Scooters et trottinettes broyés en masse : la ville de Béziers sans pitié avec les délinquants de la route
De nouvelles vagues de destruction de deux-roues ont eu lieu mardi 4 août à la fourrière de Béziers. Publiée sur les réseaux sociaux, l’initiative municipale entend avertir les hors-la-loi sur le sort qui pourrait leur être réservé. Les trottinettes électriques sont, elles aussi, menacées.
De nouvelles vagues de destruction de deux-roues ont eu lieu mardi 4 août à la fourrière de Béziers. Publiée sur les réseaux sociaux, l’initiative municipale entend avertir les hors-la-loi sur le sort qui pourrait leur être réservé. Les trottinettes électriques sont, elles aussi, menacées.
"Vous pourrissez la vie des gens du quartier avec vos scooters, vos scooters terminent en cubes". Sur sa page Facebook, la Ville s’est félicitée d’avoir réduit en morceaux mardi 4 août au matin, les scooters saisis pendant les rodéos urbains.
Une publication postée presque un an jour pour jour après une vidéo similaire du maire de Béziers. En août 2025, l’édile s’était en effet mis en scène devant une grue détruisant les deux-roues saisis par la municipalité. Le processus, s’il est récent, n’est donc pas nouveau.
Mais est-ce légal ?
Pendant le conseil municipal du 1er juillet 2025, la Ville a voté en faveur d’une procédure administrative permettant à la collectivité de demander "réparation pécuniaire pour les dégradations générées par les rodéos urbains." Elle prévoit de "facturer les frais de réparation aux conducteurs des engins responsables, ou à défaut, aux propriétaires des véhicules identifiés ou saisis et mis en fourrière."
Mais il n’était pas question de destruction. Pourquoi ? "Parce qu’il fallait d’abord demander une autorisation", s’était justifié Robert Ménard. Aujourd’hui, la police municipale de Béziers, peut ainsi saisir un deux-roues dans trois cas : un refus d’obtempérer, un rodéo urbain, une absence de permis ou d’assurance. Après mise en fourrière, un courrier est envoyé au propriétaire, qui dispose de 15 jours pour récupérer le véhicule. Autrement, il peut être détruit.
Le même sort pourrait d’ailleurs être réservé aux trottinettes électriques. Dans une séquence publiée mardi 4 août sur cette même page Facebook, Robert Ménard a annoncé que les "trottinettes de ceux qui ne respectent aucune règle seront détruites". Il a aussi promis qu’à partir du 1er septembre, "les règles vont être draconiennes"…