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Sacs, crèmes, jeux vidéo… Que risquent les acheteurs de produits volés dans les magasins pillés le 17 octobre ?

Sur Vinted, Leboncoin ou EBay, des annonces proposent déjà des produits qui pourraient provenir des magasins dévalisés samedi. Certains vendeurs revendiquent même l'origine des articles. Le gouvernement a donc convoqué les plateformes ce lundi 19 octobre. Vinted affirme avoir déjà supprimé des annonces suspectes.

Publié le 19/10/2026 21:12

Mis à jour le 19/10/2026 21:12

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Article rédigé par France 2 - M. Martel, N. Houssay, M. Justet, C. Kenck, L. Le Moigne, I. Lehanneur, N. Cornet. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Sur Vinted, Leboncoin ou EBay, des annonces proposent déjà des produits qui pourraient provenir des magasins dévalisés samedi. Certains vendeurs revendiquent même l'origine des articles. Le gouvernement a donc convoqué les plateformes ce lundi 19 octobre. Vinted affirme avoir déjà supprimé des annonces suspectes.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Des sacs, des chariots, parfois même des valises, qui débordent de produits exposés sur les réseaux sociaux. Les pillages ont eu lieu ce week-end, et déjà, des annonces suspectes se multiplient en ligne ce lundi 19 octobre. Certaines proposent clairement à la revente des objets volés. Sur l'une d'elles, des bijoux portant encore leur étiquette avec la mention : "Merci le 17 octobre". Sur une autre, un lot de produits de beauté à 25 euros, flambant neuf, et en bas de l'annonce, la date du 17 octobre.

Nous avons échangé avec la vendeuse. "Bonjour, c'est des produits du 17 ? Vous en avez d'autres ?" Elle nous répond : "Oui, mais il ne me reste que ça." "C'est vous qui les avez pris ? Vous avez tout vendu ?", renchérit-on. Réponse : "Je les ai vendus, les autres. Ils sont tous partis."

Des marchandises vendues en quelques heures, qui écœurent les commerçants pillés. Le gérant d'une boutique dit avoir repéré certains de ses jeux vidéo et figurines sur Internet. Il espère retrouver rapidement les auteurs des faits : "Après, ce qui aide bien, c'est qu'on a pas mal de photos de gens à découvert avec des visages, les plaintes sont déposées, des gens sont reconnus… Donc, on va voir. J'espère qu'ils vont manger un petit peu, quand même, parce qu'ils sont tellement stupides qu'ils mettent des annonces sur Internet avec nos produits reconnaissables, parce que limités", explique le commerçant.

Contactées, les plateformes de vente en ligne affirment toutes supprimer ces annonces illicites et travailler avec les autorités. Le gouvernement les réunit ce soir et demande une réponse ferme. Car la pratique est condamnable pour les vendeurs mais aussi les acheteurs, selon Me Hassan Kohen, avocat pénaliste. "C'est clairement du recel, parce que la personne indique que c'est le produit d'un vol, donc très clairement le recel est caractérisé si on veut acheter le produit. La condition la plus importante finalement pour le ministère public, c'est de prouver que la personne savait que c'était le produit d'une infraction", indique le conseil.

Le recel de produit volé est puni de cinq ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende.

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