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Santé Canada autorise un essai clinique pour un vaccin contre l’Ebola

Santé Canada a annoncé mardi avoir autorisé le géant pharmaceutique Moderna à mener un essai clinique de phase I pour un vaccin contre la maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo.Ce virus est à l’origine de...

Santé Canada a annoncé mardi avoir autorisé le géant pharmaceutique Moderna à mener un essai clinique de phase I pour un vaccin contre la maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo.

Ce virus est à l’origine de l’épidémie qui a jusqu’à présent fait presque 1800 morts en République démocratique du Congo, échappant à tous les efforts déployés pour l’endiguer.

L’épidémie a été déclarée « urgence de santé publique de portée internationale » par l’Organisation mondiale de la santé.

Aucun cas de la maladie Ebola n’a été recensé au Canada, mais ce pays sera le premier à participer à l’essai clinique de Moderna dans le cadre d’une course mondiale pour mettre au point un vaccin.

Les participants sont des adultes en bonne santé et ne seront pas exposés au virus pour tester le vaccin.

Un porte-parole de Moderna a indiqué que le premier volontaire de l’essai avait reçu le vaccin lundi à Truro, en Nouvelle-Écosse, et que l’entreprise prévoyait de recruter 80 personnes à Truro, Halifax et Toronto.

Cette première étude de phase 1 chez l’humain est menée sur trois sites au Canada et évaluera l’innocuité, la tolérabilité et l’immunogénicité du candidat vaccin ARNm-1469 chez des participants adultes en bonne santé.

Ce candidat vaccin est développé à l’aide de la plateforme ARNm de Moderna, la même technologie qui a permis de mettre fin à la pandémie de COVID-19. Ce programme s’appuie également sur les travaux de recherche et développement existants de Moderna sur les filovirus, y compris les virus apparentés à Ebola.

Santé Canada a indiqué dans un communiqué publié mardi que le ministère avait autorisé l’essai clinique le 30 juillet.

Le Canada est le deuxième pays, après le Royaume-Uni, à autoriser un essai clinique de phase I pour un candidat vaccin contre le virus Bundibugyo.

Santé Canada a précisé que Moderna devrait mener des essais cliniques de phases II et III afin de déterminer l’efficacité du vaccin avant de pouvoir demander une autorisation pour une utilisation à plus grande échelle.

« Toute demande finale devra satisfaire aux normes rigoureuses de Santé Canada en matière d’innocuité, d’efficacité et de qualité avant que le vaccin ne puisse être autorisé sur le marché canadien », précise le communiqué du ministère.

L’Ebola se transmet par contact non protégé avec les fluides corporels de personnes atteintes du virus ou décédées des suites de la maladie. Il s’agit d’un filovirus pouvant provoquer une fièvre hémorragique grave.

La directrice exécutive de Moderna responsable de la sécurité sanitaire mondiale et des partenariats de recherche et développement a expliqué que le Canada avait été choisi pour le premier essai clinique « en raison de l’expérience acquise par Moderna dans la conduite d’essais de phase précoce dans ce pays, de la surveillance réglementaire exercée par Santé Canada et des contributions de longue date du pays à la recherche sur les filovirus ».

« Les chercheurs et les participants canadiens apportent une contribution importante à cette première étape d’un effort international plus large visant à mettre au point un vaccin contre une souche d’Ebola pour laquelle il n’existe actuellement aucune protection approuvée », a indiqué Hamilton Bennett dans un courriel.

La souche Bundibugyo de l’Ebola a fait l’objet d’une première déclaration d’éclosion le 15 mai et s’est propagée en République démocratique du Congo et en Ouganda voisin.

Avec des informations de l’Associated Press

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