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Rencontres du Medef : l’an dernier “au moins 25%” des entreprises de restauration étaient déficitaires, selon l’Umih

Au vu des résultats du premier semestre 2026, "on s'attend à ce qu'il y ait une recrudescence de fermetures", assure le Conseil national de l'ordre des experts-comptables à France Inter.

Au vu des résultats du premier semestre 2026, "on s'attend à ce qu'il y ait une recrudescence de fermetures", assure le Conseil national de l'ordre des experts-comptables à France Inter.

Article rédigé par franceinfo - France Inter

Radio France

Publié le 27/08/2026 07:53

Temps de lecture : 1min

Un restaurant à Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 août 2026. (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)
Un restaurant à Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 août 2026. (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)

Dans le secteur de la restauration, "au moins 25 % des entreprises étaient déficitaires en 2025", alerte jeudi 27 août l'Observatoire de l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), dans une synthèse que France Inter a pu consulter, alors que le Medef a lancé mercredi 26 août à Paris sa Rencontre des Entrepreneurs de France.

Face à l'inquiétude de la profession, l’Umih lance, avec l’Ordre des experts-comptables, le premier Observatoire économique de la restauration, avec pour objectif de "mesurer précisément la rentabilité, l’activité, l’endettement et la capacité d’investissement d’un secteur qui compte près de 180 000 entreprises, tout en révélant les écarts parfois considérables entre établissements et territoires", explique l'Umih.

En 2025, "plus de la moitié des restaurateurs ont vu leur résultat diminuer. Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de la restauration traditionnelle recule dans 95 départements sur 98", du pays, poursuit l'Observatoire. Au vu des résultats du premier semestre 2026, "on s'attend à ce qu'il y ait une recrudescence de fermetures", déplore Damien Charrier, du Conseil national de l'ordre des experts-comptables, au micro de France Inter.

Derrière les moyennes nationales "se cachent des situations plus fragiles encore", car parmi les "entreprises déficitaires, les écarts de résultats peuvent aller de un à huit selon les territoires", détaille l'étude de l'Umih. On note des "écarts territoriaux importants". Plusieurs régions ultramarines "conservent des résultats élevés ou en redressement, tandis que des régions métropolitaines de grande taille enregistrent un recul marqué", analyse l'Observatoire économique de la restauration.

S'agissant des charges de personnel, elles ont diminué de 1,6 % l'année dernière, à 220 304 euros en moyenne. Sur deux ans, "elles restent toutefois en hausse de +1,6 %, contre +1,4 % pour la valeur ajoutée". Leur poids dans le chiffre d’affaires a "atteint 37,33 %. La légère baisse annuelle des charges ne suffit donc pas à empêcher la contraction de la rentabilité".

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