Real : Mourinho conserve Gonzalo García et relance le débat sur Mbappé - Sport.fr
Un été qui devait sceller son départ. Et puis, coup de frein. Gonzalo García, que tout le monde voyait déjà loin du Santiago-Bernabéu, restera finalement chez les Merengues — du moins pour l'instant. Le prix était fixé, les prétendants faisaient le pied de grue, l'affaire semblait pliée. C'était compter sans…
Un été qui devait sceller son départ. Et puis, coup de frein. Gonzalo García, que tout le monde voyait déjà loin du Santiago-Bernabéu, restera finalement chez les Merengues — du moins pour l’instant. Le prix était fixé, les prétendants faisaient le pied de grue, l’affaire semblait pliée. C’était compter sans José Mourinho.
Selon les informations d’AS, le technicien portugais a personnellement demandé à la direction de retirer l’attaquant de 22 ans du marché. Le club avait pourtant apposé une étiquette à 60 millions d’euros sur le pur produit de la Fabrica, convaincu qu’une vente estivale arrangerait tout le monde. Les dés semblaient jetés. Ils ne l’étaient pas.
Ce revirement, personne ne l’avait vu venir. Ou plutôt, personne à l’extérieur : à Valdebebas, Mourinho ruminait déjà l’idée depuis plusieurs jours. Après avoir passé au crible l’effectif dont il hérite, le « Special One » en a tiré une conclusion sans détour. Il manque au Real un vrai numéro 9. Un avant-centre à l’ancienne, référence dans la surface, capable de fixer, de jouer dos au but, de peser physiquement sur les charnières européennes.
Et c’est là que le bât blesse. Car en creux, cette décision en dit long sur la lecture que fait Mourinho de son secteur offensif. Kylian Mbappé ? Un foudre de guerre, redoutable dans les espaces, mais pas un point d’ancrage. Endrick ? Un immense talent, encore vert, pas encore taillé pour endosser ce costume-là semaine après semaine. En gardant Gonzalo García, le Portugais se ménage une solution de rechange — et, surtout, il envoie un message.
Rarement un jeune attaquant aura autant pesé sur les plans d’un géant en un seul été. Le contexte, il faut le rappeler, n’a rien d’anodin. Deux saisons blanches, sans trophée majeur, ont laissé des traces au sommet du club. Florentino Pérez, réélu, a fait de Mourinho l’homme de la reconstruction, en lui accordant sur les transferts un contrôle que ses prédécesseurs — Carlo Ancelotti en tête — n’avaient jamais obtenu. On mesure aujourd’hui l’ampleur de ce pouvoir.
En voilà une nouvelle qui va faire jaser dans le vestiaire. Car Gonzalo García, relégué dans la hiérarchie la saison passée, se retrouve soudain relancé — et pas par n’importe qui. Reste à savoir comment le principal intéressé accueillera ce sursis. Rester pour grappiller du temps de jeu derrière une superstar, quand un chèque de 60 millions l’attendait ailleurs : pour certains, la pilule serait dure à avaler. Tout dépendra de la place qu’on lui réservera vraiment.
Une chose est sûre : le feuilleton offensif du Real ne fait que commencer. Mourinho pose ses pions, un à un, avec la patience d’un joueur d’échecs et l’autorité d’un patron retrouvé. Les prochaines semaines diront si ce pari — conserver un jeune plutôt que d’encaisser — relève du coup de maître. Ou presque.