REPORTAGE. “Sur scène, elle t’embarque”, Selah Sue envoûte le public au Mecanik Paradize, 6 500 spectateurs conquis par une soirée spectaculaire à la Halle de la Machine.
Selah Sue, Caravan Palace et Purple Disco Machine ont fait vibrer les 6 500 spectateurs du Mecanik Paradize, jeudi soir, entre soul, électro swing et disco-house, à Toulouse. Portée par des machines géantes et des shows spectaculaires, cette grande soirée du festival des Productions du Possible a tenu toutes ses promesses.
l'essentiel Selah Sue, Caravan Palace et Purple Disco Machine ont fait vibrer les 6 500 spectateurs du Mecanik Paradize, jeudi soir, entre soul, électro swing et disco-house, à Toulouse. Portée par des machines géantes et des shows spectaculaires, cette grande soirée du festival des Productions du Possible a tenu toutes ses promesses.
Festival "unique au monde", selon son créateur Mick Athias, des Productions du Possible, le Mecanik Paradize marie avec audace de grands lives en plein air et les machines vivantes de Delaroziere, sur le parvis de la Halle, à Montaudran.
Ce jeudi soir, tout le monde attendait Selah Sue. Petit bout de femme ébouriffée en dentelle noire, à la voix délicieusement éraillée, elle a imposé de suite son style : jazz, puis soul, et pour finir, rock. "Son dernier album est posé mais sur scène, elle t’embarque !", commente un fan de la première heure. "Son concert est cool, il n’y a rien qui se ressemble mais on sent un fil qui tient tout ça", précise un autre.
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Quinze ans après l'explosion de son premier album en 2011, la demoiselle joue cette fois-ci avec The Gallands, le batteur de jazz Stéphane Galland et son fils claviériste. Le show se termine sur une guitare électrique, et Astérion occupe la scène le temps de l'interplateau. Hypnotique, comme toujours, le Minotaure arpente la piste de l'Aéropostale, en attendant Caravan Palace. Il fait sacrément froid, ce soir-là... "J’ai mis mon cachemire pour être bien", lâche une spectatrice.
Caravan Palace, l'électro swing façon cabaret
Les torches s’allument à l'arrivée du phénomène électro swing, qui a pensé cette tournée comme un spectacle. Le combo revisite deux décennies de tubes, mais aussi de nouveaux titres. Inspiré par les grandes revues américaines des années 20, il rassemble sur scène huit artistes, deux chanteuses-danseuses, des cuivres, guitare jazz et synthés analogiques.
Le nom du groupe s'affiche en grand et en doré, façon cabaret. L’électro swing s’est durci, la voix s’est déformée, mais l’énergie est toujours là. La neige (des machines) se met à tomber et les classiques reviennent, tout le monde se met à danser. On sort les éventails en plumes, le show est très chorégraphié. Les cuivres valsent, deviennent parfois stridents.
Une nouvelle pause avec les Machines vivantes, puis déboule Tino Pontiek, alias Purple Disco Machine, qui clôture cette soirée avec toute sa "Dopamine". En digne héritier actuel de la disco-house, cet habitué des grands festivals, tels que Coachella et Tomorrowland, sert ses meilleurs remixes : Indeep ("Last Night A DJ Saved My Life"), puis Michael Jackson ("Billie Jean"). L’Araignée s’invite derrière lui, le spectacle est au rendez-vous. Et les 6 500 spectateurs comblés.
Le Mecanik Paradize se poursuit ce vendredi avec la légende de l'électro allemande Paul Kalkbrenner, pour une soirée qui affiche complet. Les jeunes fans de BMP ultra-rapides ont rendez-vous samedi soir pour une nuit techno et hard techno orchestrée par le collectif Organïk Open Rave Toulouse. Enfin, dimanche, place au théâtre de rue, avec une après-midi de spectacles et d'animations gratuits, sur le parvis de la Halle.