« Sans voiture ni scooter, c’est la galère » : Bastian, 20 ans, raconte le casse-tête pour se déplacer quand on habite sur les collines de Nice
Pendant des années, Bastian Margathe était dépendant de ses parents ou des transports en commun. Depuis qu’il a un scooter, cet habitant de 20 ans du quartier collinaire de Pessicart à Nice, a gagné en liberté et en indépendance.
Pendant des années, ce sont ses parents qui ont servi de chauffeurs à Bastian Margathe, 20 ans, qui habite à Pessicart, un quartier collinaire de Nice. Pour se rendre ou rentrer du collège situé en centre-ville, pour aller à ses activités sportives. « Je faisais tous les trajets avec mon père en scooter, ou avec ma mère en voiture. C’était soit l’un soit l’autre en fonction de leur emploi du temps », explique le jeune homme.
Dès la fin de ses années collège, Bastian commence à prendre les transports en commun seul. « Le matin, il ne fallait absolument pas être en retard à l’arrêt parce que le bus ne passe pas très souvent. Et en fin de journée, c’était encore plus compliqué, je devais parfois l’attendre longtemps. »
Vient ensuite l’entrée au lycée, les envies de passer du temps avec les copains après les cours et de rentrer plus tard le soir. « Passé 20 heures, il n’y avait carrément plus de bus. Mes parents devaient venir me chercher. Ou je rentrais avec des amis qui vivent aussi à Pessicart et qui ont eu assez jeunes des voitures sans permis. Mais j’étais toujours contraint par leurs horaires. »
« Je peux me déplacer librement »
Avoir une voiture sans permis, ça tentait bien Bastian. « Mais c’est assez cher. Mes parents ont fini par m’offrir un scooter quand j’ai eu 17 ans. »
Un cadeau synonyme de liberté depuis trois ans pour Bastian. « Je peux me déplacer librement, partir et rentrer à l’heure qui m’arrange. Les trajets sont rapides et je peux me garer facilement même quand je vais en plein centre-ville. »
Désormais, Bastian travaille et a cette chance que son papa soit aussi son patron. « Nous ne sommes que deux dans l’entreprise, donc je me déplace toujours avec lui pour rejoindre les chantiers, dans son utilitaire. »
Une nouvelle situation de dépendance que Bastian espère voir se terminer bientôt. « Je suis en train de passer mes heures de conduite. J’espère avoir mon permis le plus rapidement possible et avoir ma propre voiture. Ce sera plus confortable que le scooter, notamment quand il fait froid l’hiver. Je pourrais prendre du monde avec moi et surtout aller plus loin, faire des petits voyages. »
Il va opter pour une petite routière dans un premier temps. « Après ma période probatoire, je passerai sur un utilitaire. Avec mon père, ça nous permettra de travailler sur deux chantiers différents. »