Test Xiaomi Redmi Note 17 Pro : la note devient salée
Avec une batterie XXL de 8340 mAh et un affichage éclatant, le Redmi Note 17 Pro fait de sacrées promesses. Mais entre hausse tarifaire et fiche technique en recul, Xiaomi présente surtout une évolution pour le moins paradoxale.
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Avec une batterie XXL de 8340 mAh et un affichage éclatant, le Redmi Note 17 Pro fait de sacrées promesses. Mais entre hausse tarifaire et fiche technique en recul, Xiaomi présente surtout une évolution pour le moins paradoxale.
Présentation
Xiaomi accélère nettement la cadence. Quelques mois seulement après les Redmi Note 15, le géant chinois, numéro 3 mondial sur le marché de la téléphonie, renouvelle déjà une famille essentielle à son succès sur le milieu de gamme.
Comme avec les Xiaomi 17 et 17 Ultra, il saute le numéro 16 et passe directement à la série Redmi Note 17. La version Pro testée ici avance surtout une batterie de 8340 mAh, contre 7700 mAh sur le modèle classique, et promet plus de deux jours d’utilisation loin de la prise.
© Les Numériques
Ce lancement précoce s’accompagne d’une hausse de prix significative et une fiche technique qui évolue à rebours. Le Redmi Note 17 Pro est en effet lancé à 449 € avec 6 Go de RAM et 256 Go de stockage, ou 549 € en 8/512 Go. Le Note 15 Pro coûtait 399 € en 8/256 Go et 429 € en 8/512 Go plus tôt en 2026 : la notion de smartphone abordable en prend donc un sérieux coup, dans un contexte de crise des composants.
À ce tarif, et malgré un remboursement de 70 € à son lancement, il affronte les Honor Magic 8 Lite, Samsung Galaxy A37, Nubia Neo 5 GT, et même le Redmi Note 15 Pro, qui reste forcément très actuel.
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Ergonomie et designGrand format, petites économies
Le Redmi Note 17 Pro assume un grand gabarit de 163,5 x 78,3 x 8,6 mm pour 223 g, soit des proportions proches du Xiaomi 17T Pro. Sa largeur se ressent avec son format 19,5:9 et l’utilisation à une main ne conviendra pas à tout le monde. Son poids reste néanmoins raisonnable au regard de sa taille et de l’imposante batterie embarquée. Le cadre plat en polycarbonate favorise une prise en main sûre, tandis que les faces avant et arrière entièrement planes dessinent une silhouette très régulière.
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À l’avant, la dalle Amoled de 6,83 pouces occupe environ 89 % de la façade avec des bordures fines et symétriques. Ce grand affichage profite en outre d’une protection Gorilla Glass Victus 2, un choix qui lui assure une des protections les plus poussées du marché.
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Le lecteur d’empreintes optique, logé sous l’écran, est lui placé assez bas : il faut parfois repositionner le pouce et le déverrouillage peut réclamer un petit entraînement. Il est cependant efficace, sans atteindre la vélocité des capteurs ultrasoniques récents. Une reconnaissance faciale 2D complète la sécurité.
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Le dos signe la rupture la plus visible avec la génération précédente. L’imposant îlot photo central cède sa place à un bloc carré aux coins arrondis, installé en haut à gauche. Le style paraît plus conventionnel, certes, mais aussi plus sobre.
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Le panneau arrière en plastique possède une finition mate, douce et peu sensible aux doigts moites, tout en laissant apparaître des reflets irisés lorsqu’on incline l’appareil. La fabrication est soignée, même si les matériaux utilisés font moins haut de gamme que chez certains concurrents. Enfin, tous les boutons sont réunis sur la tranche droite.
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La certification IP68 protège contre l’eau et la poussière, tandis que l’IP69K indiquant une résistance à l’eau chaude et aux jets haute pression demeure exclusive à la Chine.
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Côté connectivité, Xiaomi va à l’économie : eSIM 5G, NFC, wifi 5 et Bluetooth 5.1 répondent présents, mais il faut se passer de tiroir microSD et de prise mini-jack 3,5 mm. Rien de rédhibitoire, mais à ce niveau de prix, cette partie de la fiche technique aurait volontiers pu voyager un peu plus loin dans le temps. D’autant que son devancier peut se targuer de proposer le wifi 6 et le Bluetooth 5.4.
Pour aller plus loin :
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ÉcranQue la lumière soit !
