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Test Geekom A7 : voici des tâches IA que ce mini PC est capable de mener - ZDNET

Sous Ubuntu 26.10 (bêta), cet ordinateur de bureau compact a dû, par exemple, faire fonctionner la nouvelle plateforme de dictée Myna de Canonical, basée sur l'intelligence artificielle. Les résultats sont appréciables.

Sous Ubuntu 26.10 (bêta), cet ordinateur de bureau compact a dû, par exemple, faire fonctionner la nouvelle plateforme de dictée Myna de Canonical, basée sur l'intelligence artificielle. Les résultats sont appréciables.

Le mini PC Geekom A7, Ph. Jack Wallen/ZDNET.

Quand on envisage d’exécuter des tâches d’IA en local, on peut raisonnablement supposer qu’il faudra une puissance considérable.

Lorsque je me suis attaqué à cette machine, le mini PC Geekcom A7 avec son processeur Ryzen et sa quantité de mémoire vive, je pensais qu’il serait capable de gérer la plupart des tâches courantes. Et qu’il serait probablement capable de prendre en charge de nombreuses tâches liées à l’IA.

Après avoir déballé le PC, j’ai installé Ubuntu 26.10 (la version bêta) pour tester la future plateforme de dictée Myna, basée sur l’IA. C’était mon objectif principal, car j’avais déjà testé Myna sur d’autres machines, et il s’était avéré assez lent lors du traitement du texte dicté sur des machines de gamme moyenne (je l’avais testé sur une machine virtuelle sous Ubuntu 26.10 et sur un ordinateur portable équipé du même système d’exploitation).

J’espérais, compte tenu de la façon dont Canonical a promu Myna, que le Geekcom A7 Mini me prouverait qu’il s’agissait du logiciel de dictée sous Linux incontournable. Les résultats m’ont surpris.

Les points essentiels à retenir du mini PC Geekcom A7

Présentation du mini PC Geekcom A7

Le Geekcom A7 est un PC compact (mesurant 3,7 cm x 1,24 cm x 11,24 cm) équipé d’un processeur Ryzen 7 7730U à 8 cœurs, 16 threads et une fréquence pouvant atteindre 4,5 GHz. Le processeur n’est pas optimisé pour l’IA, contrairement au PC VZMORE AX9 Mini Max. Il est également équipé de 32 Go de mémoire, d’un SSD PCIe Gen4 de 500 Go, d’un châssis métallique haut de gamme doté de deux ports USB-C, de 5 ports USB 3.2, de deux ports HDMI 2.0 et d’un port LAN 2,5G.

Côté refroidissement, l’A7 Mini intègre la technologie IceBlast 3.0 avec deux caloducs en cuivre et un ventilateur surdimensionné qui ne produit que 32 dB tout en refroidissant le système de 52 %. Un système de refroidissement performant est essentiel pour exécuter des charges de travail d’IA exigeantes, ce que je comptais justement faire. L’A7 se veut également étanche à la poussière et autonettoyant, mais seul le temps nous dira si cette affirmation est vraie. Pendant les tests d’IA, j’entendais le ventilateur, mais il n’était pas excessivement bruyant.

C’est le cas de la plupart des PC de nos jours. Mais pouvais-je pousser cet appareil un peu plus loin ? Voici ce que j’ai fait pour tester l’A7 Max.

Premier test : Myna

J’ai installé Ubuntu 26.10 (bêta) pour tester la nouvelle plateforme de dictée Myna de Canonical, basée sur l’IA. J’ai déjà testé Myna sur d’autres machines comparables à l’A7 mini, et les résultats étaient inégaux.

C’est délicat, car Myna est en plein développement : on ne sait jamais comment elle va se comporter au quotidien. De ce fait, il n’était pas tout à fait juste de comparer mes tests précédents à ceux réalisés sur l’A7. Cependant, j’ai pu déterminer si l’A7 était suffisamment puissant pour gérer le traitement du texte dicté à l’aide d’une IA locale.

