En direct Social. Mobilisation du 24 octobre : Macron réunit un Conseil de défense, des apprentis policiers mobilisés samedi
À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, Emmanuel Macron reçoit ce vendredi les organisations lycéennes et préside un Conseil de défense. Sébastien Lecornu est attendu à Limoges. Suivez notre direct.
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À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, Emmanuel Macron reçoit ce vendredi les organisations lycéennes et préside un Conseil de défense. Sébastien Lecornu est attendu à Limoges. Suivez notre direct.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 08:26 | mis à jour aujourd’hui à 09:01
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Emmanuel Macron reçoit ce vendredi à 15 heures à l'Élysée des lycéens et des représentants d'organisations lycéennes. Le chef de l'État préside aussi un Conseil de défense, où des « décisions supplémentaires » doivent être prises, et se rendra auprès des forces de l'ordre.
Sébastien Lecornu est attendu en début de soirée à Limoges, dont l'hôtel de ville a été incendié le 17 octobre. Le Premier ministre doit y rencontrer le maire et les forces de l'ordre, puis présenter le dispositif de sécurité prévu pour samedi.
Seules les manifestations organisées par des syndicats seront autorisées samedi. Les rassemblements sont interdits dans plusieurs villes, dont Lyon, Marseille et Nice, et les couvre-feux restent en vigueur à Paris, Lyon et Marseille.
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Des élèves policiers seront appelés en renfort pour les manifestations de samedi. Photo Sipa/Isa Harsin
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Emmanuel Macron reçoit ce vendredi à 15 heures, à l’Élysée, des lycéens et des représentants des organisations lycéennes. Photo Sipa/AP/Teresa Suarez
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Sébastien Lecornu est attendu à Limoges en fin de journée. Photo Sipa/AP/Teresa Suarez
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217 personnes ont été incarcérées depuis samedi. Photo Sipa/David Allignon
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Le musée du Louvre sera fermé samedi à Paris. Photo Sipa
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09:01
Sophie Binet s'inquiète d'un « tournant inquiétant » avec les interdictions de manifestation
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dénoncé vendredi sur Franceinfo les interdictions de manifester prononcées notamment à Marseille et à Lyon, les jugeant « très graves » et « assez inédites ». Elle s’est également opposée à la volonté d’Emmanuel Macron de réserver les manifestations de samedi aux cortèges organisés par les syndicats. « Les organisations syndicales ne peuvent pas avoir le monopole du droit à manifester », a-t-elle rappelé, soulignant que les associations, les partis politiques et les citoyens disposent eux aussi de cette liberté.
Sophie Binet attribue les violences du week-end dernier à « 10 ans de colère » et pointe des défaillances dans la stratégie de maintien de l’ordre. Elle estime que le gouvernement doit répondre aux revendications sociales plutôt que d’interdire les rassemblements. « C’est quand même un comble que non seulement on ne réponde pas aux revendications sociales, mais en plus on interdise aux travailleurs et aux travailleuses, aux jeunes, de manifester », a-t-elle déploré.
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08:56
Le maire de Marseille opposé à l'interdiction de manifestation
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a appelé sur LCI à revoir l’interdiction de toutes les manifestations prévue samedi dans les Bouches-du-Rhône. Il réclame « des effectifs de police en nombre » pour sécuriser la ville et prévenir les pillages, alors que des discussions seraient en cours entre la préfecture et les organisations syndicales pour permettre la tenue de cortèges. « L’État de droit ne peut pas être opposé au maintien de l’ordre », a-t-il insisté, estimant que les autorités doivent pouvoir garantir à la fois le droit constitutionnel de manifester et l’ordre public.
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08:49
Gabriel Attal plaide toujours pour l'état d'urgence « si la situation n'est pas rétablie »
Gabriel Attal estime que l’état d’urgence devra être déclaré si la situation ne revient pas à la normale après les manifestations prévues vendredi. « On verra ce qu’il se passera demain, si la situation n’est pas rétablie, évidemment qu’il faudra le déclarer », a déclaré ce matin sur France 2 l’ancien Premier ministre et candidat de Renaissance à la présidentielle. Il juge que les interdictions de manifester comme les violences observées la semaine dernière constituent, dans les deux cas, « un aveu d’échec ».
