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Selon Trump, les États-Unis ne manquent pas de munitions et disposent de “stocks massifs”

À l'occasion d'un conseils des ministres à Camp David, Donald Trump a interrogé le chef du Pentagone sur d'éventuelles pénuries de munitions. L'information est révélée par le Washington Post.

Publié le 06/08/2026 - 12:19 UTC+2

Jeudi, le président Donald Trump a assuré que les États-Unis disposaient d'importantes réserves de munitions et a menacé de peine de prison ceux qui affirment le contraire, alors que sa frustration face à la guerre contre l'Iran éclatait au grand jour.

Le dirigeant républicain s'en est pris, sur sa plateforme Truth Social, à des articles de presse évoquant l'érosion des stocks d'armes, affirmant que les États-Unis disposent de "quantités massives de 'munitions', en particulier de certains types", sans fournir davantage de précisions.

"De plus, d'importants volumes sont fabriqués et acheminés vers les États-Unis selon les besoins. Les entreprises de défense construisent le plus grand nombre d'usines et de sites de production de l'histoire de notre pays", a-t-il déclaré.

Selon le Washington Post, Trump a exigé des explications sur les pénuries de munitions auprès du chef du Pentagone, Pete Hegseth, vendredi dernier, alors qu'ils participaient à une réunion de cabinet dans la résidence présidentielle de Camp David.

Trump a indiqué à Hegseth qu'il pensait que la question des munitions "avait été réglée", rapporte le Post, qui cite deux sources anonymes au fait de cet échange.

Trump s'est emporté contre ces articles, menaçant jeudi que "les 'leakers' (personnes à l'origines des fuites) à l'origine de ces déclarations considérées comme une trahison sont traqués" et que "de longues peines de prison seront requises !"

CNN a également rapporté que les pénuries de missiles guidés à longue portée et d'intercepteurs de défense aérienne avaient affecté la stratégie de Trump dans le conflit avec l'Iran, l'armée américaine ayant "presque épuisé 80 %" de son stock d'intercepteurs THAAD.

Le Post a également indiqué que ces pénuries avaient conduit Trump à renoncer à de nouvelles frappes contre l'Iran, bien qu'il ait menacé de frapper la République islamique "très durement".

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié la couverture de cet échange avec Hegseth "FAKE NEWS!".

"J'étais à Camp David avec le président Trump et le secrétaire Hegseth. Cela n'est littéralement jamais arrivé", a-t-elle écrit sur X.

Le principal porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré que les récits sur l'accrochage entre Trump et Hegseth et sur les pénuries d'armes étaient "tout aussi fictifs".

Route d'Hormuz

Les déclarations de Trump interviennent au lendemain de la finalisation par l'Iran et Oman d'un accord sur ce que Téhéran présente comme les coordonnées géographiques d'une route maritime envisagée dans le détroit d'Ormuz.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué que l'Iran et Oman préparaient une déclaration conjointe sur cet accord, qui comporte des volets techniques, juridiques, sécuritaires et environnementaux.

Par ailleurs, des médias iraniens ont cité des sources officielles affirmant que la réouverture du détroit dépendrait de la levée par les États-Unis de leur blocus naval des ports du pays.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti l'existence de pourparlers en cours avec Washington, alors même que Trump affirme que Téhéran souhaite un accord.

Sources additionnelles • AFP