RÉCIT. Soldat de la Légion étrangère enlevé en Colombie : ruse pour s’emparer d’une arme, saut dans une rivière, traque à travers la jungle… comment a-t-il fait pour échapper aux FARC ?
En permission dans son pays natal, la Colombie, José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère française, a été enlevé le 6 août 2026 par des dissidents des FARC. Retenu en otage pendant près d'un mois, ce soldat de 35 ans est parvenu à s'évader le 3 septembre au terme d'un coup de force héroïque, avant d'affronter quatre jours de traque dans la jungle. Récit.
l'essentiel En permission dans son pays natal, la Colombie, José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère française, a été enlevé le 6 août 2026 par des dissidents des FARC. Retenu en otage pendant près d'un mois, ce soldat de 35 ans est parvenu à s'évader le 3 septembre au terme d'un coup de force héroïque, avant d'affronter quatre jours de traque dans la jungle. Récit.
Il s'en est fallu de peu. José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère française, a été enlevé par un groupe dissident des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) le 6 août dernier. Il est resté ligoté, pieds et mains liés, pendant la majeure partie de sa captivité... jusqu'au 3 septembre, le jour où il a saisi sa chance.
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Demandant à être conduit à l’écart pour faire ses besoins, il se retrouve seul avec son gardien. Bien qu’il ait "les mains entravées", le légionnaire parvient à maîtriser son ravisseur et à lui arracher son fusil. Toujours entravé, le militaire de 35 ans saute dans une rivière pour semer ses géôliers.
Une fois débarrassé de ses liens, une longue marche de quatre jours s'amorce à travers les Andes colombiennes, au milieu de zones contrôlées par le narco-trafic.
La traversée de l'enfer
Pour échapper aux guérilleros qui le considéraient comme un "gros poisson", le soldat a fait preuve d'un sang-froid absolu. "Chaque fois qu’une moto passait, il se cachait" derrière des rochers ou grimpait dans les arbres, explique une source militaire de haut rang sous couvert d'anonymat.
Au cours de son périple, il prend le risque de manger chez un paysan, craignant à chaque instant d'être dénoncé. Il réussit également à passer un appel téléphonique à sa famille, qui prévient immédiatement les forces de l'ordre de sa cavale dans les montagnes.
Une issue miraculeuse
Dimanche, épuisé mais sain et sauf, le légionnaire a finalement atteint un commissariat de police. Les autorités colombiennes ont précisé que ses ravisseurs n'avaient jamais exigé de rançon.
Ce soldat colombien engagé dans la Légion étrangère française était rentré dans son pays natal pour les vacances. Toutefois, le ministère français des Armées a souligné que le caporal "n’avait pas été autorisé à se rendre en Colombie" pour sa permission.