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Taxe foncière 2026 : le Tarn-et-Garonne dans le top 5 des départements les plus ponctionnés

Le Tarn-et-Garonne figure au cinquième rang des départements les plus impactés par la taxe foncière, notamment pour le foncier bâti. Un record paradoxal dans un territoire plus pauvre que la moyenne.

l'essentiel Le Tarn-et-Garonne figure au cinquième rang des départements les plus impactés par la taxe foncière, notamment pour le foncier bâti. Un record paradoxal dans un territoire plus pauvre que la moyenne.

Le Tarn-et-Garonne est très loin d’émarger parmi les départements les plus riches de France, mais il fait partie du top 5 en matière de taxes, notamment sur le foncier bâti qui s’appuie sur un vote des mairies et la valeur locative cadastrale d’un logement, un dispositif désuet qui remonte... à 1970.

Au plan national, selon la plateforme orka.org qui a analysé les chiffres de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), le taux de base s’établit à 36 % mais il atteint une moyenne de 42,92 % en Tarn-et-Garonne avec des disparités énormes en fonction des secteurs géographiques.

Au palmarès, c’est logiquement Montauban qui frappe le plus au porte-monnaie avec un taux de 61,9 %. Suivent de près des villes comme Montech (61,7 %), Caussade (58 %), ou encore Castelsarrasin et Moissac (57,9 %).

En bas de l’échelle, c’est à Dunes que la douloureuse est la plus supportable (28,9 %). En 2026, 11 communes sur les 195 que compte le département ont augmenté leurs taux, mais elles sont plus nombreuses si l’on se fie à la période 2021-2026. C’est là qu’on trouve des pourcentages à deux chiffres avec en tête de liste Bressols (+ 17,1 %), Mansonville (13,8 %), Corbarieu (12,7 %), Malause et Espinas (11,3 %) ou Montbeton (+ 10 %).

À l’inverse, d’autres mairies, plus rares celles-là, ont fait le choix d’infléchir leurs taux, à l’instar de Cordes-Tolosannes (- 8,7 %), Lizac (- 5,4 %) ou Monteils (- 5 %).

130 000 € d’autofinancement sur un budget de 4,5 M€ à Bressols

Derrière ces chiffres bruts, se cache une réalité en forme de quadrature du cercle pour les élus. "Notre dotation globale de fonctionnement est en chute libre. À Bressols, nous percevons 230 000 euros de l’État alors que des villes de notre strate comme Beaumont-de-Lomagne et Montbeton touchent respectivement 1,4 M€ et 600 000 €. Le fait majeur, c’est la suppression de la taxe d’équipement avec des compensations qui ne sont pas à la hauteur", déplore le maire de Bressols, une commune réputée aisée, assertion que l’élu repousse avec véhémence.

"Aujourd’hui, je n’ai pas d’autre choix que d’augmenter, d’autant que le revenu moyen par habitant est relativement élevé mais la commune est loin d’être riche. Je serre les boulons de tous côtés, je suis le seul policier municipal, j’ai supprimé deux postes d’adjoints et deux conseillers municipaux délégués mais sur un budget de 4,5 M€, je dégage péniblement 130 000 euros d’autofinancement. Or, c’est sur ce chiffre que se basent les banques pour prêter de l’argent..."

"Un geste pour aider les administrés"

D’autres ont réussi le tour de force de diminuer la pression. Ainsi en est-il à Cordes-Tolosannes, en bord de Garonne. "Depuis plusieurs mandats, les finances de la commune sont saines, la dette n’est pas trop importante, explique le maire, Olivier Sevegnes. Dès le mandat précédent, devant une conjoncture très compliquée, on a décidé de faire un geste pour aider les administrés. On a baissé les taux de la part communale deux fois avant de rester stable. Dans nos petites communes, nous sommes moins impactés par la baisse des dotations. Malheureusement, en parallèle, l’intercommunalité a augmenté et l’État révise également ses bases à la hausse chaque année." Rappelons que la date limite de paiement est fixée au 15 octobre.