Sous pression américaine, le G7 va libérer 100 millions de barils, notamment de diesel
Une annonce qui a de quoi satisfaire Washington. “Les pays du G7 et leurs partenaires prévoient de mettre sur le marché jusqu’à 100 millions de barils provenant de leurs réserves d’urgence de pétrole et de gazo...
Une annonce qui a de quoi satisfaire Washington. “Les pays du G7 et leurs partenaires prévoient de mettre sur le marché jusqu’à 100 millions de barils provenant de leurs réserves d’urgence de pétrole et de gazole, clôturant ainsi une semaine marquée par une pression croissante de la part de l’administration Trump pour faire baisser les prix des carburants qui s’envolent”, rapporte Bloomberg ce 2 octobre.
La veille, Politico révélait que le gouvernement américain avait demandé aux pays européens “de mettre sur le marché une grande partie des réserves stratégiques de diesel de l’Union européenne”, un plan présenté “comme une alternative à la menace du président Donald Trump d’interdire purement et simplement les exportations de diesel en provenance des États-Unis”. La menace avait de quoi susciter l’inquiétude en Europe, note le site d’information, le diesel américain représentant plus de la moitié des importations de ce carburant sur le continent.
Selon The New York Times, le diesel et les carburants apparentés pèsent pour environ 28 % dans la demande mondiale de pétrole. Et “leur approvisionnement a été particulièrement limité, car les frappes militaires contre les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient et en Russie ont gravement endommagé les raffineries, réduisant ainsi la capacité mondiale à transformer le pétrole en carburants destinés aux consommateurs”, précise le quotidien.
Sujet de préoccupation majeure
Résultat, explique Bloomberg, les prix du diesel, carburant “indispensable aux transports, à l’agriculture et à l’industrie”, “ont grimpé en flèche”, une hausse qui s’est transformée en “sujet de préoccupation politique pour le président Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat américaines”, qui se tiendront le 3 novembre et s’annoncent cruciales pour le camp républicain.
“L’Europe vient d’accepter de mettre à disposition une quantité considérable de son stock important de diesel”, s’est réjoui Donald Trump sur son réseau Truth Social, ce 2 octobre. De son côté, le président français Emmanuel Macron s’est félicité que le G7 se soit “engagé à ce qu’il n’y ait aucune interdiction à l’export. Le président Trump a été très clair sur ce point”.
Citant un haut responsable à la Maison-Blanche, CBS News souligne que Donald Trump s’était entretenu avec son homologue français jeudi soir, le 1er octobre, puis avec les dirigeants du G7 le 2 octobre au matin. À la suite de leur réunion virtuelle, l’Élysée a publié un communiqué conjoint dans lequel ses membres assurent que “les préoccupations de nos concitoyens concernant les prix de l’énergie restent une priorité absolue”.
Le G7, rappelle CBS News, est un forum réunissant les chefs d’État ou de gouvernement de sept des économies les plus développées : l’Allemagne, le Canada, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis, auxquels s’ajoute l’Union européenne “en tant que membre non mentionné explicitement”.