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Russie. Soupçon de peste en Sibérie : les Etats-Unis durcissent le ton et veulent « plus d’informations »

Après le décès d'une technicienne travaillant dans un institut de lutte contre la peste, Moscou dément toute flambée épidémique à Irkoutsk. Mais Washington a réclamé officiellement « plus d'informations » à Moscou.

Après le décès d'une technicienne travaillant dans un institut de lutte contre la peste, Moscou dément toute flambée épidémique à Irkoutsk. Mais Washington a réclamé officiellement « plus d'informations » à Moscou.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 08:25 | mis à jour aujourd’hui à 08:31

Digiteka PlaceHolder

Les Etats-Unis ont réclamé officiellement ce mercredi « plus d'informations » à la Russie après la mort en Sibérie d'une laborantine d'un institut étudiant la peste.

« Nous avons officiellement demandé des informations supplémentaires au gouvernement russe », a déclaré un porte-parole du Département d'Etat, ajoutant que Washington était « également en contact officiel » avec d'autres capitales « afin d’échanger des informations ».

La veille, l'agence de santé publique russe avait démenti des informations selon lesquelles des mesures sanitaires ont été prises dans la région d'Irkoutsk, en Sibérie, après le décès d'une laborantine de l'Institut de lutte contre la peste. « Une fausse information circule actuellement en ligne sur l'instauration d'un régime sanitaire et épidémiologique renforcé et de restrictions strictes dans la région d'Irkoutsk », avait déclaré l'agence de santé publique régionale de Rospotrebnadzor, dans un communiqué sur Telegram.

Photo d'illustration Sipa/Zuma/Yegor Aleyev

Photo d'illustration Sipa/Zuma/Yegor Aleyev

« On regarde ça de très près, on vient juste d'en entendre parler », avait déclaré le président américain Donald Trump lundi, avant d'ajouter : « On va les aider ».

Le décès de Daria Chipilova, une technicienne de laboratoire de 28 ans qui travaillait pour l'Institut de lutte contre la peste d'Irkoutsk, rapporté par plusieurs médias russes vendredi, a suscité de vives inquiétudes en Russie et au-delà.

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« Pneumonie » à l'origine « indéterminée »

Selon le média Peuples du Baïkal, elle aurait pu contracter la peste pulmonaire après le bris d'un tube à essai. Les autorités russes tempèrent les soupçons de contamination. Le gouverneur régional, Igor Kobzev, a affirmé lundi que les analyses post-mortem réalisées par une commission spéciale d'experts de Rospotrebnadzor indiquent que la jeune femme est décédée d'une « pneumonie » à l'origine « indéterminée ». Selon l'enquête, « aucun micro-organisme lié à l'activité professionnelle de la jeune femme n'a été détecté dans ses biomatériaux », a-t-il déclaré. « La situation reste sous notre contrôle et celui des experts », a-t-il affirmé, ajoutant qu'aucun autre employé de l'Institut n'avait consulté de médecin.

La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire est hautement contagieuse et peut être mortelle si elle n'est pas traitée rapidement, selon l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS a estimé mardi que le risque était « faible » pour la Russie et « très faible » pour l'Europe, après « l'évaluation initiale des risques » menées par ses soins.