Sue Piller: «Je ne veux pas être la prochaine Lara Gut-Behrami»
Publié23. octobre 2026, 22:05Ski alpinSue Piller ne veut pas être la «prochaine Lara Gut-Behrami»Qui marchera dans les pas de la légende tessinoise? La Fribourgeoise semble être une candidate toute désignée. Ma...
Publié23. octobre 2026, 22:05
Ski alpinSue Piller ne veut pas être la «prochaine Lara Gut-Behrami»
Qui marchera dans les pas de la légende tessinoise? La Fribourgeoise semble être une candidate toute désignée. Mais elle ne le souhaite pas, et pour une bonne raison.

Nino Vinzens, Sölden/rca
La Singinoise de 21 ans disputera «seulement» sa 13ᵉ course de Coupe du monde dans l’Ötztal autrichien ce samedi. Son bilan est jusqu’ici parfaitement équilibré: six fois dans les points, six fois repartie sans rien. «Mon objectif pour cet hiver est clairement de faire pencher ce bilan du bon côté», explique Sue Piller avant le coup d’envoi de la saison 2026/2027.
La saison passée, la jeune athlète avait surgi d’un peu nulle part pour prendre la sixième place du géant de Špindlerův Mlýn, en République tchèque. «Il m’arrive encore d’y penser. Cette course est surtout devenue une référence pour moi dans mon travail mental», raconte-t-elle. Mais après cette explosion au plus haut niveau, elle est brièvement tombée dans un creux. «Après cette sixième place, j’ai commencé à ne me définir qu’à travers mes résultats. Toute mon attention était focalisée sur eux. J’avais l’impression de devoir confirmer et je ne me concentrais pas assez sur moi-même.»
Elle a remarqué qu’elle devenait impatiente. «Pas seulement en ski, aussi avec les autres. Et surtout avec moi-même. Je ne me sentais alors plus bien dans ma tête.» Après quelques courses moins réussies, elle est heureusement sortie de cette spirale.
Sue Piller nourrit de grandes ambitions. Enfant, elle écrivait «championne olympique» comme métier de rêve dans ses carnets, a-t-elle raconté un jour à Blue. Son beau-père et entraîneur, Fred Labaune, avait dit d’elle: «Le caractère de Sue ressemble un peu à celui de Lara Gut-Behrami. Elle n’a pas non plus de filtre. Si quelque chose ne va pas, cela ne va pas, et elle dit simplement non.»
Interrogée à ce sujet avant la course de Sölden, elle a souri: «Cela m’a un peu surprise qu’il dise cela. Je suis certainement très directe et honnête, mais Lara l’était encore un peu plus.» Mais finalement, elle a donné un peu raison à son beau-père: «Je sais exactement ce que je veux et ce dont j’ai besoin. Elle aussi, sans doute.»
La jeune athlète a toutefois précisé: «Je ne veux pas marcher dans les pas de Lara. Elle a eu sa propre carrière et elle était une skieuse fantastique. Elle était aussi vraiment cool comme personne, même si je ne la connaissais pas très bien.» La Fribourgeoise a ajouté en riant qu’elle était elle-même fan de la Tessinoise. «Je veux simplement construire ma propre carrière et suivre mon propre chemin. Mon objectif n’est pas du tout de devenir la prochaine Lara Gut-Behrami.»
Elle ne cherche donc pas non plus à imiter ses modèles sur les skis. «Camille Rast, par exemple, skie de manière géniale. Mais je ne pourrais jamais le faire comme elle. Je peux regarder ses vidéos et analyser pourquoi elle va vite. Mais je n’essaie pas de la copier. Je veux être aussi rapide que possible avec mon propre style.» Assez rapide pour qu’un jour, Sue Piller ne porte pas seulement les anneaux olympiques sur la peau (elle les a tatoués), mais aussi une médaille d’or autour du cou.

Nino Vinzens, Sölden/rca
Nino Vinzens (nvi) travaille depuis 2024 pour 20 Minuten. Il est principalement spécialisé dans les domaines du football et du ski.
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