extérieur reste donc toujours à aller chercher. Et le calendrier n’offre aucun répit : les déplacements à Toulouse, Pau ou La Rochelle rappellent déjà que les Catalans devront rapidement trouver une autre recette loin d’Aimé-Giral. Car à domicile, l’USAP sait encore se montrer conquérante. À l’extérieur, le problème reste entier.