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TES Canada : le PQ s’attaque à la position de Fréchette

Si partager des désaccords unit parfois les gens, ce n’est pas le cas du Parti Québécois (PQ) et de Christine Fréchette, qui partagent tous deux une aversion au projet d’éolienne de TES Canada en Mauricie. Le d...

Si partager des désaccords unit parfois les gens, ce n’est pas le cas du Parti Québécois (PQ) et de Christine Fréchette, qui partagent tous deux une aversion au projet d’éolienne de TES Canada en Mauricie.

Le député de Jean-Talon et porte-parole du Parti Québécois en matière d’Énergie, Pascal Paradis, accompagné des candidats péquistes de la région, a tenu une mêlée de presse jeudi pour critiquer  l’intérêt soudain  de la première ministre pour l’acceptabilité sociale du projet d’éoliennes de TES Canada en Mauricie.

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Cette dernière a déclaré, lors de la présentation des candidats caquistes en Mauricie, que sans acceptabilité sociale, le projet ne pourrait voir le jour.

Selon lui, cette prise de position est surprenante :  ses propos sont aussi soudains que sa candidature ici dans Trois-Rivières , a-t-il affirmé.

 Un manque de constance 

M. Paradis prétend d’ailleurs avoir échangé à plusieurs reprises avec Mme Fréchette à l’époque où elle était ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, soulignant qu’elle qualifiait alors l’initiative d’ excellent projet .

En novembre 2025, alors qu’elle occupait toujours ses fonctions de ministre, Christine Fréchette présentait le chantier de TES Canada en Mauricie comme  un excellent projet , soulignant qu’il faisait l’objet de discussions avec les élus locaux.

Au même moment, le gouvernement caquiste, toujours sous les rênes de François Legault, avait affirmé qu’il maintenait son appui au projet controversé d’usine d’hydrogène et de parc éolien de TES Canada en Mauricie malgré une série de référendums aux résultats négatifs.

D’ailleurs, Pascal Paradis n’a pas manqué de dresser un parallèle entre la CAQ de François Legault et celle de Christine Fréchette, intervertissant même à l’occasion leurs noms de famille et nommant fréquemment les deux chefs l’un après l’autre.

Revisitant ce changement de cap, le député péquiste a lancé :  ça, c’était la Christine Fréchette avant qu’elle ne se présente à Trois-Rivières .

Pascal Paradis reproche à la première ministre  un manque de constance , mentionnant son appui initial pour le projet.  Sa seule constance c’est l’inconstance , a-t-il lancé.

Quel serait l’avenir du projet sous un gouvernement péquiste ?

Interpellé sur l’avenir du dossier si le PQ formait le prochain gouvernement, Pascal Paradis choisit de ne pas bousculer l’échéancier actuel et s’en remet au processus du BAPE déjà enclenché. Une approche qui s’inscrit dans la continuité de la démarche d’évaluation environnementale, déjà amorcée sous le gouvernement caquiste.

En effet, le ministre de l’Environnement a donné le mandat au BAPE de tenir une consultation publique sur le dossier mauricien.

 Il va y avoir un processus au BAPE et on va laisser le BAPE faire son travail , a-t-il précisé.

Toutefois, le député demeure particulièrement sceptique quant aux chances d’évaluation positive du projet :  On a analysé le projet et on ne voit pas comment le BAPE peut en arriver à une conclusion différente sur l’acceptabilité sociale… 

Contre le projet de TES Canada, pour le privé

Bien que le PQ s’oppose vivement au projet de TES Canada en Mauricie, il ne ferme pas la porte à d’autres filières éoliennes privées.

Selon lui, une filière éolienne privée peut bien s’ancrer au Québec, à condition qu’elle reçoive de l’acceptabilité sociale.

M. Paradis précise toutefois que la formation politique ne s’oppose pas d’emblée à tout projet éolien, citant en exemple le modèle de l’Alliance de l’énergie de l’Est. Selon lui, cette initiative a fait ses preuves en demeurant à l’écoute des experts, de la population et des communautés autochtones.

 Le Québec, par l’entremise d’Hydro-Québec et des autorités locales, doit avoir l’initiative de ces projets-là, dans lequel il peut y avoir participation des entreprises privées et des communautés autochtones , souligne-t-il.

Sollicité pour une entrevue, le cabinet de la première ministre a plutôt renvoyé à une publication du ministre Bernard Drainville sur le réseau social X.

Notre position concernant le projet de parc éolien de TES Canada a toujours été claire : l’acceptabilité sociale est une condition essentielle à sa réalisation, avait-il écrit le 11 août dernier.

Nous l’avons dit à plusieurs reprises, autant au Salon rouge que dans les médias. Même si le projet peut présenter des bénéfices sur le plan de la transition énergétique, ceux-ci ne peuvent pas se faire au détriment de l’acceptabilité sociale. Le BAPE permettra justement aux citoyens de s’exprimer, de faire entendre leurs préoccupations dans les prochains mois, et contribuera à mesurer le niveau d’acceptabilité sociale. Les citoyens de la Mauricie doivent, et seront entendus, avait ajouté M. Drainville.