RECIT. Cédric Jubillar a enfoui le corps de sa femme Delphine sous un monticule de terreau agricole : plus de cinq ans après, la vérité révélée
Des ossements appartenant vraisemblablement à Delphine Jubillar, dont le corps n’avait jamais été retrouvé depuis plus de cinq ans, ont été découverts ce jeudi matin, dans un champ agricole de Mailhoc (Tarn). Un endroit isolé situé à moins de 15 km de Cagnac-les-Mines où vivait le couple. À la suite de ses aveux, Cédric Jubillar a conduit les gendarmes sur les lieux.
l'essentiel Des ossements appartenant vraisemblablement à Delphine Jubillar, dont le corps n’avait jamais été retrouvé depuis plus de cinq ans, ont été découverts ce jeudi matin, dans un champ agricole de Mailhoc (Tarn). Un endroit isolé situé à moins de 15 km de Cagnac-les-Mines où vivait le couple. À la suite de ses aveux, Cédric Jubillar a conduit les gendarmes sur les lieux.
Ce n'est ni la ferme "qui a brûlé", à Cagnac-les-Mines, ni la forêt de Mirandol, dans le Tarn. Deux sites qui ont longtemps alimenté les plus folles rumeurs sur la localisation du corps de Delphine Jubillar. Comme il s'est engagé à le faire, Cédric Jubillar a donc mené, ce jeudi 16 juillet, les gendarmes sur le lieu où, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, il a caché le corps de son épouse, Delphine Jubillar, 33 ans, née Aussaguel, après avoir provoqué sa mort.
Après plus de cinq ans de mensonges et de déni, il met fin à un insoutenable mystère en livrant lui-même la clé de l'énigme. On peut légitimement imaginer le soulagement des proches et de la famille de Delphine Jubillar. Même si, pour eux, ils n'ont jamais douté de l'implication de l'artisan plaquiste dans la mort de son épouse.
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Ce jeudi 16 juillet, des premiers ossements sont retrouvés dans un champ agricole, sur la commune de Mailhoc (Tarn), au nord d'Albi. De source judiciaire et selon nos informations, il a enfoui le corps dans un monticule de terreau haut de plus de trois mètres, en écartant le substrat avec ses mains pour en faire une sorte de cavité. Il n'aurait pas utilisé de pelle. Ce terreau aurait ensuite été utilisé, quelques mois plus tard, pour effectuer un épandage sur un champ appartenant à un agriculteur. C'est précisément sur ce champ que des os et des fragments d'os ont été retrouvés, ce jeudi matin 16 juillet, par les enquêteurs. Situé à 14 km de Cagnac-les-Mines, le site est bordé d'une zone boisée. Non loin de là se dresse l'une des rares habitations. L'endroit est plutôt isolé, "on ne vient pas ici par hasard", assurent les riverains.
"Interprétations fantaisistes"
Ce jeudi, une centaine de gendarmes se sont déployés sur zone et des recherches, sur les indications de l'artisan plaquiste extrait de sa cellule de la maison d'arrêt de Seysses (31), ont démarré.
À la suite de la confession de ses aveux, dans un courrier remis à ses deux avocats, Mes Pierre et Guy Debuisson, et révélé le 6 juillet en exclusivité par La Dépêche du Midi, Cédric Jubillar est allé au bout de ses engagements. "Notre mission d'avocats a donc été menée à bien, au bénéfice exclusif de la justice, affirme Guy Debuisson, l'un des deux avocats de Cédric Jubillar. Il est clair maintenant que Cédric Jubillar a voulu soulager sa conscience et cultiver les fleurs de la vérité. Cela fera taire les esprits chagrins et complotistes qui ont tenté maladroitement de mettre en exergue des interprétations fantaisistes. Pourquoi vouloir compliquer ce qui est manifestement très simple."
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Des recherches se poursuivent sur toute la zone pour tenter d'identifier d'autres ossements, a confirmé, dans un communiqué, la cour d'appel de Toulouse. Cédric Jubillar a été écroué le 18 juin 2021 pour le meurtre de son épouse, à Cagnac-les-Mines (Tarn). Son corps n'avait jamais été retrouvé. Il a clamé son innocence durant plus de cinq ans. Le 17 octobre dernier, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine. Fin juin, il a reconnu, dans une lettre remise à ses deux nouveaux avocats, son implication dans la mort de cette dernière. Son procès en appel est prévu le 21 septembre prochain. Il pourrait être renvoyé au regard des nombreux actes qu'il reste encore à effectuer dans cette affaire.