Rhône. Plainte pour viol contre un de ses anciens conseillers : Jean-Michel Aulas retrouve ses fonctions à Lyon
Jean-Michel Aulasavait été écarté de ses fonctions à la Métropole de Lyon, comme deux de ses proches. il été accusé d'avoir mal géré une plainte pour viol contre un de ses anciens conseillers.
Jean-Michel Aulasavait été écarté de ses fonctions à la Métropole de Lyon, comme deux de ses proches. il été accusé d'avoir mal géré une plainte pour viol contre un de ses anciens conseillers.
La rédaction avec AFP -
Hier à 20:36 | mis à jour hier à 20:53
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L'ancien patron de l'OL Jean-Michel Aulas a retrouvé jeudi son rôle dans l'exécutif de la Métropole de Lyon, dont il avait été écarté en juin, accusé d'avoir mal géré une plainte pour viol contre un de ses anciens conseillers, annonce la collectivité. « J'ai tranché pour l'institution et le territoire, pas pour des personnes », déclare la présidente de la Métropole Véronique Sarselli (LR). Elle explique avoir décidé de restituer ses délégations de vice-président à Jean-Michel Aulas et à deux autres élus, tout en leur adressant « un rappel clair des règles qui s'imposent à tous les membres de l'exécutif : loyauté, solidarité, travail collectif et respect de la parole de l'institution ».
Connu pour son verbe haut, Jean-Michel Aulas n'a cessé depuis trois mois de contester sa mise à l'écart, attaquant dans les médias et en justice celle avec qui il avait pourtant fait alliance lors des élections de mars. En mai, deux mois après la défaite de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon, une jeune militante engagée auprès du candidat avait porté plainte contre le directeur de communication de la campagne pour viol sous soumission chimique, ce que nie le mis en cause. Elle avait alerté l'ancien patron de l'Olympique Lyonnais et d'autres membres de son équipe dès février, sans que le collaborateur en question ne soit écarté ou suspendu. Jean-Michel Aulas a toujours soutenu avoir « agi dans le seul but de protéger la jeune femme ».
Un rare mea culpa
Cité dans le communiqué, Jean-Michel Aulas fait un rare mea culpa. « Le recul me permet aujourd'hui de reconnaître que mon appréciation initiale de la situation n'a pas été pleinement adaptée et que certaines de mes réactions n'ont pas toujours été opportunes ».
Mais pour l'opposition écologiste à la Métropole, sa réintégration « symbolise le manque d'éthique de la droite métropolitaine, le manque de considération pour la victime » ou encore « une certaine fébrilité de la Présidente de la Métropole sur la solidité de sa majorité ». « Depuis la révélation de cette affaire, aucune mesure de lutte contre les violences sexistes et sexuelles n'a été prise par la collectivité », à part l'annonce d'une mission sur le sujet, regrettent Renaud Payre et Fanny Dubot, co-présidents du groupe écologiste dans une déclaration transmise aux médias.