Test Dolphin Eon 120D / Eon 100 : le robot de piscine qui ne recule pas devant les marches
Les Dolphin EON 120d et Nautilus Eon 100 de Maytonics sont des robots de piscine sans fil conçus pour nettoyer le fond, les parois, la ligne d'eau, mais aussi les marches et les plages immergées. Ils misent également sur une filtration fine, une application complète et plusieurs modes de fonctionnement.
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Les Dolphin EON 120d et Nautilus Eon 100 de Maytonics sont des robots de piscine sans fil conçus pour nettoyer le fond, les parois, la ligne d'eau, mais aussi les marches et les plages immergées. Ils misent également sur une filtration fine, une application complète et plusieurs modes de fonctionnement.
Présentation
Avec le Dolphin EON 120d et le Nautilus Eon 100, Maytronics s'attaque aux marches et les plages immergées. Le fabricant annonce un fonctionnement dans seulement 20 cm d'eau. Le robot nettoie évidemment aussi le fond, les parois et la ligne d'eau. Il s'appuie sur des jets d'eau pour se stabiliser, changer d'orientation et franchir les différences de niveau.
Le modèle testé, le Dolphin EON 120d, est commercialisé à 1199 €. Il mesure 56 x 44,9 x 31,3 cm et pèse 11 kg. Son panier de 5 l reçoit un filtre DebrisLock de 14 microns, dont le système de rétro-lavage déplace les saletés vers un compartiment isolé afin d'éviter leur retour dans le bassin. Le débit d'aspiration atteint 15 m3/h et la batterie de 9600 mAh promet jusqu'à 4 h 30 min de fonctionnement.
Maytronics propose également le EON 100, vendu 899 €. Cette version plus accessible conserve les principales fonctions de nettoyage, mais se contente d'une batterie de 6000 mAh, d'une autonomie de 3 h et d'un panier classique de 70 microns. Le filtre DebrisLock et le système de récupération ClickUp restent disponibles séparément. Les différences ne bouleversent donc pas le principe du robot.
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ErgonomieUn gros poisson à sortir
Le Dolphin EON 120d ne cherche pas à jouer la carte de la discrétion. Son format imposant et son poids de 11 kg le placent parmi les robots sans fil les plus massifs de notre comparatif. Il reste néanmoins correctement équilibré et sa large poignée permet de le transporter ou de le sortir de l'eau sans trop de difficulté.
© Les Numériques
Deux grandes chenilles occupent les côtés de l'appareil. Elles sont accompagnées de brosses à lamelles à l'avant et à l'arrière, tandis qu'une large ouverture située sous le châssis dirige les saletés vers le panier.
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Maytronics livre un chargeur, un crochet à fixer sur une perche et le fameux Cliqueur. Ce petit accessoire flottant permet de rappeler le robot sans passer par une télécommande ni plonger le bras jusqu'au fond. Il est inclus avec le EON 120d, mais proposé en option à 48 € avec le EON 100.
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Les commandes sont regroupées sur la face avant. Un bouton central sert à allumer le robot et à faire défiler les principaux programmes. Des témoins indiquent la charge restante, la connectivité et le mode sélectionné. Il est ainsi possible de choisir directement entre UltraRun, Couverture complète, Fond uniquement et Ligne d'eau uniquement, sans devoir systématiquement ouvrir l'app.
La recharge s'effectue directement sur le robot, il n'y a ni station ni support dédié. Le connecteur est placé sur la face avant et protégé par un bouchon en caoutchouc. Celui-ci remplit correctement son rôle, mais son emplacement bas et proche des brosses n'est pas le plus commode pour brancher le câble.
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Application
L'appairage avec l'application Maytronics One s'effectue d'abord en Bluetooth. Il faut maintenir le bouton d'alimentation pendant quelques secondes, sélectionner le robot détecté, puis suivre les étapes affichées. La procédure ne nous a posé aucune difficulté particulière.
