thejournalofsierraleonestudies.com

Sexo. Sexualité : pourquoi les jeunes de la génération Z ont-ils moins de rapports ?

Accueil Magazine Santé ...

Moins de rapports, moins de rencontres, moins de partenaires... Les jeunes de la génération Z, nés entre 1997 et 2012, connaitraient-ils une « récession sexuelle », comme l’évoquent de nombreux articles ? Pour mieux comprendre comment les jeunes naviguent entre sexe et relations, une équipe de l’Institut Kinsey aux Etats-Unis a mené l’enquête.

En partenariat avec Destination Santé -

Aujourd’hui à 07:00

La génération Z regroupe les personnes nées entre 1997 et 2012. Depuis quelques années, cette génération est associée à une baisse d’activité sexuelle.

Une vaste enquête menée par The Kinsey Institute for Research in Sex, Gender, and Reproduction aux Etats Unis, auprès de 2 373 jeunes adultes de 18 à 29 ans, confirme qu’il ne s’agit pas que d’un mythe médiatique. Mais contrairement aux idées reçues, cette tendance n’est pas forcément synonyme de mal-être.

Une activité sexuelle en baisse, mais un désir intact 

Les chiffres sont là : malgré un désir sexuel modéré à élevé, un tiers des répondants n’a eu aucun partenaire sexuel au cours des trois derniers mois, et 19 % n’ont jamais eu de partenaire.

Pour autant, beaucoup ne s’en inquiètent pas. Seule une minorité (18 %) se dit insatisfaite de sa vie sexuelle, « ce qui laisse penser que le sexe est peut-être moins essentiel au bien-être général que beaucoup ne le croient », estiment les auteurs.

Quels sont les freins à l’intimité ? 

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. La lassitude liée aux applications de rencontre, la peur du rejet, mais aussi les contraintes financières pèsent lourd. Ainsi, 43 % des jeunes adultes interrogés indiquent que leurs soucis d’argent rendent plus difficile le fait de sortir ou d’entretenir une relation amoureuse, et 37 % reconnaissent que le stress financier a eu un impact négatif sur leur vie sexuelle.

De nouvelles formes d’intimité 

Face à ces difficultés, beaucoup trouvent d’autres moyens de combler leurs besoins affectifs et intimes. Environ un quart des répondants affirme que les interactions en ligne (messages, réseaux sociaux, IA…) répondent partiellement à leurs besoins d’intimité ou de connexion émotionnelle. Par ailleurs, 28 % estiment que passer du temps sur des activités numériques diminue leur motivation à avoir des relations sexuelles « réelles ».

Une sexualité pas forcément plus sûre 

Si les jeunes adultes ont moins de rapports, cela ne signifie pas pour autant qu’ils adoptent des pratiques plus sûres. Seulement 35 % déclarent utiliser systématiquement un préservatif, et environ un tiers n’a jamais été testé pour les infections sexuellement transmissibles (IST).

Ainsi, cette « récession sexuelle » de la génération Z semble bien réelle, mais elle ne traduit pas un désintérêt pour la sexualité. Elle reflète plutôt un contexte social, économique et technologique qui rend les rencontres et les relations plus complexes.

Source : Kinsey Institute

Articles les plus lusMagazine Santé