Sami Pajari, à deux spéciales de son premier succès en WRC : « J’apprécie, mais il reste encore une journée »
© DPPI Toujours leader du Rallye d'Estonie à l'issue de cette deuxième étape, Sami Pajari n'est plus qu'à deux spéciales de décrocher la toute première victoire de sa carrière en Championna...
© DPPIToujours leader du Rallye d'Estonie à l'issue de cette deuxième étape, Sami Pajari n'est plus qu'à deux spéciales de décrocher la toute première victoire de sa carrière en Championnat du Monde des Rallyes. Champion du Monde WRC2 en 2024, le Finlandais aborde cette échéance avec 25 secondes d'avance sur son dauphin Oliver Solberg.
Auteurs d’une nouvelle très belle journée couronnée par de multiples victoires de spéciales, Sami Pajari et Marko Salminen peuvent entrevoir une très belle issue sur ce Rallye d’Estonie. Si l’écart au général a fondu la sensation d’un rallye maîtrisé, la réalité de la journée fut plus disputée que ça en a l’air pour les Finlandais. « Ça a clairement été une journée vraiment très longue, et pour être honnête, pas si simple que ça. Des choix de pneus différents, des conditions de route très différentes, des conditions d’état de piste aussi. Donc ce n’était pas fluide et stable du début à la fin », a reconnu Sami Pajari, qui n’a pas manqué de saluer la performance de son plus proche rival dans la matinée. « On a vu sur la boucle du matin qu’Oliver (Solberg) était étonnamment très rapide, avec de très bons temps. Mais cet après-midi, j’ai réussi à passer un cap et à creuser encore l’écart. Donc ce n’était pas une journée facile, mais on est vraiment très heureux du résultat ce soir ».
Déjà titré en WRC2 en 2024, Sami Pajari est habitué à jouer des victoires et des titres, même si le contexte diffère aujourd’hui au sein de la catégorie reine. Interrogé sur une éventuelle pression supplémentaire à l’approche de ces deux dernières spéciales décisives, le Finlandais relativise : « Si jamais il devait y avoir de la pression, elle viendrait normalement de l’extérieur, parce que quand on est à l’intérieur de la compétition, peu importe la voiture qu’on a ou contre qui on court, on doit simplement faire de notre mieux et essayer de gagner la compétition, comme toujours. Ce n’est peut-être pas la réponse que vous attendiez, mais en réalité, c’est plus ou moins la même chose, juste avec une voiture différente face à des pilotes différents. »
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Salué depuis plusieurs jours pour son calme apparent au volant, Sami Pajari tempère toutefois toute idée de sérénité totale : « Peut-être que je suis pessimiste, mais je pense encore que tout peut mal tourner. Donc oui, j’apprécie les spéciales, la voiture est vraiment rapide et fluide, elle est vraiment excellente à conduire, donc je profite simplement du moment. Il reste encore une journée, donc il peut encore se passer n’importe quoi ». Concernant les sensations dans la voiture en fin de journée, le pilote Toyota a également noté une nette progression : « On a trouvé plus de rythme en fin de journée, une vraie différence par rapport à ce matin, donc c’est vraiment bien ». Rendez-vous ce dimanche pour Sami Pajari et son copilote Marko Salminen, qui n’auront besoin que de gérer leur avance sur les deux dernières spéciales pour décrocher un tout premier succès en WRC, qui deviendrait alors la référence suprême de leur palmarès respectif après leur titre mondial de 2024.
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