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TEMOIGNAGE. “Depuis le 17 août, mon mari est à l’hôpital, on soupçonne qu’il est atteint du virus West Nile”, près de Toulouse l’inquiétude d’un couple qui venait de rentrer de vacances

Didier, 56 ans, habitant de Saint-Lys (Haute-Garonne), au sud-ouest de Toulouse, est revenu de vacances en ayant manifestement contracté le virus West Nile, également nommé "fièvre du Nil occidental". Depuis le 17 août, il est soigné à l'hôpital Purpan à Toulouse et son état ne s'améliore pas vraiment, confie Valérie, son épouse. Elle veut aussi témoigner pour dire qu'elle aurait aimé qu'on lui "dise qu'il fallait faire attention aux piqûres de moustiques cette

l'essentiel Didier, 56 ans, habitant de Saint-Lys (Haute-Garonne), au sud-ouest de Toulouse, est revenu de vacances en ayant manifestement contracté le virus West Nile, également nommé "fièvre du Nil occidental". Depuis le 17 août, il est soigné à l'hôpital Purpan à Toulouse et son état ne s'améliore pas vraiment, confie Valérie, son épouse. Elle veut aussi témoigner pour dire qu'elle aurait aimé qu'on lui "dise qu'il fallait faire attention aux piqûres de moustiques cette année, mon mari aurait peut-être évité ce qu'il lui arrive."

Après la contamination par le virus West Nile, également nommé "Fièvre du Nil occidental", d'un habitant de 75 ans de Saint-Sulpice-sur-Lèze (Haute-Garonne), le 22 août, c'est cette fois un habitant de Saint-Lys, à vingt kilomètres à vol d'oiseau au sud-ouest de Toulouse, qui se retrouve dans la même situation. C'est l'un des trois cas reconnus par l'Agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie en Haute-Garonne et publiés dans le dernier bulletin de Santé publique France. Une troisième personne infectée serait domiciliée à Seysses.

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Une période d'incubation qui varie

Didier, 56 ans, est revenu de vacances à la mi-août en ayant manifestement contracté ce virus pour lequel il n'existe aucun vaccin. Le patient n'est pas totalement fixé sur son sort, car le West Nile a une période d'incubation généralement comprise entre deux et six jours, mais elle peut s'étendre jusqu'à quatorze jours, voire vingt et un jours chez les personnes immunodéprimées. Ce qui est le cas de Didier, chargé d'affaires dans le privé, qui suit un traitement d'immunothérapie après avoir subi une chimiothérapie jusqu'en septembre 2025.

"On lui a détecté une méningo-encéphalite"

Valérie, son épouse qui souhaite témoigner anonymement, se dit très inquiète de l'état de santé de son mari, hospitalisé depuis le 17 août à l'hôpital Purpan à Toulouse. "Il a eu les premiers symptômes le 13 août, nous étions en vacances en Espagne entre Barcelone et Tarragone, explique-t-elle. Il avait de la fièvre, ressentait de la fatigue, des nausées, on a pensé à une grippe. Mais comme il est immunodéprimé, son état s'est rapidement dégradé. Il devenait confus, avait du mal à marcher, à trouver ses mots. En rentrant à Saint-Lys, le médecin lui a prescrit une prise de sang, et ensuite il lui a conseillé d'aller aux urgences. Là, après une ponction lombaire, on lui a détecté une méningo-encéphalite." Une maladie plutôt grave qui se caractérise par une inflammation simultanée des méninges et du cerveau. Ce virus a été isolé pour la première fois en 1937 dans le district de West Nile en Ouganda, d’où son nom.

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"Il a des difficultés à marcher..."

"Depuis qu'il est à l'hôpital, il a un peu récupéré, mais il n'y a pas de traitement contre ce virus, se désole Valérie. On lui a fait des transfusions d'anticorps, mais c'est très compliqué. Il a encore des difficultés à marcher et il se plaint de douleurs à la tête. Dimanche dernier, il a eu à nouveau de la fièvre. J'aurais aimé, avant qu'on parte en vacances, qu'on nous dise qu'il faut faire attention aux piqûres de moustiques. Mon mari aurait peut-être évité ce qu'il lui arrive".

"56 cas autochtones en France"

Dans son dernier bulletin d'information, Santé publique France fait état de "56 cas autochtones d’infection au virus West Nile en France hexagonale, soit 17 cas de plus que la semaine précédente, dont trois en Haute-Garonne". Un chiffre amené à évoluer, estiment les professionnels de santé. L'ARS rappelle : "La fièvre du Nil occidental est un virus qui se transmet accidentellement aux hommes et aux chevaux par l’intermédiaire de moustiques essentiellement du genre Culex, le réservoir naturel étant constitué par les oiseaux et les moustiques. Il n’y a pas de transmission interhumaine, ni de transmission du virus d’homme à homme via le moustique. Dans les zones tempérées, la transmission de ce virus est saisonnière, lors de la période d’activité des moustiques (mai à novembre)".