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08:42
Emmanuel Macron est un président « déserteur » pour Sébastien Chenu
Invité sur CNews/Europe 1, le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a dénoncé un « gouvernement débordé » et un président « absent, déconnecté et déserteur », reprochant à Emmanuel Macron de s’être rendu au Moyen-Orient pour évoquer les questions liées aux carburants alors que les Français attendent des réponses face aux violences.
S’il n’exclut pas le recours à l’état d’urgence, Sébastien Chenu appelle d’abord à appliquer les dispositions existantes du Code pénal, notamment l’interdiction de manifester le visage masqué. « La sanction pénale n’est pas du tout au niveau », estime-t-il.
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08:34
Le préfet revient sur sa décision de suspendre samedi les transports publics à Marseille
Le préfet des Bouches-du-Rhône a annoncé revenir sur sa décision de suspendre samedi les transports publics à Marseille, deuxième ville de France où un couvre-feu élargi aux majeurs sera imposé et toutes les manifestations seront interdites en cette journée de mobilisation attendue.
« La régulation des transports publics au sein de la ville de Marseille sera réalisée comme à l'accoutumée, en fonction de la situation d'ordre public du moment », a indiqué vendredi la préfecture dans un communiqué succinct. « Priver une ville comme Marseille de transports, pas sûr et certain que ça fonctionne », avait estimé jeudi soir le maire de Marseille Benoît Payan sur BFMTV.
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08:23
Manon Aubry évoque « la pente autoritaire » de l'exécutif
Invitée sur franceinfo, la députée européenne Manon Aubry (LFI) a fustigé « la pente autoritaire qu'est en train de prendre littéralement notre pays ».
« Demain, aller manifester, ce n'est pas seulement se battre pour les lycéens, pour la jeunesse, contre la vie chère, mais aussi se battre pour la liberté constitutionnelle et le droit de manifester qui est sévèrement atteint aujourd'hui dans notre pays. »
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08:14
« Le gouvernement n'entend rien », dénonce Marine Tondelier
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à la présidentielle, a dénoncé sur RTL la réaction du gouvernement face aux violences et aux interdictions de manifestations. « Je ne reconnais plus mon pays », a-t-elle déclaré, estimant que l’exécutif répondait par des mesures sécuritaires à une crise sociale. Après avoir participé jeudi à la réunion des partis convoquée par le Premier ministre, elle a déploré que le gouvernement « ne compren[ne] pas ce qui se pass[ait] dans le pays ».
La candidate écologiste réclame notamment une aide d’urgence pour les commerçants touchés par les violences du 17 octobre, davantage de moyens pour sécuriser les manifestations et une hausse du Smic. Elle défend également une proposition de loi visant à contraindre les supermarchés à vendre à prix coûtant les produits de première nécessité et favorables à la santé.
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08:07
Marylise Léon fustige les interdictions de manifestations
Invitée ce matin sur TF1, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a critiqué la volonté d’Emmanuel Macron d’interdire les manifestations organisées par des personnes jugées « non légitimes ».
« Ce n'est pas le moment de faire des ajustements de cette nature », a-t-elle estimé, rappelant que « les syndicats sont reconnus » pour déposer des déclarations de manifestation. « Ce n'est pas au président de la République de décider qui est légitime de déposer un parcours de manifestation », a-t-elle insisté, appelant à examiner les situations « au cas par cas » dans cette période « d'instabilité et de grande crise ».
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07:59
Des élèves policiers mobilisés en renfort sur les manifestions de samedi
Selon les informations de BFMTV, les élèves policiers volontaires et en fin de formation seront appelés en renfort demain sur différents lieux du territoire. Ces futurs policiers seront affectés en fonction de leurs compétences et des besoins exprimés par les responsables territoriaux. Ils pourront notamment assurer la garde statique de bâtiments ou effectuer des tâches administratives dans les commissariats, permettant ainsi à des policiers plus expérimentés d’être mobilisés sur des missions plus sensibles.
