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Suisse. « Je ne comprends pas ce qui m’arrive » : piqué par une tique, il devient allergique à la viande rouge

Ce jeune sportif suisse avait ressenti des démangeaisons et des difficultés à respirer lors d'un footing, sans savoir ce qui lui arrivait. La rédactio...

Ce jeune sportif suisse avait ressenti des démangeaisons et des difficultés à respirer lors d'un footing, sans savoir ce qui lui arrivait.

La rédaction -

Aujourd’hui à 19:35 | mis à jour aujourd’hui à 19:47

Le syndrome alpha-gal est une allergie à la viande de mammifère liée à certaines morsures de tiques. Photo d'illustration Sipa
Le syndrome alpha-gal est une allergie à la viande de mammifère liée à certaines morsures de tiques. Photo d'illustration Sipa

En août 2019, Tibor, un jeune sportif suisse, part faire un footing. Mais en pleine séance, il commence à ressentir des démangeaisons et peine à respirer. « C’est la première fois que ça m’arrive », explique-t-il auprès de Blick. « Sur le moment, j’ai vraiment peur, je ne comprends pas ce qui m’arrive », ajoute le jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. De retour chez lui, il est couvert « de plaques ». Il se rend donc chez un allergologue dès le lendemain, qui l’interroge sur ce qu’il a mangé dans les heures précédant sa course. Réponse : des lasagnes. Un deuxième rendez-vous est fixé. Entre-temps, Tibor revit un épisode similaire lors d’une sortie à vélo, après avoir mangé des légumes farcis au bœuf haché.

Cette fois, les examens permettent de trouver le problème : le syndrome alpha-gal, une allergie à la viande de mammifère liée à certaines morsures de tiques. En Europe, l’Ixodes ricinus est la plus répandue. Dans leur salive se trouve un sucre particulier, explique auprès de Blick l’allergologue Guillaume Buss. Le système immunitaire de certaines personnes peut fabriquer des anticorps contre ce glucide, ce qui peut provoquer une réaction allergique après avoir mangé de la viande rouge.

Lueur d'espoir

Le jeune sportif a dorénavant adapté son régime alimentaire. « Je fais des crises uniquement lorsque je fais un effort important et si j’ai mangé de la viande de mammifère dans les 24 heures » avant, explique-t-il. Il limite donc fortement la viande rouge, en la privilégiant uniquement avant ses jours de repos car il s’entraîne « cinq à six jours par semaine ». Il consomme plutôt du poisson ou autre sortes de protéines.

Mais une lueur d'espoir existe. « En évitant les nouvelles morsures, le taux d’IgE spécifique pourrait diminuer progressivement avant de disparaître, ce qui pourrait permettre la réintroduction prudente de la viande de mammifère », explique Guillaume Buss. Désormais, Tibor ne sort jamais sans ses pilules antihistaminiques et son EpiPen, sorte de stylo auto-injecteur contenant de l’adrénaline.

>> Lire l'article de Blick.