thejournalofsierraleonestudies.com

Spider-Man peut-il sauver l’univers cinématographique Marvel ?

"De grands pouvoirs engendrent de lourdes responsabilités" : l'assertion issue de l'adaptation du Spider-Man signée en 2001 par Sam Raimi hante chaque nouvel opus des aventures du super-héros new-yorkais. Prése...

"De grands pouvoirs engendrent de lourdes responsabilités" : l'assertion issue de l'adaptation du Spider-Man signée en 2001 par Sam Raimi hante chaque nouvel opus des aventures du super-héros new-yorkais. Préservé des yeux de la presse, jusqu'au 28 juillet, Spider-Man : Brand New Day de Destin Daniel Cretton ne fait pas exception.

Le réalisateur de Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux (2021), respectable mais vaine tentative d'ouvrir l'univers cinématographique Marvel (MCU) à des nouveaux horizons, a relevé un nouveau défi : succéder à Jon Watts, dont les trois Spider-Man avec Tom Holland (2019-2021) sont une des trilogies les plus rentables de l'histoire (près de 4 milliards de dollars de recettes).

Le retour de Tom Holland dans ce 38e film du MCU résume les paradoxes et les impasses d'une (plus si) lucrative franchise en panne de renouvellement. Depuis Avengers : Endgame (2019), Marvel Studios a multiplié les contre-performances.

Spider-Man : Brand New Day, le b.a.-ba d'une suite très attendue

Un super-héros partagé

Faute d'avoir trouvé un nouveau pilier pour porter sa saga, le producteur Kevin Feige, deus ex machina du MCU, mise sur le super-héros sous licence cinématographique au sein d'un autre studio. Sony, détenteur des droits d'adaptation depuis 1997, les conservera aussi longtemps qu'un nouvel opus est produit (dans un délai maximum de 69 mois).

Au terme d'un deal sans précédent entre les deux studios, le Spidey version Tom Holland pirouette dans le MCU depuis Captain America : Civil War (2016), tout en voltigeant chez Sony dans la franchise à son nom.

Tom Holland rendosse donc le collant bleu et rouge pour la 7e fois en dix ans (dont deux Avengers et quatre Spider-Man). Le couple glamour qu'il forme à la ville comme à l'écran avec Zendaya passe cet été de l'homérique Odyssée de Christopher Nolan aux demi-dieux de Marvel – à voir dans quelle Olympe, ils auront le plus de succès.

Piégé dans la toile

L'affection que le public porte à l'acteur britannique est à l'aune de la popularité du jeune super-héros, créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Steve Ditko en 1961. Son arc narratif est celui d'un éternel récit d'initiation dans lequel Peter Parker doit se dépasser. La jeunesse du personnage permet, en outre, de le camper dans son époque, comme l'ont démontré les films d'animation Into the Spider-Verse de Joaquim Dos Santos et Kemp Powers, calibrés pour la Gen Z.

Tom Holland, désormais trentenaire, a donc la "grande responsabilité" d'entretenir la flamme de ce qu'il reste de fans au MCU, au risque de se retrouver piégé dans la toile. Les précédents de carrières plombées par une association trop forte à un rôle emblématique ne manquent pas – à commencer au sein du MCU.

Même Robert Downey Jr, dont la carrière a été relancée par son incarnation de Tony Stark/Iron Man, rempile dans le MCU, mais sous un nouveau masque de fer, celui du machiavélique Docteur Doom (ou Fatalis pour les vieux lecteurs des comics originels en français).

On ne compte d'ailleurs plus les noms du ban et de l'arrière-ban de toute la saga au générique des prochains Avengers : Doomsday (2026) et Avengers : Secret Wars (2027), jusqu'à d'anciennes gloires de franchises pré-MCU, tels que les X-Men. Brand New Day promet-il vraiment d'un renouveau ?

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.