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Une connexion wifi peut ensuite être ajoutée, mais elle n'est pas indispensable au lancement des cycles. Le wifi sert aux mises à jour automatiques, au diagnostic à distance et au partage du robot entre utilisateurs. Le Dolphin EON ne communique plus avec l'application une fois immergé.
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Lors de la configuration, l'utilisateur renseigne la forme et les dimensions de son bassin. Il peut également signaler la présence de marches, d'une plage immergée, d'un rebord de sécurité, d'une couverture, d'obstacles ou de fortes pentes. Aucune carte détaillée n'est cependant affichée dans l'application : SmartMap travaille en coulisses et ne permet pas de vérifier précisément les zones déjà couvertes.
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L'interface donne accès à un choix assez large de programmes. Couverture complète traite le fond, les parois, la ligne d'eau, les marches et les plateformes immergées. Il est également possible de limiter le travail au fond ou à la ligne d'eau. Des durées de 90, 120 ou 150 min peuvent être sélectionnées. Le mode Smart analyse la piscine et adapte automatiquement la trajectoire et la durée. L'utilisateur peut aussi choisir entre un déplacement ordonné et un parcours de type labyrinthe.
UltraRun adopte une logique différente. Il fractionne l'autonomie disponible en plusieurs petites sessions afin de laisser le robot dans le bassin pendant une ou deux semaines.
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Une fonction de retour automatique permet enfin de définir la paroi devant laquelle le robot doit terminer son travail.
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NavigationLes marches ne lui font pas peur
Au fond du bassin, le Dolphin EON 120d adopte des déplacements organisés. Il progresse en lignes relativement régulières, effectue ses changements de direction sans rester bloqué contre les parois et couvre correctement la surface disponible. Durant nos essais, il n'a pas laissé de zones oubliées.
La véritable particularité de l'EON apparaît sur les marches et les plateformes immergées. Le robot parvient à monter sur les différents niveaux et à continuer son nettoyage dans une faible profondeur d'eau. Les chenilles assurent la traction tandis que les jets l'aident à rester plaqué au revêtement et à changer d'orientation.
La couverture des marches n'est toutefois pas exhaustive lors d'un cycle court. Certaines sont parcourues rapidement, d'autres seulement après plusieurs passages. En augmentant la durée du programme, le robot finit par visiter une plus grande partie de ces zones.
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Le comportement sur les parois est également convaincant. L'EON grimpe sans difficulté et reste suffisamment longtemps appuyé contre la ligne d'eau pour que ses brosses agissent. Il exerce une pression suffisante pour décrocher les petits dépôts.
La détection d'obstacles est nettement moins impressionnante. Le robot n'a pas reconnu les petits objets placés sur son trajet, notamment un masque et des jouets de piscine. Mieux vaut donc ne rien laisser trainer au fond avant de lancer un cycle.
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Le cliqueur fonctionne bien et se montre plus pratique que le crochet à la fin d'un programme. Il suffit de le secouer dans l'eau pendant quelques secondes. Le robot se réveille et grimpe alors le long d'une paroi et attend à la ligne d'eau. Pendant une session, une première utilisation interrompt le programme et une seconde déclenche la remontée.
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NettoyageIl ne laisse pas grand-chose au fond
Le Dolphin EON 120d s'est montré particulièrement efficace sur le fond. Les feuilles déposées dans le bassin ont été aspirées sans difficulté et le robot a également récupéré le sable et les petites particules répartis sur son trajet. Après un cycle complet, nous n'avons pas retrouvé de zone contenant encore un amas significatif de débris.
Son débit d'aspiration de 15 m3/h n'est pas le plus élevé du marché, mais l'ouverture large et la couverture régulière compensent cette valeur assez modeste. Quelques particules peuvent être déplacées lors du premier passage, mais elles finissent généralement par être récupérées lors du suivant.
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Le filtre DebrisLock de 14 microns constitue l'un des principaux avantages du EON 120d. Sa finesse permet de retenir le sable et des particules bien plus petites que celles capturées par les paniers à mailles classiques. Nous n'avons pas observé de rejet visible pendant les sessions. Le système de rétro-lavage déplace progressivement les débris vers un compartiment séparé, ce qui doit éviter qu'ils ne ressortent lorsque le débit s'interrompt.
