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Que proposent les candidats à la présidentielle pour réduire la dette publique ?

À quoi faut-il renoncer pour réduire la dette publique ? Les candidats à l'élection présidentielle devront dire quels efforts ils demandent aux Français. Hausse des impôts, baisse des dépenses ou renégociation de la dette : que proposent-ils pour sortir de l'engrenage ?

Publié le 29/09/2026 23:56

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Article rédigé par France 2 - G. de Florival, L. Zajdela, P. Maire, L. Krikorian, L. Matigot, C. Gantzer J. Blondel, J. Cohen-Olivieri - Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

À quoi faut-il renoncer pour réduire la dette publique ? Les candidats à l'élection présidentielle devront dire quels efforts ils demandent aux Français. Hausse des impôts, baisse des dépenses ou renégociation de la dette : que proposent-ils pour sortir de l'engrenage ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Chaque année qui passe, elle s'alourdit. La dette publique française est toujours plus lourde dans nos budgets depuis 50 ans. Les candidats à l'élection présidentielle de 2027 sont tous d'accord : ce sera l'un des chantiers du prochain quinquennat. "Remettre la France sur la bonne voie, c'est aussi rétablir ses comptes", lance Édouard Philippe. "Faire en sorte qu'on stabilise la dette. Plus de travail, moins de dépenses publiques", déclare Bruno Retailleau.

Parmi les thèmes de la campagne, la dette et cette question : comment la réduire ? Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut carrément l'annuler, au moins en partie. Le candidat de La France insoumise veut geler la dette française détenue par la Banque centrale européenne, correspondant à 600 milliards d'euros. "La Banque centrale européenne peut et doit mettre au congélateur les dettes des États, en commençant par celle de la période Covid", estime-t-il.

Une solution que n'envisagent pas les autres candidats, même à gauche. Olivier Faure souhaite plutôt imposer les gros héritages ou mettre en place la taxe Zucman, une taxe de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Son concurrent à la primaire, Raphaël Glucksmann, lui, entend notamment réduire les aides publiques aux entreprises. "Il y a par exemple 211 milliards de cadeaux fiscaux ou d'exonération pour les entreprises. On a un ancien ministre des Finances et de l'Économie qui dit lui-même qu'on ne sait plus à quoi servent ces fonds. On va les réorienter", affirme-t-il.

Au centre, il n'est pas question d'augmenter les impôts. Pour Édouard Philippe, il faudra travailler plus et réformer l'État. Gabriel Attal défend, lui, un plan de 150 milliards d'euros d'économies en cinq ans. "La réforme de l'assurance-chômage, la réforme des retraites, un plan de départs volontaires dans nos administrations, la simplification de notre organisation administrative et territoriale", énumère-t-il.

De son côté, le Rassemblement national présentera son plan de 125 milliards d'euros d'économies dans les prochains jours. Marine Le Pen en a déjà dévoilé quelques pistes : "L'immigration, qui coûte très cher à notre système de protection sociale, l'Union européenne, il n'y a pas de raison majeure qu'on lui accorde plus de 5 milliards de contributions nettes".

Les promesses de campagne pour réduire la dette n'ont pas vraiment été tenues par le passé. "On promet de s'attaquer à la dette et au déficit. Et chaque président, une fois élu, trouve de bonnes raisons de ne pas le faire, et ce qui fait que, quel que soit le septennat, quel que soit le quinquennat, les déficits s'accumulent, et on n'a atteint, depuis 1974, aucun budget à l'équilibre", rappelle Jean-Paul Chapel, éditorialiste à France Télévisions.

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