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Sénatoriales 2026. La droite domine en Alsace, les socialistes reviennent et chassent les écologistes

La droite alsacienne et ses alliés emportent sept des neuf sièges de sénateurs qui étaient en jeu ce dimanche. Les socialistes reprennent un siège aux écologistes. Dans leur immense majorité, ils les sénateurs alsaciens élus ce dimanche sont favorables à la réforme territoriale qui doit être débattue au Sénat prochainement.

Les grands électeurs alsaciens aiment la stabilité. Six des neuf sénateurs ont été réélus ce dimanche.

À regarder les étiquettes politiques, c’est aussi la stabilité qui saute aux yeux. Les 4 794 grands électeurs qui se sont déplacés pour voter ont préservé les grands équilibres issus du précédent mandat. La droite dans toutes ses nuances (Les Républicains, les élus non encartés mais à droite et Nouvelle Énergie) domine avec cinq sénateurs et sénatrices (Elsa Schalck, Marc Séné, Laurence Muller Bronn dans le Bas-Rhin, Christian Klinger et Sabine Drexler dans le Haut-Rhin) auxquels il convient d’associer l’élue UDI bas-rhinoise Isabelle Dollinger et l’élu Horizons haut-rhinois Ludovic Haye. Une droite qui compte avec ses alliés sept des neuf sièges alsaciens et qui ne laisse qu’un siège aux centristes tendance Renaissance, Benjamin Huin, et un autre à la gauche, à Strasbourg, en la personne de l’adjointe PS Pernelle Richardot.

La capitale alsacienne, forte de sa taille, donne le «la» pour un fauteuil. Les socialistes, vainqueurs des dernières municipales, reprennent le fauteuil de l’écologiste Jacques Fernique, conquis lors de la vague verte de 2020.

senatoriales_2026_br_hr.pdf
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Des relais au Sénat

La gauche est minoritaire parmi les sénateurs alsaciens jusque et y compris sur la question institutionnelle puisque tous les autres sont pour la sortie de l’Alsace du Grand Est.

C’est l’un des faits marquants de ce scrutin. Dans le Bas-Rhin, les deux listes de droite gagnantes en avaient fait le principal axe de campagne. Dans ce duel, les autonomistes d’Unser Land avaient choisi Laurence Muller-Bronn, mais Frédéric Bierry, le président de la Collectivité européenne d’Alsace, qui a fait de la réforme territoriale son projet politique, avait préféré soutenir Elsa Schalck.

Dans le Haut-Rhin, la campagne s’est moins focalisée sur le sujet comme s’il s’agissait d’une chose acquise mais les quatre élus sont bien partisans de cette réforme. Le Rassemblement national qui lui aussi est engagé dans ce dossier, a tenté d’exister. Cela n’a pas suffi pour obtenir un sénateur mais le parti enregistre une forte progression parmi les grands électeurs.

La nette domination des sénateurs alsaciens favorables à la sortie intervient à un moment clé et envoie un message alors qu’une mission de hauts fonctionnaires est chargée de travailler sur les perspectives d’une telle réforme et doit rendre un rapport intermédiaire dans quelques jours. D’autant que l’hypothèse d’un débat sur le sujet au Sénat dans les prochaines semaines est sur la table.