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Réseaux sociaux et mineurs : la vague mondiale des interdictions ne faiblit pas

De l'Australie au Vietnam, de plus en plus de gouvernements légifèrent pour éloigner les enfants des plateformes sociales, chacun avec sa propre méthode. En bref Le Vietnam propose un compte soc...

De l'Australie au Vietnam, de plus en plus de gouvernements légifèrent pour éloigner les enfants des plateformes sociales, chacun avec sa propre méthode.

En bref

Une idée qui essaime à grande vitesse

Le ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme planche sur un dispositif original : les utilisateurs de moins de 16 ans garderaient leur compte, mais perdraient la possibilité de publier, commenter ou réagir. Un simple accès en lecture, sous la supervision d’un parent inscrit comme responsable du compte.

Ce parent devrait surveiller le contenu consulté et le temps passé en ligne. Les plateformes, elles, devraient déployer des outils techniques pour repérer les jeunes utilisateurs et leur proposer un contenu adapté à leur âge. Un volet distinct viserait aussi le jeu vidéo, avec une limite quotidienne d’une heure par titre pour les moins de 16 ans.

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Une philosophie différente des bans classiques

Selon le vice-ministre Phan Tam, l’objectif n’est pas d’interdire ou de restreindre excessivement l’accès des enfants aux réseaux sociaux, mais de leur garantir un environnement adapté à leur âge. Le texte n’est pas encore finalisé et pourrait évoluer avant son adoption définitive.

Un mouvement mondial aux méthodes contrastées

Le Vietnam s’inscrit dans une dynamique amorcée par l’Australie fin 2025, première nation à interdire purement et simplement les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Depuis, la liste des pays qui suivent ou envisagent de suivre s’allonge presque chaque mois.

Les motivations affichées se recoupent : cyberharcèlement, addiction, troubles du sommeil, anxiété, exposition à des prédateurs. Mais les seuils d’âge et les modalités d’application diffèrent sensiblement selon les législations.

Un aperçu des principales mesures en cours

Certains pays excluent explicitement les messageries comme WhatsApp ou Signal du champ d’application, tandis que d’autres, comme l’Indonésie, visent aussi des plateformes de jeu comme Roblox.

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— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 24, 2026

Des doutes persistants sur l’efficacité réelle

Ces textes suscitent des critiques, notamment de la part d’Amnesty Tech, qui juge ces interdictions inefficaces et déconnectées des usages réels des jeunes générations. La question de la vérification d’âge, jugée potentiellement intrusive pour la vie privée, reste également un point de friction majeur.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a lui-même reconnu les difficultés d’application d’un tel ban, tout en affirmant croire en sa faisabilité d’ici le printemps 2027. Cette tension entre ambition politique et faisabilité technique traverse la quasi-totalité des projets recensés à travers le monde.

Un consensus politique, des doutes techniques

La multiplication de ces initiatives traduit une préoccupation partagée par des gouvernements aux orientations politiques très diverses. Reste à savoir si les outils de vérification d’âge et de contrôle parental pourront suivre le rythme des ambitions législatives. L’expérience australienne, pionnière en la matière, servira sans doute de test grandeur nature pour les pays qui lui emboîtent le pas.