Ces élèves ne seront toutefois pas déployés en première ligne. Depuis 2022, la loi interdit en effet de les employer pour des missions de maintien ou de rétablissement de l’ordre.
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07:50
Laurent Nuñez va dévoiler le dispositif de sécurité en fin de matinée
Le dispositif de sécurité prévu pour la mobilisation de demain, qui s’annonce particulièrement important, va être présenté par le ministre de l'intérieur Laurent Nuñez, à 11h30, lors d’une conférence de presse.
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07:45
Sébastien Lecornu attendu ce soir à Limoges
Sébastien Lecornu va se rendre à Limoges, particulièrement touchée par les violences du 17 octobre avec son hôtel de ville incendié. Il y est attendu à 19 heures.
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07:37
Emmanuel Macron en déplacement auprès des forces de l'ordre
Emmanuel Macron apportera ce vendredi son soutien aux forces de l’ordre. Le chef de l’État se rendra auprès d'elles, a indiqué l’Élysée, sans donner davantage de précisions sur ce déplacement.
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07:21
Les organisations lycéennes à l'Élysée à 15 heures
A 15 heures, Emmanuel Macron va rencontrer les organisations lycéennes à l’Élysée, devançant son Premier ministre qui doit les recevoir lundi.
« Nous lui présenterons nos revendications qui sont toujours les mêmes », le bâti scolaire et la refonte de Parcoursup, a réagi Nathanaël Combary, président du Renouveau lycéen et militant du parti présidentiel Renaissance. Pierre Sourzat, à la tête de l'organisation Les Lycéens, ne cache, lui, pas son scepticisme. « Il va nous écouter, il va faire semblant de nous avoir compris et puis après il n'y aura pas de suite ».
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07:17
Emmanuel Macron reprend la main, conseil de défense à 9 heures
Le chef de l’État présidera à 9 heures un conseil de défense où des « décisions supplémentaires » en matière de sécurité sont attendues, après les couvre-feux et interdictions de manifester prononcés cette semaine.
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07:10
L'essentiel de jeudi
- Emmanuel Macron hausse le ton. Après un conseil de sécurité avec les services de renseignement, le chef de l'État a dénoncé des « actes politiques et séditieux » conduits par l'ultragauche et reconnu des « défauts d'anticipation ». Il a annoncé qu'un Conseil de défense se tiendrait vendredi, et Sébastien Lecornu réunira lundi les organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et patronales.
- Les interdictions se multiplient pour samedi. Seules les manifestations syndicales seront autorisées. Lyon, Marseille, Nice, Toulon, Caen, Grenoble, Chambéry et une partie de Lille interdisent les rassemblements, et à Marseille, les transports seront suspendus et le couvre-feu étendu aux majeurs. À Paris, seul un cortège Bastille-Nation est autorisé, et le Louvre, Orsay, le musée Picasso et le Grand Palais resteront fermés.
- La gauche ressort déçue de Matignon. La réunion des partis sur le maintien de l'ordre a été quittée avant la fin par LFI, pour qui le Premier ministre a « fait perdre du temps », et par Bruno Retailleau, qui réclame toujours l'état d'urgence. Marine Tondelier, Fabien Roussel et Raphaël Glucksmann regrettent l'absence de réponses sociales. Les maires de Paris, Lyon et Marseille ont fait part de leurs « préoccupations » pour samedi.
- La réponse pénale se poursuit. Gérald Darmanin recense 217 incarcérations et plus d'un millier de personnes déférées, et réclame une exécution rapide des peines. Selon une note de la Chancellerie, plus de la moitié des personnes écrouées n'ont aucun antécédent. Un second suspect a été interpellé dans l'enquête sur l'incendie de la mairie de Limoges, et un étudiant a été écroué après celui de l'université de Rouen.
- La jeunesse reste mobilisée. Emmanuel Macron recevra vendredi à 15 heures des lycéens et des représentants de leurs organisations. L'Union syndicale lycéenne, l'Unef et la FAGE appellent à manifester samedi. À Paris, le cortège de l'Interfac, autorisé par la justice, a dû rester statique. À Orléans, 20 000 à 30 000 opposants au congrès du RN sont attendus ce week-end.
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07:00
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