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Guerre commerciale : tarifs et contre-tarifs au menu

Le premier ministre Mark Carney a affirmé, trois jours après l’échec des négociations avec Washington, que les Américains veulent détruire nos grandes industries, y compris l’industrie de l’automobile, de l’aci...

Le premier ministre Mark Carney a affirmé, trois jours après l’échec des négociations avec Washington, que les Américains veulent détruire nos grandes industries, y compris l’industrie de l’automobile, de l’acier et de l’aluminium, avec des [conditions] de négociations qui ne sont pas équitables.

Le premier ministre Mark Carney en point de presse à Lévis le 24 août 2026.

Le premier ministre Mark Carney en point de presse à Lévis le 24 août 2026.

Photo : Radio-Canada

M. Carney s’est exprimé sur le conflit commercial lors d’un point de presse annonçant un investissement de 11 milliards $ pour la construction de six nouveaux navires brise-glace au chantier maritime Davie, à Lévis.

Il avait précédemment souligné que le Canada a travaillé sans relâche et de bonne foi avec les États-Unis pour négocier un nouvel accord commercial, mais qu’il ne pouvait ni accepter ce que les États-Unis avaient proposé ni leur donner ce qu’ils avaient demandé.

Le premier ministre a par ailleurs dit trouver surprenante, dans ce contexte, cette idée de déchirer le meilleur partenariat dans le secteur automobile de l’histoire, en réponse à la menace de tarifs douaniers ciblant le secteur automobile lancée par Donald Trump lundi sur son réseau Truth Social.

Quel est le message que ça envoie aux travailleurs en Ohio, au Michigan, en Alabama, qui dépendent du Canada?, a ajouté M. Carney. Nos achats d’automobiles américaines sont plus grands que ceux de l'Union européenne, du Japon [ou] de la Corée.

Mark Carney précise qu'une entente est toujours possible entre deux pays souverains, et qu'il a encore des cartes dans son jeu.

Nous sommes des fournisseurs d'énergie, de minéraux critiques, de produits clés dans les chaînes d'approvisionnement. Nous serons calmes, positifs, et nous allons coopérer pour créer [des emplois].

Carney répond à Greer

Le premier négociateur des États-Unis avec le Canada, le représentant au commerce Jamieson Greer, a mentionné plus tôt lundi que les exigences canadiennes en matière de protection du français étaient une « drôle de fausse histoire » en entrevue sur une chaîne américaine.

Mark Carney lui a répondu qu'il s'agissait d'un fait qui n'était pas drôle, et qui constituait un droit fondamental au Canada, bien que Washington les traite comme des irritants.

Oui, c'est une question de découvrabilité sur les plateformes qui a contribué à faire chavirer les négociations avec Washington aux toutes dernières minutes, a réitéré le premier ministre, qui l'avait aussi évoqué samedi.

La blague est finie, ce n'est pas amusant. C'est un droit.