Les parois et la ligne d'eau sont elles aussi correctement traitées. Le robot monte franchement, reste en appui plusieurs secondes pour décrocher les saletés peu incrustées. Comme toujours, les dépôts gras ou calcaires anciens réclameront encore une intervention manuelle.
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L'EON ne nettoie en revanche pas la surface. Les feuilles flottantes, insectes et poussières restent donc à la charge de l'épuisette ou d'un robot spécialisé.
EntretienAuto-nettoyant, mais pas autonome
Le panier de 5 l est accessible par une large trappe située sur le dessus du robot. Une poignée permet de le soulever sans devoir retourner l'appareil, puis de l'emporter jusqu'à une zone de rinçage. Sa capacité se montre suffisante pour plusieurs sessions d'entretien courant.
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L'entretien est en revanche moins simple que celui d'un panier à mailles. Les feuilles et les gros débris se retirent rapidement, mais le sable a tendance à s'accumuler dans les rebords et le compartiment du DebrisLock. Il faut rincer soigneusement les deux parties pour tout évacuer.
Maytronics recommande également un nettoyage plus approfondi environ une fois par mois. Les panneaux en accordéon peuvent être démontés pour être rincés séparément. L'opération ne présente pas de difficulté particulière, mais les particules coincées entre les plis demandent un peu de patience. Le filtre très fin améliore la qualité du nettoyage, au prix d'un entretien plus long que celui du panier de 70 microns fourni avec le EON 100.
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AutonomieQuatre heures trente sous l'eau
La batterie de 9600 mAh du Dolphin EON 120d lui permet de fonctionner pendant 4 h 30 min, une durée retrouvée durant nos essais. Le mode UltraRun exploite différemment cette réserve d'énergie en la répartissant sur plusieurs sessions courtes pendant une ou deux semaines. La fonction peut être pratique en période d'absence.
Une recharge complète demande environ 4 h 30 min. Le temps reste raisonnable au regard de l'autonomie. Le EON 100 tient pour sa part environ 3 h et se recharge en 3 h 30 min, conséquence logique de sa batterie plus petite.
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Points forts
Filtration de 14 ou 70 microns selon modèle de panier.
Nettoyage du fond satisfaisant.
Nombreux modes et types de déplacements.
Gestion des marches et plateformes immergées.
Retour en surface sans crochet, choix du côté.
Points faibles
Panier Debrislock (120D) moins simple à nettoyer.
Cliqueur en option sur le modèle Eon 100.
Ne reconnait pas les petits obstacles (jouets).
Pas de station de charge.
Maytronics Dolphin Eon 100/120D : Notre avis complet
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
Les Dolphin EON 120d tient sa principale promesse : il ne s'arrête pas au pied des marches. Il parvient à parcourir les plateformes immergées, grimpe efficacement aux parois et assure une bonne couverture du fond. L'application propose de nombreux réglages, tandis que le Cliqueur facilite réellement la récupération du robot. Son autonomie de 4 h 30 min permet enfin d'envisager de longs cycles ou plusieurs sessions espacées. Le robot reste un peu lourd et encombrant et doit être branché directement faute de station de charge. Le panier DebrisLock demande également davantage de soin qu'un filtre classique. Malgré cela, le Dolphin EON 120d se montre efficace et polyvalent, avec une gestion des marches appréciable. Le EON 100 conserve l'essentiel de ces qualités pour 300 € de moins, mais au prix d'une filtration moins fine, d'une autonomie moindre et du Cliqueur vendu séparément.
Face à la concurrence
À tarif proche, le Beatbot Sora 70 pourra séduire ceux qui veulent aussi nettoyer la surface et profiter d’un grand panier, tandis que le Wybot C2 Vision intéressera davantage par son format compact et son mode de détection ciblée des débris.
Sous-Notes
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Ergonomie
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Navigation
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Nettoyage
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Entretien
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Autonomie