Succès pour le folk festival de Marsinne à Héron : “On repasse dans le vert”
Le folk festival de Marsinne était de retour pour sa 33e édition. Avec un beau succès qui permet aux organisateurs de revenir dans les clous financiers. Parmi les artistes présents, Simon Laffineur, un Wasseigeois.
Cela fait 33 éditions que le Folk festival de Marsinne bat son plein à Héron. Cette année encore, l'événement était un franc succès, rassemblant des amateurs de musique folk venus de pays très lointains. Parmi les visiteurs, on retrouvait des Anglais, des Suédois, des Bretons ou encore des Hollandais. Pendant tout le week-end, la musique a pris le contrôle du petit village héronnais et sur le site, les personnes présentes étaient en communion à travers des sonorités, des chants et des danses sociales.
"Un ouf de soulagement lors des préventes"
Si l'édition 2025 avait été moins conséquente en termes de public présent, cette année-ci rattrape l'affaire et permet à Aurélie Giet et à toute son équipe de bénévoles de repasser dans le vert. "Nous sommes toutes bénévoles, confie l'organisatrice. On ne peut pas générer moins de coûts que ça. Il y a toujours ce ouf de soulagement lorsqu'on atteint un certain nombre de préventes qui nous garantissent que nous ne perdrons pas d'argent."
Ce festival particulier est le plus gros et le plus ancien de Wallonie. Réunissant plus de 3 000 personnes chaque année, c'est un rendez-vous difficile à manquer pour les artistes de ce registre musical. Parmi tous ces artistes internationaux ayant fait le déplacement, certains, eux, avaient seulement besoin de prendre la voiture pour rejoindre le site. C'est le cas de Simon Laffineur, Wasseigeois et grand habitué du festival. "Ce qui fait la particularité de cet événement, c'est déjà l'accueil des organisatrices qui est super. Aussi, ça reste un festival à taille humaine. C'est très agréable de jouer ici. Les programmatrices font aussi un vrai travail d'éclectisme et représentent divers pans de la musique folk. Cette année, il y a même un groupe Cajun, représentant la musique de Louisiane. La particularité belge c'est d'avoir une ouverture sur le répertoire européen. Cet éclectisme favorise grandement la découverte de nouvelles sonorités, de nouvelles danses."
De la danse folk à la musique folk
Simon Laffineur joue actuellement dans un groupe de trois, avec deux autres artistes anglais. Issu d'un parcours de guitare classique, il tombe sous le charme de la musique folk lorsqu'il la découvre. "J'ai appris quelques danses et j'y ai pris goût. Une fois qu'on connaît les danses, on a envie de jouer les musiques sur lesquelles elles se pratiquent."
Venu quatre fois sur place en tant qu'artiste, Simon est aussi un visiteur habitué en tant que simple spectateur. "La musique folk, c'est un petit monde mais lorsqu'on rentre dedans, on découvre une immensité de possibilités artistiques."
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