Royal Birkdale, terre de champions (confirmés) - Golf Planète
Contrairement aux autres parcours de la rotation de The Open, où les vainqueurs surprise sont légion, le Royal Birkdale couronne souvent un favori. Soumis aux aléas de la météo et du tirage au sort des départs, le 4e majeur de la saison a par le passé régulièrement souri aux outsiders.…
Contrairement aux autres parcours de la rotation de The Open, où les vainqueurs surprise sont légion, le Royal Birkdale couronne souvent un favori.
Soumis aux aléas de la météo et du tirage au sort des départs, le 4e majeur de la saison a par le passé régulièrement souri aux outsiders. Un constat qui vaut pour la plupart des parcours ayant reçu The Open dans l’ère moderne. Mais il y a quelque chose de singulier dans l’histoire du tournoi au Royal Birkdale : Rares sont les surprises quand The Open se déroule sur le parcours du Lancashire.
Quand l’Open aime les surprises…
En s’intéressant aux cotes des vainqueurs de la Claret Jug dans un passé relativement récent certains noms détonnent plus que d’autres. L’Américain Brian Harman, ne figurait pas parmi les favoris en 2023 au Royal Liverpool, loin s’en faut. Coté à 125 contre 1, le gaucher s’était inscrit dans la lignée de ses compatriotes vainqueurs dans les années 2000 comme Ben Curtis pronostiqué à 300 contre 1, ou Todd Hamilton l’année suivante à 500 contre 1.
Au Royal St Georges en 2011 le Nord-Irlandais Darren Clarke avait lui aussi déjoué les pronostics avec une cote de 150 contre 1.
Pas sûr en revanche que ce scénario se reproduise à Southport cette semaine.
En effet au cours des 10 précédentes éditions de la compétition Royal Birkdale, il fut le théâtre de certains des plus grands triomphes de l’histoire et plusieurs des plus grands noms y ont célébré leur victoire.
Harrington, O’Meara, Spieth
Le joueur avec le profil le plus modeste, est certainement celui d’Ian Baker-Finch vainqueur en 1991. L’Australien était à l’époque 25e mondial mais il s’était présenté en pleine forme et fort d’un solide bagage dans the Open. En 1998 Mark O’Meara, quant à lui, débarquait avec l’étiquette du vainqueur du Masters et avait déjà terminé troisième sur ce même parcours par le passé. 10 ans plus tard, Padraig Harrington défendait purement et simplement son titre. En 2017 Jordan Spieth y a décroché son troisième Majeur en trois ans.
Palmer, Trevino, Watson, Thomson
En remontant plus loin encore dans le temps, on retrouve deux des plus grands champions de l’histoire de l’Open : Peter Thomson (1954 et 65) et Tom Watson (1983), tous deux vainqueurs à Birkdale. Complètent ce tableau d’honneur des noms qui n’ont besoin d’aucune présentation : Lee Trevino (1971), Johnny Miller (1976) et Arnold Palmer (1961).
Difficile de trouver, sur l’ensemble de la rotation, un palmarès aussi impressionnant. S’imposer au Royal Birkdale a toujours exigé d’être un golfeur d’exception, doté d’un CV en béton.
Seuls Peter Thomson pour sa première victoire en 1954 et Ian Baker-Finch n’avaient pas encore de victoires en majeur lorsqu’ils ont triomphé dans le Lancashire.
C’est sans doute pour cela, que depuis 1954, date de sa première apparition dans la rotation, aucun autre parcours, hormis le Old Course de St Andrews, n’a reçu aussi régulièrement le Championnat.
Photo © R&A via Getty Images