Retrouvée morte à 93 ans avec un homme endormi sur elle : l’autopsie révèle l’horreur qu’elle a subi
À Toulouse, une nonagénaire handicapée est retrouvée morte dans sa salle de bains, un homme nu endormi sur elle. De l’alerte de la voisine aux premiers résultats de l’autopsie, l’enquête révèle un crime d’une violence qui sidère tout un quartier.
À Toulouse, dans le quartier Bourbaki, une femme de 93 ans, appelée Laura par la presse locale, a été retrouvée morte à 93 ans avec un homme endormi sur elle le dimanche 27 septembre 2026. Les policiers l’ont découverte ensanglantée dans sa salle de bains, le suspect nu allongé sur son corps. Les premiers résultats de l’autopsie décrivent un déchaînement de violences sexuelles et de coups, avec une asphyxie suspectée.
Le parquet de Toulouse parle d’un crime d’une extrême brutalité, la victime présentant de multiples traumatismes. Les enquêteurs s’attachent désormais à reconstituer le parcours de l’homme de 34 ans retrouvé sur elle, et à comprendre ce qui s’est passé dans la maison avant l’arrivée des secours. Les analyses médico-légales et l’expertise psychiatrique du suspect doivent encore éclairer de nombreuses zones d’ombre.
Retrouvée morte à 93 ans à Toulouse : une scène glaçante dans la salle de bains
L’affaire démarre quand une voisine remarque un inconnu dans le jardin de Laura, dans ce secteur résidentiel de Toulouse, et compose le 17. Les policiers constatent à leur arrivée que la porte d’entrée est fermée de l’intérieur, situation jugée anormale. Ils décident alors de fracturer une baie vitrée pour pénétrer dans la maison, qui semble vide dans un premier temps, avant qu’une lumière allumée à l’étage ne les guide.
En montant, les fonctionnaires découvrent la nonagénaire dans la salle de bains, nue, couverte de sang, avec un homme nu allongé sur elle, apparemment endormi. D’après les premiers éléments recueillis, il aurait consommé une grande quantité d’alcool avant de sombrer sur le corps de la victime. Au moment de l’interpellation, l’individu se montre extrêmement agité et un policier est blessé pendant qu’il tente de le maîtriser.
Laura, 93 ans, nonagénaire handicapée et un suspect réfugié soudanais de 34 ans
D’après La Dépêche du Midi, Laura, 93 ans, était handicapée, alitée depuis de longs mois et incapable de se déplacer seule. Elle avait l’habitude de laisser sa porte d’entrée ouverte pour faciliter les passages des soignants et de ses proches, ce qui illustre sa très grande vulnérabilité. Des voisins l’avaient décrite comme totalement dépendante de l’aide extérieure pour les gestes du quotidien.
Le suspect est un homme de 34 ans, ressortissant soudanais installé légalement en France depuis 2016. Le parquet de Toulouse souligne que "le suspect est un réfugié Soudanais en situation régulière et au casier judiciaire vierge". Lors de son arrestation, "Il présentait au moment de son interpellation un taux d’alcool dans l’air expiré de 0,92 milligramme par litre. Des analyses toxicologiques sont en cours afin de déterminer s’il avait également consommé des stupéfiants." Les policiers l’avaient retrouvé totalement dévêtu et très agité.
Autopsie, expertise psychiatrique : ce que l’enquête sur le meurtre précédé d’un viol doit encore établir
Sur le plan médico-légal, le parquet détaille un tableau d’une rare violence : "L’autopsie réalisée le 28 septembre mettait notamment en évidence des lésions évocatrices de violences sexuelles, une fracture costale et du rachis, plusieurs hématomes au niveau de la face ainsi que des lésions traumatiques du cou compatibles avec un mécanisme d’asphyxie. Des analyses anatomopathologiques devront confirmer ces éléments et la cause exacte du décès". Les enquêteurs travaillent donc sur l’hypothèse d’une femme violée puis victime d’une strangulation.
Côté judiciaire, le trentenaire a été placé en garde à vue avant d’être présenté à un juge d’instruction. "Il sera présenté à un magistrat instructeur dans le courant de l’après-midi en vue de sa mise en examen du chef de meurtre précédé ou suivi d’un autre crime, en l’espèce le crime de viol. Son placement en détention provisoire est requis par le parquet", précise encore le procureur. Une expertise psychiatrique est ordonnée, le suspect s’étant très peu expliqué, tandis que l’enquête doit encore préciser ses tentatives d’entrer chez des voisins et les déplacements imposés à Laura dans la maison.
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