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REPORTAGE. “Chaque jour, l’essence augmente de 2 ou 3 centimes” : la grogne des automobilistes new-yorkais confrontés à la flambée des prix liée à la guerre avec l’Iran

Cinq mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, les Américains sont toujours confrontés à des prix de l'essence qui augmentent. L'incertitude autour de la suite des évènements ne rassure pas les marchés mondiaux et les automobilistes. Rencontre avec des New-Yorkais contraints de s’adapter et de changer leurs habitudes.

Cinq mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, les Américains sont toujours confrontés à des prix de l'essence qui augmentent. L'incertitude autour de la suite des évènements ne rassure pas les marchés mondiaux et les automobilistes. Rencontre avec des New-Yorkais contraints de s’adapter et de changer leurs habitudes.

Radio France

Publié le 27/07/2026 08:25

Mis à jour le 27/07/2026 08:25

Temps de lecture : 1min

Une station essence près de Manhattan, à New York, en 2026. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)
Une station essence près de Manhattan, à New York, en 2026. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Sur cette route très fréquentée de New York, deux stations-service se font face. Les prix y sont identiques, parmi les moins chers de la ville. Le gallon d'essence (presque 4 litres) est vendu à 3,98 dollars, soit 1,30 dollar de plus qu'avant la guerre.

Monique garde donc l'œil sur le compteur du prix : "Je suis dégoûtée, lance-t-elle. Les Américains souffrent vraiment et c'est stressant. Je fais moins souvent le plein et cherche la station la moins chère. Puis j'essaie de prendre un peu plus les transports en commun mais tout le monde ne peut pas le faire."

Elle poursuit, inquiète : "Quand je vais recommencer à enseigner en septembre, à la rentrée et que je vais devoir prendre ma voiture tous les jours, ça va faire encore plus mal au portefeuille".

C'est le cas de Martins, chauffeur de taxi. Lui doit faire le plein tous les jours. Depuis le début de la guerre, il gagne jusqu'à 400 dollars de moins chaque mois. "Chaque jour, l'essence augmente de 2 ou 3 centimes, explique-t-il, mais le prix de nos courses est encadré, donc on ne peut rien faire. C'est notre salaire qui prend. C'est très dur".

Depuis vendredi soir, aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran, marquant une pause dans les hostilités après deux semaines de frappes sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Idem côté Iran : aucune attaque signalée contre ses voisins du Golfe alliés de Washington.

Pourtant à la pompe d'à côté, Daryl n'est pas très optimiste : "On n'a pas le choix, mais je ne sais pas combien de temps on va pouvoir tenir. Tout ça c'est de la faute à Trump, et on sait jamais ce qui nous attend ensuite". Selon un récent sondage, 46% des Américains déclarent que le prix de l'essence aura des conséquences sur leur vote lors des élections de mi-mandat en novembre.

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