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Théo Hernandez veut fuir l’Arabie saoudite, la Juve et Naples sondés - Sport.fr

Vingt millions d'euros par an, un contrat jusqu'en 2028, et un club qui ne compte plus sur lui. L'international français cherche la sortie. Son salaire, lui, complique sérieusement l'équation européenne. Vingt millions d'euros nets par saison. Le chiffre, à lui seul, résume le piège dans lequel Théo Hernandez s'est enfermé…

Vingt millions d’euros par an, un contrat jusqu’en 2028, et un club qui ne compte plus sur lui. L’international français cherche la sortie. Son salaire, lui, complique sérieusement l’équation européenne.

Vingt millions d’euros nets par saison. Le chiffre, à lui seul, résume le piège dans lequel Théo Hernandez s’est enfermé — et dont il cherche aujourd’hui à sortir.

Al-Hilal ne compte plus sur lui

Le latéral gauche est lié au club saoudien jusqu’en juin 2028. Sur le papier, une situation confortable. Dans les faits, beaucoup moins : Al-Hilal ne l’a pas retenu dans ses plans pour la saison à venir et envisagerait même un prêt pour alléger sa masse salariale.

L’ancien Milanais, présent au Mondial 2026 avec les Bleus, a de son côté fait savoir qu’il voulait retrouver l’Europe. Rapidement. Un joueur de 49 sélections ne s’accommode pas longtemps d’un championnat où il ne joue plus.

Tout s’est accéléré ces derniers jours : selon Tuttosport, son agent a proposé le profil à la Juventus et à Naples.

L’Italie, oui, mais à quel prix ?

C’est là que le dossier se complique. Le quotidien turinois est le premier à poser le problème sans détour : même divisé par deux, le salaire de Théo Hernandez resterait hors de portée pour la Serie A actuelle.

À la Juventus, la situation au poste est par ailleurs verrouillée — Andrea Cambiaso occupe le couloir gauche, et les Bianconeri sortent d’une saison achevée à la sixième place, avec une marge financière qui n’a rien d’élastique. Naples, de son côté, applique depuis des années une politique salariale stricte dont elle s’écarte rarement.

Le retour en Italie relève donc davantage du souhait du joueur que d’une piste réellement praticable en l’état. Sauf, évidemment, si Al-Hilal accepte de financer une partie de l’opération. Ce qui n’est pas exclu, quand un club veut vraiment se débarrasser d’un contrat.

La Premier League, la piste la plus logique

Reste l’Angleterre. C’est le seul championnat capable d’absorber un tel salaire sans montage acrobatique, et le seul où un latéral gauche de ce niveau trouverait immédiatement preneur.

Le raisonnement se tient. Il se heurte toutefois à une inconnue : que vaut aujourd’hui Théo Hernandez après une saison passée loin des grands rendez-vous européens ? Le Mondial a rappelé qu’il restait un joueur de sélection. Le rythme de la Premier League, lui, ne pardonne pas les temps de latence.

Une leçon qui se répète

Le cas n’a rien d’inédit, et c’est peut-être ce qu’il a de plus instructif. Depuis trois ans, plusieurs internationaux partis chercher des contrats démesurés dans le Golfe se retrouvent face au même mur au moment de revenir : leur salaire les a rendus quasi intransférables.

Partir est facile. Revenir, beaucoup moins.

Pour Théo Hernandez, l’été s’annonce long. Et il faudra probablement qu’il accepte un effort financier conséquent — ou plutôt, disons-le, une vraie coupe — pour retrouver un vestiaire à la hauteur de son niveau.