“Sidéré” et “écœuré”, Bernard d’Ormale dénonce un “putsch” au sein de la Fondation Brigitte Bardot
Évincé mercredi à Paris de la présidence de la Fondation Brigitte Bardot au profit de Max Guazzini, Bernard d'Ormale conteste la décision et la vente des biens de son épouse lundi à Drouot.
Sept mois après avoir repris le flambeau de Brigitte Bardot, disparue le 28 décembre 2025, celui qui a partagé sa vie pendant 34 ans a perdu son fauteuil lors d'un conseil d'administration réuni rue Vineuse. De retour à Saint-Tropez, l'homme de 85 ans dénonce une éviction orchestrée et s'oppose aux enchères prévues lundi.
Bernard d'Ormale dénonce une éviction "préméditée" à la tête de la Fondation
Élu en février dernier pour prendre la suite de son épouse, Bernard d'Ormale a appris mercredi, à l'issue d'un vote des administrateurs, que Max Guazzini était désigné pour lui succéder à la tête de la Fondation. Un coup dur pour l'octogénaire, qui ne cache pas son désarroi : "Je suis K.O. et sidéré après cette décision brutale entérinée par le vote des administrateurs." Il conteste par ailleurs avoir été nommé "par intérim", comme on le lui oppose désormais, et rappelle avoir été élu à l'unanimité.
Plus que la personnalité de son successeur, c'est la méthode qui le heurte. Il dénonce ainsi l'hostilité d'une sorte de "quarteron de putchistes" et conclut : "Tout cela est écœurant..."
Son avocate, Me Aurélie-Caroline Vieugué, spécialiste des successions, va plus loin. Refoulée à l'entrée de la réunion, elle s'étonne que la directrice de la Fondation et l'exécuteur testamentaire de l'actrice aient pu y assister. Elle relève aussi que l'AFP a été informée du changement avant même la rédaction du procès-verbal. "Ce qui veut dire que ce remplacement était prémédité !", affirme-t-elle. Toujours administrateur, son client "se réserve le droit de saisir prochainement les juridictions compétentes".
La Fondation Brigitte Bardot défend un vote conforme aux règles
Du côté de la Fondation, créée par l'actrice en 1986, on réfute toute irrégularité. Un porte-parole explique que Bernard d'Ormale avait simplement repris le mandat de son épouse, qui arrivait à échéance en septembre 2026, et que le conseil d'administration procède chaque année à une nouvelle élection. "Le vote s'est déroulé à bulletins secrets sous contrôle du ministère de l'Intérieur. L'an prochain, Bernard s'il le souhaite peut se représenter", précise-t-il.
Le nouveau président n'est d'ailleurs pas un inconnu de la maison. Originaire de Roquebrune-Cap-Martin, Max Guazzini a fondé la radio NRJ en 1982, avant de présider le Stade français de 1992 à 2011. En 2020, la vente de sa collection de disques d'or avait rapporté 167 000 euros à la Fondation.
Le compagnon de la star reproche néanmoins à l'institution d'avoir publié sous son nom, et avec son portrait, le dernier éditorial de sa gazette, tirée à 40 000 exemplaires. "Il y a ma photo et ma signature, mais ce n'est pas moi qui aie écrit cela", assure-t-il. Il prend en outre ses distances avec la directrice, Ghyslaine Calmels-Bock, dont il critique l'autoritarisme.
Pourquoi le mari de Brigitte Bardot s'oppose à la vente aux enchères de Drouot
Au cœur de la discorde figure la vacation organisée lundi 21 septembre à l'Hôtel Drouot par la maison Millon. Les objets de Brigitte Bardot mis en vente, estimés de 20 à 10 000 euros, proviennent pour l'essentiel de son appartement parisien de la rue de la Tour. "Pourquoi aller vendre Brigitte ainsi à la découpe alors qu'ils n'ont pas besoin de fric ? C'est scandaleux de la dépouiller ainsi !", s'insurge Bernard d'Ormale, qui s'inquiète désormais pour La Madrague et La Garrigue.
La Fondation dit comprendre sa peine, mais précise que la décision revient à Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de l'actrice, né de son union avec Jacques Charrier. Héritier de l'appartement, qui sera cédé avec l'accord de Bernard d'Ormale, usufruitier des lieux, il a préféré vendre son contenu. "Nicolas ne voulait pas que son contenu finisse en garde-meubles, d'où la solution de la vente. Mais la Madrague doit rester intacte", souligne l'institution.
Reste une situation matérielle délicate. Installé dans un logement social de la taille d'un studio, Bernard d'Ormale ne peut plus faire de La Madrague son lieu de vie. En effet, leur mariage religieux célébré en Norvège en 1992 n'ayant jamais été validé en France, il n'a que le statut de concubin.