Le Redmi Note 17 Pro mise sur une dalle Amoled de 6,83 pouces affichant 1280 x 2772 pixels, soit 447 ppp. Protégée par un verre Gorilla Glass Victus 2 signé Corning, elle profite des qualités habituelles de l’Oled : noirs profonds, contraste théoriquement infini et rémanence quasi inexistante.
Le taux de rafraîchissement peut grimper jusqu’à 120 Hz pour fluidifier défilements et animations, sans technologie LTPO toutefois. Un passage manuel à 60 Hz est possible dans les réglages lorsque l’autonomie devient prioritaire. Un cas extrême que le constructeur promet d’éviter, on y reviendra.
La colorimétrie est moins convaincante. Le mode Intense, sélectionné par défaut, tire un peu trop vers le chaud avec une température des couleurs mesurée à 6632 K. Le delta E atteint alors 3,63, bien au-delà du seuil de 3 où les écarts deviennent visibles. Le mode Standard améliore à peine la situation : 6604 K, soit à peine plus près des 6500 K de la norme vidéo de référence, et un delta E encore élevé à 3,38.
Heureusement, Xiaomi se rattrape sur la luminosité grâce à un pic impressionnant de 3654 cd/m², assorti d’une réflectance de plus de 43 %. À son minimum, nos sondes relèvent 1,04 cd/m². De quoi conserver une excellente lisibilité en plein soleil et consulter son écran dans le noir sans transformer ses rétines en victimes collatérales.
PerformancesÇa RAM au quotidien
Sous le capot, on trouve le Snapdragon 6s Gen 4 de Qualcomm, un processeur gravé en 4 nm couplé ici à 6 Go de mémoire vive. Il réunit quatre cœurs Cortex-A78 pouvant atteindre 2,4 GHz et quatre Cortex-A55 à 1,8 GHz pour les tâches plus légères, tandis qu’un Adreno 710 s’occupe de la partie graphique.
Sur le papier, l’ensemble est déjà peu reluisant, mais il déçoit vite pour un modèle estampillé Pro. Navigation web, GPS, appels, streaming ou réseaux sociaux sont tout à fait utilisables, sans toutefois échapper à de vraies lenteurs, animations hésitantes et chargements plus longs que chez ses rivaux.
Le multitâche révèle également les limites de cette configuration, malgré la possibilité d’ajouter de la RAM virtuelle, toujours bienvenue mais bien moins efficace que la mémoire vive classique. Autre frustration : la puce gère le wifi 6e, alors que Xiaomi limite son Redmi Note 17 Pro à la norme ac.
Néanmoins, elle redresse un peu la barre côté gaming. Sur notre nouveau protocole de test viSer, le smartphone a maintenu un framerate plutôt stable à 57 images par seconde (i/s) en moyenne, avec des pics à 65 i/s et une montée en température assez rapide, bien que peu élevée et donc sans conséquence notable. Des titres exigeants comme Genshin Impact ou Infinity Nikki restent donc envisageables, à condition de faire des compromis sur les réglages.
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PhotoUn volet photo un peu cliché
Le Redmi Note 17 Pro est doté d'un double module photo composé d'un capteur principal de 50 Mpx (f/1,8) qui vient remplacer le capteur de 200 Mpx de son aîné, et d'un ultra grand-angle de 8 Mpx (f/2,2). Par défaut, l'objectif principal réalise des clichés en 12,5 Mpx grâce à la technologie du pixel-binning, qui regroupe plusieurs pixels pour obtenir un rendu à la fois plus lumineux et plus détaillé.
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Module principal : 50 Mpx, f/1,8, éq. 26 mm
L’appareil livre des clichés diurnes assez nets au centre, avec des détails et des textures correctement restitués. On relève toutefois un bruit numérique discret. L’exposition est juste, quoiqu’un peu élevée, les contrastes sont bien dosés et les couleurs plutôt fidèles avec une légère tendance à la saturation.
En basse luminosité, le capteur principal conserve un piqué correct au centre, même si le lissage logiciel gomme certaines textures. Le bruit est néanmoins contenu, au prix d’un rendu un peu plus doux. Enfin, la colorimétrie tire nettement vers le chaud et les contrastes sont appuyés.
