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Soupçons sur le concours d’internat de médecine : “Pas de preuve de fraude”, rassure Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine de Montpellier

"Il n’y a pas de preuve de fraude" au concours de l’internat de médecine, dont celui de Montpellier, indique Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine de Montpellier, présidente de la conférence nationale des doyens. Un document anonyme de 18 pages fait état de tricheries dans l’organisation des épreuves orales du concours, organisées les 2 et 3 juin derniers.

"Il n’y a pas de preuve de fraude" au concours de l’internat de médecine, dont celui de Montpellier, indique Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine de Montpellier, présidente de la conférence nationale des doyens. Un document anonyme de 18 pages fait état de tricheries dans l’organisation des épreuves orales du concours, organisées les 2 et 3 juin derniers.

Faut-il donner crédit au fichier anonyme de 18 pages, qui circule activement sur les réseaux sociaux depuis le 3 septembre, et qui fait état de tricheries dans l’organisation des Ecos (examen candidats au concours de l’internat de médecine), épreuves orales du concours de l’internat de médecine, dont celui de Montpellier ?

Selon l’étudiant(e) anonyme, certains étudiants auraient eu accès aux grilles d’évaluations des épreuves orales, facilitant ainsi la préparation à l’examen. 10 716 étudiants ont passé les Ecos cette année. Ils étaient organisés les 2 et 3 juin derniers. "10260 postes d’internes ont été ouverts pour le mois de novembre 2026, 15 % de plus que l’année dernière", précise Isabelle Laffont. Les accusations portent sur deux faits : des étudiants auraient eu accès aux grilles d’évaluation, et des sujets auraient "fuité".

Pas "d’incidents reportés"

"Il n’y a pas de preuve de fraude au concours", réagit fermement Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine de Montpellier et présidente de la conférence nationale des doyens, interrogée par Midi Libre"On a regardé les procédures, il n’y a rien d’anormal. Elles rendent la première hypothèse impossible. Les grilles d’évaluation sont transmises à 7 h aux évaluateurs, au moment où les étudiants sont isolés dans une salle dédiée", explique la doyenne, qui fait état d’une analyse de la situation des ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur, ainsi que du centre national de gestion (CNG).

Centaines d’étudiants qui auraient gagné 4000, 5000 ou 6000 places.

La doyenne évoque une "fake news"

Dans un communiqué, le CNG "confirme" par ailleurs "que la transmission sécurisée des sujets et des grilles de correction s’est faite dans le strict respect du cahier des charges défini et sans incidents reportés". Par ailleurs, l’analyse des résultats ne montre pas de "progression anormale" dans le classement, indiquent la doyenne et le CNG, en réponse aux accusations anonymes qui font état de "centaines d’étudiants qui auraient gagné 4000, 5000 ou 6000 places". Selon le CNG, "le pourcentage de candidats avec une progression de plus de 2000 places après la session d’Ecos est inférieur à 2 %", quelle que soit l’année. Rien d’anormal non plus de ce côté-là, selon Isabelle Laffont.

"Les résultats du concours de l’internat ne sont pas remis en cause", insiste Isabelle Laffont. Elle rappelle que les accusations portées ont "circulé dès le mois de juin", et n’hésite pas à parler de "fake news". "Pour les étudiants, c’est extrêmement déstabilisant", regrette-t-elle.