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Réseaux sociaux. Il s’endort n’importe où, en un instant : un cocker narcoleptique fait fondre les internautes

La narcolepsie, cette maladie neurologique rare qui provoque des endormissements involontaires pendant la journée, touche aussi les chiens. C'est le cas de Gösta, un cocker âgé de 15 semaines, qui souffre de so...

La narcolepsie, cette maladie neurologique rare qui provoque des endormissements involontaires pendant la journée, touche aussi les chiens. C'est le cas de Gösta, un cocker âgé de 15 semaines, qui souffre de somnolence. En balade en forêt, en mangeant, en jouant, le chiot tombe brusquement de sommeil dès qu'il ressent une émotion un peu trop intense. Une histoire qui a séduit les réseaux sociaux puisque Gösta a cumulé plus d'un million de vues en seulement 24 heures sur la plateforme TikTok. « Gösta, bienvenue dans le club de la narcolepsie de type 1, ravi de t'avoir parmi nous », peut-on lire en commentaire de la vidéo.

Si la maladie peut être impressionnante à observer et reste invalidante pour le chien, elle ne menace pas son espérance de vie. Diagnostiqué narcoleptique avec cataplexie depuis l'âge de neuf semaines, le chiot mène, selon sa propriétaire, une vie « heureuse et joyeuse », même s'il passe beaucoup de temps à dormir « d'un sommeil très profond ».

Chez le chien, comme chez l'humain, la narcolepsie est une maladie neurologique due à un dysfonctionnement de la transmission des orexines, des neurotransmetteurs qui gèrent la régulation du sommeil. Elle se manifeste par une hypersomnolence en journée, le chien s'endormant spontanément au milieu d'une activité, et survient le plus souvent à la suite d'un exercice physique ou d'une émotion vive, comme l'excitation après une séance de jeux, le cas de Gösta. Elle s'accompagne souvent d'une cataplexie, une disparition du tonus musculaire qui ne dure que quelques secondes, l'animal récupérant immédiatement un tonus et une démarche normale. Des formes familiales de la maladie sont par ailleurs décrites chez le Doberman, le Labrador et le Teckel.

Chez l'humain, la narcolepsie touche environ une personne sur 5 000, soit 0,02 % de la population générale. Elle survient le plus souvent à l'adolescence ou chez les jeunes adultes, mais se révèle bien plus invalidante, avec des risques importants d'accidents et un impact lourd sur la vie quotidienne.