Module ultra grand-angle : 8 Mpx, f/2,2, éq. 15 mm
De jour, l’ultra grand-angle offre un rendu exploitable, mais sa faible définition limite rapidement la netteté et les petits détails, avec des textures assez lissées. On note cependant une surexposition et des couleurs un peu délavées. La distorsion est en revanche bien gérée et quasi imperceptible.
Dans la pénombre, l’appareil montre vite ses limites : le piqué chute nettement et les petits éléments se transforment en une bouillie de pixels, notamment les pastilles de couleurs. Le bruit est mesuré mais présent, au prix de textures assez artificielles. L’exposition est correcte, avec toutefois des hautes lumières facilement brûlées. Enfin, les couleurs sont ternes, mais le vignettage est maîtrisé.
Module frontal, mode portrait et vidéo
Les concessions du Redmi Note 17 Pro ne concernent pas uniquement son capteur principal. La configuration vidéo perd, elle aussi, en ambition : la définition 4K disparaît totalement et l’enregistrement se limite désormais au Full HD 1080p, aussi bien à l’avant qu’au dos. Une évolution peu flatteuse pour un modèle censé succéder à une génération finalement mieux lotie.
La caméra frontale n’est pas gâtée non plus. Xiaomi remplace le module de 20 Mpx par un capteur de 16 Mpx associé à une ouverture f/2,4. En pratique, les autoportraits sont assez ordinaires et manquent de précision. La qualité demeure néanmoins acceptable pour un usage basique, notamment les appels vidéo.
AutonomieL’endurance avant la vitesse
Avec son imposante batterie de 8340 mAh, le Redmi Note 17 Pro part avec de sérieux arguments pour tenir longtemps sans craindre la panne sèche. Notre protocole viSer, qui reproduit un usage mixte, l’a arrêté après 26 h 8 min, soit un peu moins d’une heure de plus que son aîné.
Ce résultat confortable permet d’envisager deux jours d’utilisation, même s’il campe en retrait des meilleurs modèles capables de dépasser 24 h dans les mêmes conditions avec une capacité moindre. La promesse de trois jours paraît donc ambitieuse, et son SoC, probablement assez énergivore, n’aide sans doute pas à offrir un record d’endurance.
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L’accumulateur supporte une puissance de charge de 67 W et réclame 1 h 46 min pour atteindre 100 %. Ce n’est pas une démonstration de vitesse, mais le délai est logique compte tenu du volume de la batterie.
Plus original, la charge inversée filaire grimpe jusqu’à 22,5 W : le smartphone peut ainsi partager assez efficacement son énergie avec un accessoire ou même un autre smartphone. Avec 8340 mAh en réserve, autant dire qu’il peut se permettre de jouer les batteries externes sans immédiatement regretter sa générosité.
DurabilitéL'étanchéité comme atout
Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable du smartphone, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures). Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité.
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Points forts
Design plus sobre.
Affichage très lumineux.
Autonomie en hausse.
Points faibles
Fiche technique en recul.
Ultra grand-angle faiblard.
Bloatwares envahissants.
Xiaomi Redmi Note 17 Pro : Notre avis complet
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
Le Redmi Note 17 Pro souffle le chaud et le froid. Son grand écran Amoled très lumineux et sa batterie de 8340 mAh constituent ces principaux atouts, tout comme sa certification IP68. Mais l’estampille Pro paraît difficile à défendre face à un processeur poussif, un duo photo sans éclat et une connectique en recul. L’interface de Xiaomi est en outre plombée par les apps préinstallées et les notifications promotionnelles. Surtout, la crise de la RAM lui fait du mal avec un positionnement tarifaire qui l’expose à une concurrence sans pitié, voire à son propre prédécesseur, encore très compétitif. Une endurance solide, donc, mais une évolution qui manque franchement de souffle.
Face à la concurrence
Le Redmi Note 17 Pro peine à justifier sa facture. Le Honor Magic 8 Lite combine lui aussi une grosse autonomie, un écran lumineux et des performances plus solides, tandis que le Samsung Galaxy A37 mise sur un suivi logiciel plus long. Le Nubia Neo 5 GT se montre davantage taillé pour le jeu, et même le Redmi Note 15 Pro conserve de sérieux arguments. Le Note 17 Pro a pour lui sa batterie de 8340 mAh et son niveau d'étanchéité, mais son rapport qualité-prix régresse inévitablement.
Sous-Notes
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Ergonomie et design
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Écran
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Performances
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Photo
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Autonomie
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Durabilité