Sébastien Sakkas chez Les Engagés: le malaise couve au PS montois, certains élus envisagent de demander un pas de côté à Marie Meunier
Le passage de Sébastien Sakkas du Parti Socialiste aux Engagés n'a pas fini de faire parler à Mons. L'annonce, officialisée ces derniers jours, avait déjà de quoi surprendre, puisque le Montois, chargé de cours...
Le passage de Sébastien Sakkas du Parti Socialiste aux Engagés n'a pas fini de faire parler à Mons. L'annonce, officialisée ces derniers jours, avait déjà de quoi surprendre, puisque le Montois, chargé de cours à l'UCLouvain FUCaM Mons et spécialiste des politiques publiques, n'est autre que le mari de la députée fédérale socialiste Marie Meunier.
Après avoir tenté d'obtenir un poste au sein du cabinet du bourgmestre de Mons, Nicolas Martin, puis auprès de Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement Réformateur, c'est finalement auprès d'Yvan Verougstraete, président des Engagés, que Sébastien Sakkas a choisi de poursuivre son chemin. Une arrivée qui ne laisse évidemment pas indifférent dans le paysage montois.
Menaces, intimidations, pressions, harcèlement : Tensions sociales au sein de l'intercommunale montoise Gabrielle PasselecqSi à ce stade, les réactions publiques restent mesurées, le malaise est palpable et couve désormais en interne dans les rangs socialistes montois. Selon nos informations, certains élus de la Liste du Bourgmestre envisagent en effet de réclamer un pas de côté à Marie Meunier, qui au-delà de ses fonctions au niveau fédéral, est cheffe de groupe de la Liste du Bourgmestre à Mons.
"Un certain malaise"
"Il y a clairement un certain malaise depuis l'annonce autour de son mari", nous glisse une source socialiste. "On imagine assez mal qu'elle puisse être associée à l'ensemble des discussions internes au groupe et qu'elle n'en discute pas avec son mari une fois chez eux. La confiance n'est plus vraiment intacte." Un autre élu nous confirme les inquiétudes, tout en estimant que Marie Meunier "devait se douter d'éventuelles répercussions en interne" et "aurait pu prendre l'initiative de s'expliquer sur la situation."
Pour l'heure, il n'est cependant pas encore question de répercussions. "Ce que l'on peut dire, c'est que oui, les gens se posent des questions par rapport à cette situation", confirme Barbara Crombez pour la Fédération PS Mons Borinage. "Cela fait un moment que Sébastien Sakkas n'est plus affilié au PS et que l'on sait qu'il avait des contacts à gauche, à droite. Ce n'est finalement que l'officialisation de quelque chose qui se tramait depuis plusieurs mois."
Et de poursuivre : "Il reviendra probablement à l'USC (Union Socialiste Communale, NdlR) de Mons de se positionner si les élus en font la demande : Soit ils estiment que la confiance est maintenue, soit ils réclament un pas de côté à Marie Meunier."
Contactée, l'USC de Mons confirme qu'à ce jour, aucune demande officielle n'a été formulée. "Dans l'état actuel des choses, je n'ai en effet pas réceptionné de demande de membres du groupe pour tenir une réunion mais cette dernière pourrait aussi être à l'initiative de la cheffe de groupe", explique Maud Berlemont, présidente de l'USC Mons.
Marie Meunier estime de son côté "ne pas avoir de commentaires à faire sur la vie professionnelle de mon mari, tout comme il n'a pas son mot à dire sur mes choix. Il s'agit de son emploi, je n'ai pas à me positionner sur le sujet." De son côté, Nicolas Martin, bourgmestre de Mons, n'a pas souhaité réagir sur le sujet.