Sénégal: à Touba, les retombées économiques du Grand Magal en nette hausse
Ce dimanche 2 août, des dizaines de milliers de pèlerins se retrouvent à Touba, pour le Grand Magal, le plus grand rassemblement religieux du Sénégal. L’événement commémore l’exil, en 1895, de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
Ce dimanche 2 août, des dizaines de milliers de pèlerins se retrouvent à Touba, pour le Grand Magal, le plus grand rassemblement religieux du Sénégal. L’événement commémore l’exil, en 1895, de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
Publié le : 02/08/2026 - 13:23
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Avec notre correspondante à Dakar, Pauline Le Troquier
Au-delà de la ferveur spirituelle qui l’entoure, ce rendez-vous confirme son rôle de poids lourd économique d’année en année. C’est la conclusion d’une étude, présentée mardi 28 juillet, de l'université Alioune Diop, de Bambey et de l'université Cheikh Ahmadoul Khadim, de Touba.
630 milliards de francs CFA de retombées économiques. C’est l’impact du Grand Magal estimé par l’étude, soit deux fois et demi plus, qu’en 2017 (250 milliards de francs FCFA de retombées économiques).
La progression vient d’abord de la croissance démographique de Touba elle-même, mais aussi de l'évolution du sens donné à l'événement. Véritable repère identitaire et culturel prisé par la jeunesse sénégalaise, le grand Magal attire plus qu’avant.
« Le refuge que constitue Serigne Touba, [aussi appelé Cheikh Ahmadou Bamba] est de plus en plus important vu que l’affluence est plus forte. On parle d’une hypothèse de plus de 5 millions de pèlerins, donc la consommation est plus forte », indique le professeur Souleymane Astou Diagne, économiste, qui a coordonné l'étude.
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Et les retombées dépassent largement les frontières de la cité religieuse. Les services financiers profitent par exemple de la dynamique. Avec « l’effet Magal », le chiffre d’affaires des opérateurs de mobile money connaît une hausse d'au moins 60 % sur la période.
Les premiers gagnants restent toutefois les éleveurs et agriculteurs de tout le pays. « Lors du Magal, il y a plus de 600 000 poulets consommés. Il y a aussi les bêtes, les ruminants qui sont sacrifiés. Il y en a au moins 100 000 qui sont sacrifiés durant le Magal et donc cela permet à beaucoup d’acteurs agroéconomiques de produire, que ce soit à Ziguinchor, à Fabakundah ou à Dakar pour faire face à la demande du Magal », ajoute Souleymane Astou Diagne.
Devenu un véritable rendez-vous d'affaires, le grand Magal confirme son ancrage régional en accueillant toujours plus de commerçants maliens, mauritaniens ou encore guinéens.
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