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Santé. Déserts médicaux : 3 000 « docteurs juniors » bientôt déployés dans les zones sous-dotées

Le gouvernement a annoncé ce mercredi l’arrivée de 3 000 « docteurs juniors » dans des zones sous-dotées en médecins à partir du mois de novembre. Ces étudiants en dernière année de médecine assureront des cons...

Le gouvernement a annoncé ce mercredi l’arrivée de 3 000 « docteurs juniors » dans des zones sous-dotées en médecins à partir du mois de novembre. Ces étudiants en dernière année de médecine assureront des consultations médicale en autonomie, sous la supervision d’un maître de stage.

Cyrielle Thevenin -

Aujourd’hui à 20:00

Digiteka PlaceHolder

La réforme avait fait grand bruit et soulevé la fronde des organisations syndicales. La « quatrième année d’internat » de médecine va pourtant bel et bien entrer en application. Dès le mois de novembre, 3 000 étudiants en dernière année de médecine seront déployés sur le territoire, a annoncé ce mercredi le gouvernement. Placés sous la responsabilité d’un maître de stage, ces « docteurs juniors » exerceront quatre jours par semaine en cabinet, maison ou centre de santé, en autonomie. 80 % de ces « docteurs juniors » vont s’installer dans des territoires caractérisés par des difficultés d’accès aux soins. Si le gouvernement n’a pas dévoilé la cartographie précise de leur installation, 74 d’entre eux s’installeront par exemple en Seine-Saint-Denis et 64 en Essonne, a indiqué lundi l’Agence régionale de santé d’Île-de-France.

Les « docteurs juniors » bénéficieront d’une rémunération d’un peu plus de 2 400 euros, à laquelle s’ajouteront plusieurs primes en fonction de leurs conditions d’exercice. Les maîtres de stage seront eux rétribués directement par l’Assurance maladie d’un montant pouvant aller jusqu’à 3 200 euros mensuels en cas de participation aux permanences des soins ambulatoires. Une deuxième salve de 500 « docteurs juniors » sera déployée en mai, a précisé le ministère de la Santé.

Une amélioration progressive de la démographie médicale

Le déploiement des « docteurs juniors » est loin de faire l’unanimité. Trois syndicats de médecins généralistes, l’Isnar-IMG, MG France et ReAGJIR, ont annoncé le lancement d’un site destiné à recueillir les retours d’expérience de ces médecins en fin de formation. Le gouvernement espère, lui, que cette installation progressive contribuera à améliorer l’accès aux soins. Ce mercredi, le gouvernement s’est déjà félicité de premiers résultats encourageants liés à la suppression du numerus clausus en 2020. « 2026 est la première année charnière où on commence à avoir une inversion de la courbe, avec plus de médecins qui s’installent que de médecins qui partent en retraite », s’est réjouie lors d’un point-presse le cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

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La hausse cette année du nombre de postes d’internat (10 260 postes ouverts, 1 341 de plus qu’en 2025) a bénéficié à certaines spécialités en tension. 627 postes ont été pourvus cette année en psychiatrie sur 652 postes ouverts, soit 32 % de plus que l’an dernier. La quasi-totalité des postes d’internes en médecine générale, spécialité ayant bénéficié d’une hausse de 477 postes, ont également été pourvus. Le nombre de postes ouverts en dermatologie a aussi enregistré un bond de 25 %. Cette hausse des postes d’internes a bénéficié à toutes les régions, et en particulier à celles en tension, souligne également le ministère. Le nombre de postes d’internes progresse de 73 % dans le Centre-Val de Loire et de 39 % en Outre-mer, deux régions historiquement sous-dotées en médecins. Si la dynamique se poursuit, le service statistique du ministère de la Santé table sur une hausse de 30 à 39 % du nombre de médecins et étudiants en troisième cycle supplémentaires à l’horizon 2040.