Myna utilise des modèles d’IA installés localement et hors ligne pour traiter le texte, et la configuration requise varie en fonction du modèle sélectionné (comme Whisper d’OpenAI ou Parakeet de Nvidia). J’ai choisi Parakeet car je l’ai trouvé un peu plus léger tout en surpassant Whisper en termes de débit. Et comme je n’utilisais Myna que pour une seule langue (l’anglais), je n’avais pas besoin de la prise en charge linguistique plus étendue de Whisper. L’autre compromis réside dans le fait que Whisper gère mieux les bruits de fond : je savais donc que cela pourrait poser problème.

Le test du nouveau document LibreOffice

Pour lancer le test, j’ai créé un nouveau document LibreOffice, je me suis assuré que la fenêtre du document était active, puis j’ai appuyé sur le raccourci clavier de Myna (Super + J). Dès que j’ai vu que Myna était à l’écoute, j’ai commencé à parler dans mon micro.

Myna

Capture d’écran réalisée par Jack Wallen/ZDNET

J’ai dû aussi me rappeler que Myna était encore en cours de développement. Dans tous les tests que j’ai effectués jusqu’à présent, la précision s’est avérée supérieure à celle de nombreux logiciels de dictée que j’ai essayés, même si elle n’est pas parfaite. Vous pouvez voir les premières lignes que j’ai dictées et il y avait quelques erreurs :

Naturellement, lorsqu’on utilise un logiciel de dictée, il faut toujours procéder à des corrections. Heureusement, la précision n’était pas l’objectif de ce test. Ce que je voulais voir, c’était la rapidité avec laquelle Myna pouvait traiter les données saisies. À ma grande surprise, Myna a été capable de traiter les données presque en temps réel. Il y avait un léger décalage, mais pas autant que celui que j’avais constaté sur la machine virtuelle sur laquelle je l’avais testé auparavant.

C’était prévisible, car mes machines virtuelles ne disposent pas des ressources d’une machine dédiée. Passons au test suivant.

Création d’un logiciel

J’ai ensuite installé Bionic de LM Studio. L’A7 Mini a traité la première compilation en plus de 30 minutes.

Bionic

Capture d’écran de Jack Wallen/ZDNET

La bonne nouvelle, c’est que pendant tout le temps où Bionic compilait l’application, j’ai pu continuer à utiliser le système d’exploitation pour effectuer d’autres tâches. Compte tenu du temps que prenait la compilation, je pensais que le PC aurait du mal à gérer le multitâche. Ainsi, au lieu de laisser le système tourner en boucle, j’ai pu faire autre chose et faire preuve de patience avec Bionic.

C’est bon signe. J’ai déjà vu d’autres systèmes devenir complètement inopérants lorsqu’ils exécutaient des tâches aussi lourdes, mais l’A7 n’a pas cillé. Mais, finalement, Bionic a manqué de mémoire sur l’A7 et n’a pas pu mener la tâche à bien. À ce moment-là, la machine s’est bloquée et j’ai dû procéder à un redémarrage forcé.

Avis d'achat sur le mini PC Geekom A7

Si je devais choisir entre le VZMore AX9 Mini, que j'ai donc déjà testé, et ce Geekcom A7 Mini pour ce genre de tâches, j’opterais pour l’AX9. Cependant, la différence de prix est stupéfiante. L’AX9 est vendu à 1550 €, tandis que l’A7 Mini est vendu à 700 €.

Si vous avez besoin d’une grande puissance pour des tâches d’IA exigeantes, optez pour le VZMore AX9 Mini.

Mais si vous ne développez pas de logiciels et que vous avez simplement besoin d’alimenter des solutions telles que la plateforme de dictée Myna basée sur l’IA, l’A7 Mini fera très bien l’affaire.

Source : "ZDNet.com"