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Reprise, finances, structure, ambitions, Thierry Dailly dévoile son projet pour le RWDM : “Ce sera difficile mais ensemble nous réussirons”

Depuis samedi et l'annonce du rachat du RWDM par Thierry Dailly, c'est l'effervescence dans le chef de tous les sympathisants du club molenbeekois. Les supporters sont aux anges mais la reprise du club après de...

Depuis samedi et l'annonce du rachat du RWDM par Thierry Dailly, c'est l'effervescence dans le chef de tous les sympathisants du club molenbeekois. Les supporters sont aux anges mais la reprise du club après des années de galère sous Eagle et une situation financière catastrophique soulève également son lot de questions.

Des interrogations auxquelles Thierry Dailly a répondu ce lundi au moment de présenter son projet pour le RWDM.

Un processus de reprise long et usant

Il y a quelques mois, plusieurs groupes d'investisseurs belges et étrangers étaient intéressés par le rachat du RWDM. Face aux difficultés, ils se sont retirés les uns après les autres et seul Thierry Dailly est resté dans la course. Samedi, après des mois de bataille, l'ancien président du club a annoncé devenir l'unique actionnaire du RWDM. Un pari fou que seul un amoureux du club comme Dailly pouvait réaliser. "Je reprends un club de football en D1 FFA avec 20 millions d'euros de dettes. C'est un énorme risque, le club n'est pas encore sauvé, au contraire, mais je ne pouvais pas laisser ce club historique mourir, lui qui représente tellement pour ses supporters", a lancé Thierry Dailly.

Bonne nouvelle pour le RWDM, sa PRJ a été jugée recevable : "Une belle victoire pour la survie du club"

Si la reprise est actée, le plus dur commence. Avec notamment cette dette cumulée de 20 millions qu'il faudra tenter de réduire et d'étaler en convainquant les créanciers lors d'une importante PRJ qui attend le club. "Nous avons obtenu une dérogation pour nous permettre d'avoir plus de temps pour préparer notre dossier. Nous savons que nous devrons convaincre les créanciers mais je sais que beaucoup d'entre eux sont des amoureux du RWDM et qu'ils feront tout pour nous aider. Je suis l'un de ces créanciers et j'ai décidé d'abandonner les 600 000,00 euros que me doit encore le club. Et je suis persuadé que de nombreux autres créanciers suivront cette voie."

Maxime Vossen, qui reste CEO du RWDM, abonde dans ce sens. "Le club reste dans une situation compliquée, notre avenir dépendra beaucoup de cette PRJ mais avec ce nouvel élan, nous sommes prêts à aller chercher notre second souffle et à démarrer un nouveau projet."

Dans cette mission, Thierry Dailly s'entoure donc de Maxime Vossen (CEO), de Bernard Stas (COO) et de René Bufkens (administrateur). "D'autres personnes viendront renforcer cette structure", assure Dailly.

Thierry Dailly (2L) pictured during a press conference on the takeover of Belgian Challenger Pro League 1B second division team RWDM, Monday 03 August 2026 in Brussels. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Thierry Dailly s'entoure de Bernard Stas (COO), René Bufkens (administrateur) et de Maxime Vossen (CEO). ©Belgaimage

Des ambitions sportives mesurées

Relégué à l'échelon amateur et obligé de reconstruire une nouvelle équipe, le RWDM ne tire pas des plans sur la comète. "Au vu de la situation financière, nous afficherons des ambitions sportives saines et mesurées. Bien sûr nous espérons aligner une équipe compétitive mais nous ne voulons pas viser plus haut que le milieu de classement. Le but est de construire une équipe en laquelle les supporters se reconnaissent, avec des joueurs qui mouillent le maillot et portent avec honneur les valeurs du club. Et à ce niveau-là, nous serons en mesure d'annoncer les signatures de plusieurs joueurs au cours des prochains jours. Et peut-être d'autres qui auront envie de rentrer au bercail pour aider le club."

Avec un staff emmené par Christ Bruno. "Ce staff a réalisé un travail énorme dans des circonstances catastrophiques. Il était évident que l'on poursuive avec ses membres."

Sponsors et Fan Funding

Le RWDM a besoin de renflouer les caisses après des années difficiles. Pour ça, il devra à nouveau convaincre les sponsors de le soutenir. "Nous repartons d'une page blanche, avec néanmoins énormément de contacts et de personnes qui veulent aider un club comme le RWDM. Un sacré défi nous attend mais nous sommes optimistes et décidés à bâtir une vision à long terme", explique Bernard Stas.

Les supporters seront sollicités avec le lancement d'une campagne de Fan Funding. "Cette campagne s'adresse à nos supporters et à tous les amoureux du club. Via un QR code, ils auront l'occasion de soutenir le club sous forme de dons, en échange de certains packages que nous leur proposerons. Et dans la foulée, nous lancerons aussi la campagne d'abonnements."

Le RWDM originel

Thierry Dailly a également annoncé qu'il en était fini du RWDM Brussels et de son logo imposé par Textor. "Nous revenons à notre vrai nom : le RWD Molenbeek et notre véritable logo. Nos racines sont de retour, pour la vie."

guillement

On a vécu tellement de choses bien plus compliquées à Molenbeek que tout ça ne m'effraie pas.

Un président qui attend avec impatience le premier match au stade Machtens. "J'en ai déjà la kiekebich (NdlR : chair de poule en bruxellois). Je suis tellement heureux d'être à nouveau là. Ce n'est peut-être pas comme ça que j'imaginais revenir au club mais je n'avais pas le choix. Je devais tout faire pour que ce club continue à exister, pour revivre tout ce qu'on a vécu depuis le retour du RWDM en 2015. Bien sûr que nous sommes face à un énorme défi mais on a déjà vécu tellement de choses bien plus compliquées à Molenbeek que tout ça ne m'effraie pas. On va tout faire pour que ces quatre lettres magiques vivent encore longtemps."

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