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Sa belle-mère découvre qu’elle pille ses comptes bancaires, elle la pousse dans l’escalier et la tue : une Tarnaise mise en examen pour meurtre, le fils de la victime également poursuivi

À Lescout (Tarn), une enquête ouverte après la mort d’une septuagénaire, d’abord attribuée à une chute dans un escalier, a connu un spectaculaire rebondissement cet été. Trois mois après les faits, la belle-fille de la victime a été mise en examen pour meurtre sur personne vulnérable, tandis que le fils de la défunte est poursuivi pour recel, sur fond de détournement de près de 30 000 euros.

l'essentiel À Lescout (Tarn), une enquête ouverte après la mort d’une septuagénaire, d’abord attribuée à une chute dans un escalier, a connu un spectaculaire rebondissement cet été. Trois mois après les faits, la belle-fille de la victime a été mise en examen pour meurtre sur personne vulnérable, tandis que le fils de la défunte est poursuivi pour recel, sur fond de détournement de près de 30 000 euros.

Stupeur à Lescout. Ce qui s'apparentait à une chute mortelle dans les escaliers il y a trois mois vient de prendre une tournure criminelle ces derniers jours. Une jeune femme de 29 ans a été mise en examen pour meurtre sur personne vulnérable et placée en détention provisoire. Son compagnon, le fils de la victime, lui aussi mis en examen, est poursuivi pour recel.

Tout commence le mardi 24 mars dernier. Les secours sont appelés en milieu de matinée dans une habitation de Lescout. Au pied de l’escalier gît une femme âgée, veuve, grièvement blessée à la tête. Transférée en urgence vers le centre hospitalier de Purpan à Toulouse, elle y décédera le 6 avril, treize jours après le drame.

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Une enquête pour recherche des causes de la mort est ouverte par les gendarmes de Puylaurens, rapidement épaulés par la brigade de recherches (BR) de Castres. Très vite, les techniciens en investigations criminelles et les légistes toulousains tiquent : l’autopsie révèle des lésions incompatibles avec une simple chute accidentelle, notamment une double fracture au niveau du visage.

Parallèlement, les investigations menées sur l’environnement de la victime mettent au jour un véritable siphonnage de ses comptes bancaires. Près de 30 000 euros auraient été détournés dans les mois précédant le drame, via des retraits suspects et des achats frauduleux sur Internet. Les soupçons se portent immédiatement sur la belle-fille, qui partageait le même toit avec son compagnon et leur enfant en bas âge. Le matin même des faits, la victime s'était d'ailleurs rendue à sa banque pour signaler ces anomalies, bien décidée à obtenir des explications.

Projetée une seconde fois contre une colonne en céramique

Placés en garde à vue au début du mois de juillet, les deux suspects ont dû s'expliquer face aux contradictions flagrantes relevées par les gendarmes. Les relevés téléphoniques et le minutage de la matinée du drame ont fait voler en éclats les premières versions de la belle-fille, qui affirmait initialement avoir découvert le corps en revenant du jardin.

Confrontée aux preuves, la jeune femme de 29 ans a fini par passer aux aveux. Alors que la septuagénaire descendait dans les escaliers, sa belle-fille l'aurait poussée violemment dans le dos. Voyant sa belle-mère tenter de se relever au pied des marches, elle l’aurait projetée une seconde fois contre une colonne en céramique, qui s'est brisée sous l'impact. Elle a toutefois assuré aux militaires qu'elle n'avait pas eu l'intention de la tuer, évoquant une panique totale après la découverte de ses malversations. Des écoutes judiciaires ultérieures ont également mis en lumière de fortes tensions intrafamiliales et une consommation de cocaïne au sein du couple.

Poursuivi aussi, le fils nie en bloc

Contacté par nos soins, le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, confirme l'accélération judiciaire du dossier cet été : "Une information a effectivement été ouverte au pôle criminel de Toulouse à la suite de la découverte du décès de cette personne âgée, à Lescout. Deux personnes ont été présentées au juge d’instruction et mises en examen."

La principale suspecte l'a été pour "meurtre d’une personne vulnérable, escroquerie et abus de confiance au préjudice d’une personne vulnérable". Un juge des libertés et de la détention (JLD) a ordonné son placement immédiat en détention provisoire.

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Son compagnon, âgé de 45 ans et fils de la défunte, a quant à lui été mis en examen pour "recel des faits d’escroquerie". L'analyse de ses comptes bancaires a révélé qu'il avait bénéficié d'une partie des sommes détournées par sa compagne, à hauteur de plusieurs milliers d'euros. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire.

Contacté, l'avocat du fils, Jocelyn Momasso Momasso, n'a pas souhaité commenter le fond du dossier à ce stade précoce de l'instruction. Il nous a en revanche indiqué que son client niait en bloc les faits reprochés, maintenant la ligne de défense qu'il avait déjà présentée aux gendarmes, affirmant avoir tout ignoré des agissements financiers de sa compagne. Tous deux restent présumés innocents.