Sortie ciné. Karma : Guillaume Canet plonge Marion Cotillard dans un drame sectaire outrancier
Accueil Culture - Loisirs ...
- Accueil
-
Culture - Loisirs
-
Karma : Guillaume Canet plonge Marion Cotillard dans un drame sectaire outrancier
Karma, en salles ce mercredi, est un drame sectaire outrancier, dans lequel Marion Cotillard paraît jouer sa peau comme son personnage, sous la menace d’un tyran inquiétant qui a la carrure de Denis Ménochet.
Nathalie Chifflet -
Aujourd’hui à 07:45
- Temps de lecture :
Il y a derrière Karma, histoire d’une emprise et d’un endoctrinement à la violence éreintante, un rôle éprouvant écrit pour son actrice principale, par un auteur dont il fut longtemps le compagnon, père de ses enfants. Guillaume Canet rend une forme d’hommage tout en dévotion reconnaissante à l’actrice Marion Cotillard, qui se jette à corps perdu dans un personnage fait pour la performance. Un rôle entier et débordant, qu’il a voulu d’excès et de démesure, qui exige de son interprète l’abandon et le don de soi, dans le jeu des abîmes physiques et de la dévastation mentale. « J’avais cette frustration d’avoir travaillé avec une actrice que j’estime être une des plus grandes actrices au monde et de ne pas lui avoir offert un grand rôle », déclare l’acteur-réalisateur. « C’est très émouvant de pouvoir partager des moments sur un plateau où on raconte une histoire très forte, quand on est avec quelqu’un que l’on connaît aussi bien, avec qui on a partagé des choses fortes... »
Tout s’est passé comme si après avoir partagé l’affiche de films sympathiques, comme les comédies chorales dramatiques Les Petits mouchoirs et Nous finirons ensemble, ou encore celle du couple dans Rock’n’roll bourré d’autodérision, Guillaume Canet placerait enfin au centre de son cinéma Marion Cotillard, la mettrait à l’épreuve d’un premier rôle limite. « J’avais aussi le sentiment, en tant que metteur en scène, de ne pas avoir écrit de rôle féminin fort dans ma carrière et je trouvais ça intéressant d’avoir un film mené par une femme. »
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
« Je ne vais pas faire des films qu’avec les personnes avec qui je vis »
Marion Cotillard traverse Karma hagarde et terrorisée, rôle de Jeanne, espèce de sainte femme au passé trouble, qui la rattrape alors que son filleul de six ans disparaît mystérieusement. De retour dans sa communauté sectaire, elle retombe sous le joug d’un gourou fou, tyran démonstratif sans nuances, qui a la stature d’autorité du magistral Denis Ménochet. Les deux acteurs formidablement engagés n’y peuvent rien, mais l’intrigue tire en longueur, se perd hélas dans ses soubassements sordides et noueux, la violence conjugale, le fanatisme religieux, l’inceste poisseux.
Et après Karma ? « Rien ne m’interdit dans quelques années de proposer un film à Marion qu’elle acceptera ou pas », confie Guillaume Canet. « Rien ne nous en empêche. Je ne vais pas faire des films qu’avec les personnes avec qui je vis, enfin je n’espère pas, sinon ce serait inquiétant. »
Karma de Guillaume Canet, en salles dès ce mercredi 21 octobre. Durée : 2 h 20. Interdit aux moins de 12 ans.